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Action rond point à Ambérieu

30 août 2021 | Communiqué de presse de Sortir du Nucléaire Bugey




Samedi 28 août, Sortir Du Nucléaire Bugey organise cette nouvelle action pour continuer à alerter et informer la population de la région, sur le danger lié au prolongement de la centrale du Bugey (désormais, la plus vieille de France, avec plus de 40 ans d’activité) et sur le risque d’avoir à terme, deux nouveaux réacteurs nucléaires, de type EPR, en 2030. SDN Bugey souhaite affirmer une fois de plus, suite aux déclarations successives de la majorité des élus locaux, qu’il est très dangereux, voire irresponsable, de s’aventurer plus longtemps avec cette filière de l’atome qui n’est qu’une impasse environnementale et financière.



Qu’en est-il de la démocratie locale ?

Nous ne reconnaissons absolument pas à nos élus locaux (que cela soit ceux du conseil départemental, ou ceux du conseil communautaire de la plaine de l’Ain), le droit de prendre position en ce qui concerne la construction de nouveaux réacteurs atomiques sur le site du Bugey. Ce n’est absolument pas dans leurs prérogatives. Ils n’ont pas été élus pour cela.

Et même si effectivement, ce n’est pas eux qui prendront la décision finale, il est évident que l’État s’engagera à terme, sur un site pour lequel des élus locaux (en leur seul nom) auront clairement manifesté leur soutien à ce projet d’EPR.

Aussi, ne serait-il pas urgent de consulter les Aindinois, avant de se lancer dans une option hasardeuse qui engage l’avenir de millions de personnes, pour des décennies  ? Ainsi que les habitants des autres départements voisins (Isère, Rhône, Savoie...), sans oublier ceux de la Suisse toute proche, tous largement concernés par ce choix unilatéral ?

A un moment où les élus locaux multiplient leurs interventions, pour redire tout « le bien » qu’ils pensent de la poursuite de l’activité de la centrale du Bugey** et pour soutenir la construction de nouveaux réacteurs EPR, de par son action, SDN Bugey pose un acte citoyen, en réaffirmant qu’il est au contraire urgent de changer de paradigme, avant l’accident majeur.

L’argument du maintien de l’emploi n’est définitivement pas recevable

D’une part, fermer une usine atomique comme la centrale du Bugey, ne revient pas à mettre autant de travailleurs au chômage, car il faudra du personnel, à la fois pour surveiller le site, puis pour commencer le démantèlement.

Et d’autre part, cet argument du chômage est foncièrement malhonnête. Premièrement, l’énergie nucléaire n’a jamais eu pour vocation de créer des emplois (mais bien de fournir du courant !...). Et ensuite, qu’on le veuille ou non, et même si certains cherchent à la repousser le plus possible, il y aura bien, une fin à cette activité. On ne pourra pas indéfiniment nous « resservir » cet argument du « maintien de l’emploi à tout prix », comme une éternelle fuite en avant, comme on agite un chiffon rouge, en tentant de culpabiliser les opposants au nucléaire... Et si l’on devait suivre cette logique absurde, cela ne sera jamais le « bon moment » pour fermer cette usine.

Enfin, pour information, il est possible d’arrêter cette centrale nucléaire, sans conséquences désastreuses, comme « on aime à nous le faire croire ». Notamment, sans plonger toute la région dans l’obscurité et le marasme. Cela s’est déjà fait à maintes reprises dans le passé, même récent, et personne ne s’en est rendu compte. Il faut cesser de faire peur aux gens, en leur affirmant qu’on ne pourra pas se passer de cette vieille centrale. Il y a malheureusement bien plus à craindre d’un accident majeur...

Toute installation industrielle connaît ses limites

Une centrale nucléaire est une installation à haut risque, avec des organes essentiels comme la cuve ou l’enceinte de confinement qui ne peuvent être changés. Continuer dans cette voie est irresponsable et ne tient pas compte de la réalité. C’est comme si la majorité de ces élus vivaient de manière déconnectée, au service d’une idéologie. Celle d’Edf, qui impose sa ligne, au détriment de la santé et de la sécurité de la population et des travailleurs du nucléaire - notamment celle des sous-traitants.

