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Communiqué du collectif havrais contre le nucléaire civil et militaire

Le collectif havrais contre le nucléaire civil et militaire dénonce un nouveau coup de bluff d’EDF pour forcer la suite du chantier de l’EPR

24 novembre 2020 |




Le samedi 17 novembre dernier, Sortir du nucléaire Pays havrais a organisé un rassemblement contre le démarrage de l’EPR de Flamanville. Suivi par une cinquantaine de personnes, la mobilisation a été l’occasion de rappeler la stratégie du fait accompli d’EDF vis à vis de l’entreposage du combustible sur site.

Le collectif havrais contre le nucléaire civil et militaire dénonce un nouveau coup de bluff d’EDF pour forcer la suite du chantier de l’EPR Lundi 26 octobre un camion chargé d’acheminer de l’uranium enrichi jusqu’à l’EPR de Flamanville (Manche) est parti de l’usine Framatome de Romans-sur-Isère (Drôme). Durant quatre mois, deux camions par semaine devraient effectuer ce trajet, alors même que l’état du chantier de l’EPR ne justifie absolument pas ce transport. Notre collectif dénonce une énième manœuvre d’EDF pour faire oublier les nombreux défauts, retards et dérapages financiers de l’EPR et entretenir l’illusion d’un projet maîtrisé et viable.



D’abord prévu pour fin 2011, le démarrage de l’EPR de Flamanville n’est aujourd’hui pas envisagé avant fin 2023. Cette date, annoncée par EDF, est susceptible d’être encore reportée au vu de la centaine de soudures toujours en réparation et des incertitudes sur la faisabilité des travaux destinés à les éliminer. Le couvercle de la cuve du réacteur, défectueux, devra être changé en 2024. Rien ne garantit donc que l’EPR puisse fonctionner un jour. Y entreposer du combustible dès maintenant est donc une aberration. Une fois livré à Flamanville, l’uranium enrichi sera retiré de son container pour être immergé dans une piscine d’entreposage, dont il contaminera la structure et l’eau. La présence de combustible sur le site de l’EPR est parfaitement inutile en ce moment.

EDF veut ainsi rendre impossible toute remise en cause de l’EPR, malgré l’explosion de son coût, aujourd’hui estimé à 19 milliards d’euros, presque six fois plus que ce qui avait été initialement annoncé. Le gouvernement a d’ores et déjà prévu de faire payer la facture de ce dérapage, non pas à EDF qui en est responsable, mais à l’ensemble des consommateurs via la réforme de l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh).

L’arrivée du combustible à Flamanville interroge également sur la sécurisation du site. Déjà classé comme installation nucléaire de base (INB), il ne change pas de statut mais la présence de matières radioactives impose une sécurité sans failles, qu’EDF était jusque-là bien en peine d’assurer. Avec cette première livraison démarre un ballet de camions qui durera plusieurs mois. Plus de 30 camions transportant du combustible radioactif vont traverser la France sur plus de 1 000 kilomètres, de Romans-sur-Isère à Flamanville. Une attaque malveillante ou un accident d’un des convois ne peut être complètement exclue. Prendre un tel risque ne se justifie pas au regard des retards répétés et des incertitudes autour du chantier de l’EPR. Notre collectif appelle donc à l’arrêt de ces livraisons.

En mettant en service coûte que coûte l’EPR, EDF souhaite ouvrir la voie à une relance du nucléaire qui mettrait notre pays dans l’impasse. Il est pourtant urgent d’en finir avec cette énergie dépassée puisque les économistes les plus renommés le disent : la technologie nucléaire n’est plus du tout compétitive face aux énergies renouvelables…

ET POURTANT… En coulisses, l’état français prépare le financement de 6 nouveaux réacteurs EPR. C’est l’état français, donc nous les contribuables, qui financerait ces EPR à hauteur de 25,6 milliards d’Euros et même bien plus si, comme c’est le cas pour l’EPR de Flamanville, il y avait des reports de délais ou des malfaçons…

Comme tout ce qui touche au nucléaire, cette décision de construire de nouveaux EPR se prendra sans débat démocratique, tout comme se décide sans nous la prolongation des vieilles centrales, l’enfouissement de déchets radioactifs à Bure et la date de sortie du nucléaire… Nous le répétons donc : Il est pourtant urgent d’en finir avec cette énergie du passé et d’ouvrir un vrai débat démocratique sur le nucléaire civil et militaire.

Le gouvernement et EDF, en poursuivant sa politique nucléaire nous conduit dans un mur en allant vers des dépenses considérables et en faisant peser sur nos têtes un danger qui n’a rien de comparable avec la crise sanitaire que nous vivons actuellement. On ne peut même pas imaginer ce que serait un accident nucléaire majeur tel qu’à Tchernobyl ou Fukushima ni le nombre de morts, de cancers et de maladies congénitales qu’il provoquerait… N’oublions pas que le France est le pays le plus nucléarisé au monde et que 90% des français vivent à moins de 100km d’une centrale nucléaire… Le Havre est seulement à 53 km de Paluel ! Pensez à acheter vos pastilles d’iode !

Restons cependant sur une information un peu plus réjouissante , c’est l’adoption récente par l’ONU du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN). Nous attendons maintenant que la France ratifie et applique ce traité en détruisant toutes ses armes atomiques et en consacrant le budget faramineux qui y est consacré à la protection de tous nos biens communs : notre environnement, nos hôpitaux, nos écoles, nos services sociaux, la justice, l’accès à la culture, etc …

Le collectif contre le nucléaire civil et militaire :

Mouvement de la Paix, Écologie Pour Le Havre, Ligue des droits de l’homme, Ensemble, NPA, France insoumise, Europe Écologie-les Verts, Eco-Choix, Réseau Sortir du Nucléaire, Les enfants de Tchernobyl

D’abord prévu pour fin 2011, le démarrage de l’EPR de Flamanville n’est aujourd’hui pas envisagé avant fin 2023. Cette date, annoncée par EDF, est susceptible d’être encore reportée au vu de la centaine de soudures toujours en réparation et des incertitudes sur la faisabilité des travaux destinés à les éliminer. Le couvercle de la cuve du réacteur, défectueux, devra être changé en 2024. Rien ne garantit donc que l’EPR puisse fonctionner un jour. Y entreposer du combustible dès maintenant est donc une aberration. Une fois livré à Flamanville, l’uranium enrichi sera retiré de son container pour être immergé dans une piscine d’entreposage, dont il contaminera la structure et l’eau. La présence de combustible sur le site de l’EPR est parfaitement inutile en ce moment.

EDF veut ainsi rendre impossible toute remise en cause de l’EPR, malgré l’explosion de son coût, aujourd’hui estimé à 19 milliards d’euros, presque six fois plus que ce qui avait été initialement annoncé. Le gouvernement a d’ores et déjà prévu de faire payer la facture de ce dérapage, non pas à EDF qui en est responsable, mais à l’ensemble des consommateurs via la réforme de l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh).

L’arrivée du combustible à Flamanville interroge également sur la sécurisation du site. Déjà classé comme installation nucléaire de base (INB), il ne change pas de statut mais la présence de matières radioactives impose une sécurité sans failles, qu’EDF était jusque-là bien en peine d’assurer. Avec cette première livraison démarre un ballet de camions qui durera plusieurs mois. Plus de 30 camions transportant du combustible radioactif vont traverser la France sur plus de 1 000 kilomètres, de Romans-sur-Isère à Flamanville. Une attaque malveillante ou un accident d’un des convois ne peut être complètement exclue. Prendre un tel risque ne se justifie pas au regard des retards répétés et des incertitudes autour du chantier de l’EPR. Notre collectif appelle donc à l’arrêt de ces livraisons.

En mettant en service coûte que coûte l’EPR, EDF souhaite ouvrir la voie à une relance du nucléaire qui mettrait notre pays dans l’impasse. Il est pourtant urgent d’en finir avec cette énergie dépassée puisque les économistes les plus renommés le disent : la technologie nucléaire n’est plus du tout compétitive face aux énergies renouvelables…

ET POURTANT… En coulisses, l’état français prépare le financement de 6 nouveaux réacteurs EPR. C’est l’état français, donc nous les contribuables, qui financerait ces EPR à hauteur de 25,6 milliards d’Euros et même bien plus si, comme c’est le cas pour l’EPR de Flamanville, il y avait des reports de délais ou des malfaçons…

Comme tout ce qui touche au nucléaire, cette décision de construire de nouveaux EPR se prendra sans débat démocratique, tout comme se décide sans nous la prolongation des vieilles centrales, l’enfouissement de déchets radioactifs à Bure et la date de sortie du nucléaire… Nous le répétons donc : Il est pourtant urgent d’en finir avec cette énergie du passé et d’ouvrir un vrai débat démocratique sur le nucléaire civil et militaire.

Le gouvernement et EDF, en poursuivant sa politique nucléaire nous conduit dans un mur en allant vers des dépenses considérables et en faisant peser sur nos têtes un danger qui n’a rien de comparable avec la crise sanitaire que nous vivons actuellement. On ne peut même pas imaginer ce que serait un accident nucléaire majeur tel qu’à Tchernobyl ou Fukushima ni le nombre de morts, de cancers et de maladies congénitales qu’il provoquerait… N’oublions pas que le France est le pays le plus nucléarisé au monde et que 90% des français vivent à moins de 100km d’une centrale nucléaire… Le Havre est seulement à 53 km de Paluel ! Pensez à acheter vos pastilles d’iode !

Restons cependant sur une information un peu plus réjouissante , c’est l’adoption récente par l’ONU du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN). Nous attendons maintenant que la France ratifie et applique ce traité en détruisant toutes ses armes atomiques et en consacrant le budget faramineux qui y est consacré à la protection de tous nos biens communs : notre environnement, nos hôpitaux, nos écoles, nos services sociaux, la justice, l’accès à la culture, etc …

Le collectif contre le nucléaire civil et militaire :

Mouvement de la Paix, Écologie Pour Le Havre, Ligue des droits de l’homme, Ensemble, NPA, France insoumise, Europe Écologie-les Verts, Eco-Choix, Réseau Sortir du Nucléaire, Les enfants de Tchernobyl



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