Aussi, SDN Bugey (avec d’autres organisations de la coordination STOP-BUGEY), appelle à une grande manifestation le dimanche 3 octobre à Saint-Vulbas, à 14h, pour demander l’arrêt de la centrale et pour s’opposer aux futurs réacteurs EPR.

Photos de l’action :

Qu’en est-il de la démocratie locale ?

Nous ne reconnaissons absolument pas à nos élus locaux (que cela soit ceux du conseil départemental, ou ceux du conseil communautaire de la plaine de l’Ain), le droit de prendre position en ce qui concerne la construction de nouveaux réacteurs atomiques sur le site du Bugey. Ce n’est absolument pas dans leurs prérogatives. Ils n’ont pas été élus pour cela.

Et même si effectivement, ce n’est pas eux qui prendront la décision finale, il est évident que l’État s’engagera à terme, sur un site pour lequel des élus locaux (en leur seul nom) auront clairement manifesté leur soutien à ce projet d’EPR.

Aussi, ne serait-il pas urgent de consulter les Aindinois, avant de se lancer dans une option hasardeuse qui engage l’avenir de millions de personnes, pour des décennies  ? Ainsi que les habitants des autres départements voisins (Isère, Rhône, Savoie...), sans oublier ceux de la Suisse toute proche, tous largement concernés par ce choix unilatéral ?

A un moment où les élus locaux multiplient leurs interventions, pour redire tout « le bien » qu’ils pensent de la poursuite de l’activité de la centrale du Bugey** et pour soutenir la construction de nouveaux réacteurs EPR, de par son action, SDN Bugey pose un acte citoyen, en réaffirmant qu’il est au contraire urgent de changer de paradigme, avant l’accident majeur.

L’argument du maintien de l’emploi n’est définitivement pas recevable

D’une part, fermer une usine atomique comme la centrale du Bugey, ne revient pas à mettre autant de travailleurs au chômage, car il faudra du personnel, à la fois pour surveiller le site, puis pour commencer le démantèlement.

Et d’autre part, cet argument du chômage est foncièrement malhonnête. Premièrement, l’énergie nucléaire n’a jamais eu pour vocation de créer des emplois (mais bien de fournir du courant !...). Et ensuite, qu’on le veuille ou non, et même si certains cherchent à la repousser le plus possible, il y aura bien, une fin à cette activité. On ne pourra pas indéfiniment nous « resservir » cet argument du « maintien de l’emploi à tout prix », comme une éternelle fuite en avant, comme on agite un chiffon rouge, en tentant de culpabiliser les opposants au nucléaire... Et si l’on devait suivre cette logique absurde, cela ne sera jamais le « bon moment » pour fermer cette usine.

Enfin, pour information, il est possible d’arrêter cette centrale nucléaire, sans conséquences désastreuses, comme « on aime à nous le faire croire ». Notamment, sans plonger toute la région dans l’obscurité et le marasme. Cela s’est déjà fait à maintes reprises dans le passé, même récent, et personne ne s’en est rendu compte. Il faut cesser de faire peur aux gens, en leur affirmant qu’on ne pourra pas se passer de cette vieille centrale. Il y a malheureusement bien plus à craindre d’un accident majeur...

Toute installation industrielle connaît ses limites

Une centrale nucléaire est une installation à haut risque, avec des organes essentiels comme la cuve ou l’enceinte de confinement qui ne peuvent être changés. Continuer dans cette voie est irresponsable et ne tient pas compte de la réalité. C’est comme si la majorité de ces élus vivaient de manière déconnectée, au service d’une idéologie. Celle d’Edf, qui impose sa ligne, au détriment de la santé et de la sécurité de la population et des travailleurs du nucléaire - notamment celle des sous-traitants.

Aussi, SDN Bugey (avec d’autres organisations de la coordination STOP-BUGEY), appelle à une grande manifestation le dimanche 3 octobre à Saint-Vulbas, à 14h, pour demander l’arrêt de la centrale et pour s’opposer aux futurs réacteurs EPR.

Photos de l’action :



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