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Echos des luttes antinucléaires

Compte-rendu de la mobilisation contre les projets d’Orano à Malvési

Le 20 juin, conférence de presse publique et action sur le canal de la Robine à Narbonne

11 juillet 2020 |




Dans l’après midi du premier jour de l’été 2020, une soixantaine de militants sont venus à Narbonne dénoncer l’accumulation de déchets radioactifs à l’usine de conversion d’uranium de Malvési (Aude). Ils se sont rassemblés sur un lieu emblématique : la passerelle enjambant le canal de la Robine, à l’endroit même où il est rejoint par le canal du Tauran, drainant le site de Malvési.

À Narbonne, Greenpeace, TCNA et SDN11 ont déroulé au dessus du canal de la Robine une banderole « déchets nucléaires ça déborde ».

Ce matin du 20 juin 2020, trois associations ont dénoncé en conférence de presse publique les dérives du dossier de Traitement des Nitrates (TDN) de l’usine de Malvési. Ce projet vise à construire le premier four à effluents radioactifs de France destiné à vaporiser les déchets nitratés et radioactifs stockés dans des bassins à ciel ouvert, autour de l’usine. En effet, issus du process de l’usine, 350 000 m3 d’effluents y ont été accumulés en près de 60 ans d’activité. Ils présentent un danger pour l’environnement : envols d’aérosols, retombées d’embruns, infiltration dans la nappe phréatique sous-jacente (l’une des plus importantes du département). L’exploitant prétend en réduire le volume et sécuriser ce stock par le procédé TDN/THOR.

Lors de cette conférence de presse, il a été révélé que cette technologie bancale est un véritable couteau suisse industriel et pourrait donc être utilisée pour de nombreux autres déchets radioactifs. Un organisme d’audit et d’investigation du Congrès des États-Unis, le Government Accountability Office (GAO), démontre qu’une unité Thor (THermal Organic Reduction) semblable à TDN est un véritable gouffre financier aux USA. Elle a englouti un milliard de dollars depuis une dizaine d’années, et aujourd’hui elle ne marche toujours pas. C’est Greenpeace Montpellier qui a traduit ce rapport du GAO, disponible sur le site internet http://tcnarbonne.org

L’association TCNA a remis le dossier GAO aux représentants des 4 listes en courses pour le second tour des municipales de Narbonne.

Lors de cette conférence de presse, le Docteur Mariette Gerber annonce des mesures qui ont été faites par l’IRSN dans certains puits avec des niveaux de rayonnements alpha supérieurs aux taux acceptés, ce qui signifie une forte probabilité de contamination des nappes phréatiques. Elle annonce aussi que l’impact sanitaire des perturbateurs endocriniens n’a pas été pris en compte par les experts qui se sont prononcés sur le projet TDN.

Ces mêmes experts avaient affirmé que le procédé THOR/TDN fonctionnait de manière satisfaisante aux États-Unis. En contradiction même avec la plus élémentaire réalité ! Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté les recours de TCNA non seulement sur le dossier TDN, mais aussi pour le projet NVH (Nouvelle voie humide), unité en construction sur le site de l’usine Orano de Malvési pour produire de l’oxyde d’uranium nécessaire au combustible MOX produit par Orano Melox. Ce dernier projet est réalisé sans enquête publique, sans étude d’impact, dans l’opacité la plus totale

TCNA a fait appel et prépare sa plaidoirie pour l’audience qui devrait bientôt avoir lieu au tribunal de Marseille. Le rapport du GAO est un élément nouveau qui devrait logiquement invalider le jugement en première instance.

À Narbonne, la lutte contre Orano-Malvési est un travail d’équipe : TCNA reçoit l’appui financier et juridique de SDN contre TDN/THOR. Greenpeace traduit les documents que TCNA s’est procuré aux États Unis et soutient l’association contre NVH.

La journée d’action s’est terminée par des prises de parole au dessus du canal de la Robine. Ce canal est frappé par un arrêté préfectoral depuis 2011 interdisant de commercialiser et de consommer des poissons d’eau douce (toutes espèces) en raison d’une contamination par les pyralènes PCB (polychlorobiphényles). Hormis quelques autocollants antinucléaires collés ça et là, on ne trouve aucune information le long des berges de la Robine sur les risques que représente la consommation de ces poissons.

Bureau de Sortir du nucléaire Aude (SDN11)

Hervé Loquais, Secrétaire

Juliette Schweitzer, Trésorière

Albert Cormary, Président

contact@sdn11.fr

Retrouvez les photos de la journée sur le site de notre association :

http://www.sdn11.fr/2020/07/les-dechets-radioactifs-debordent-a-narbonne/

Dans l’après midi du premier jour de l’été 2020, une soixantaine de militants sont venus à Narbonne dénoncer l’accumulation de déchets radioactifs à l’usine de conversion d’uranium de Malvési (Aude). Ils se sont rassemblés sur un lieu emblématique : la passerelle enjambant le canal de la Robine, à l’endroit même où il est rejoint par le canal du Tauran, drainant le site de Malvési.

À Narbonne, Greenpeace, TCNA et SDN11 ont déroulé au dessus du canal de la Robine une banderole « déchets nucléaires ça déborde ».

Ce matin du 20 juin 2020, trois associations ont dénoncé en conférence de presse publique les dérives du dossier de Traitement des Nitrates (TDN) de l’usine de Malvési. Ce projet vise à construire le premier four à effluents radioactifs de France destiné à vaporiser les déchets nitratés et radioactifs stockés dans des bassins à ciel ouvert, autour de l’usine. En effet, issus du process de l’usine, 350 000 m3 d’effluents y ont été accumulés en près de 60 ans d’activité. Ils présentent un danger pour l’environnement : envols d’aérosols, retombées d’embruns, infiltration dans la nappe phréatique sous-jacente (l’une des plus importantes du département). L’exploitant prétend en réduire le volume et sécuriser ce stock par le procédé TDN/THOR.

Lors de cette conférence de presse, il a été révélé que cette technologie bancale est un véritable couteau suisse industriel et pourrait donc être utilisée pour de nombreux autres déchets radioactifs. Un organisme d’audit et d’investigation du Congrès des États-Unis, le Government Accountability Office (GAO), démontre qu’une unité Thor (THermal Organic Reduction) semblable à TDN est un véritable gouffre financier aux USA. Elle a englouti un milliard de dollars depuis une dizaine d’années, et aujourd’hui elle ne marche toujours pas. C’est Greenpeace Montpellier qui a traduit ce rapport du GAO, disponible sur le site internet http://tcnarbonne.org

L’association TCNA a remis le dossier GAO aux représentants des 4 listes en courses pour le second tour des municipales de Narbonne.

Lors de cette conférence de presse, le Docteur Mariette Gerber annonce des mesures qui ont été faites par l’IRSN dans certains puits avec des niveaux de rayonnements alpha supérieurs aux taux acceptés, ce qui signifie une forte probabilité de contamination des nappes phréatiques. Elle annonce aussi que l’impact sanitaire des perturbateurs endocriniens n’a pas été pris en compte par les experts qui se sont prononcés sur le projet TDN.

Ces mêmes experts avaient affirmé que le procédé THOR/TDN fonctionnait de manière satisfaisante aux États-Unis. En contradiction même avec la plus élémentaire réalité ! Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté les recours de TCNA non seulement sur le dossier TDN, mais aussi pour le projet NVH (Nouvelle voie humide), unité en construction sur le site de l’usine Orano de Malvési pour produire de l’oxyde d’uranium nécessaire au combustible MOX produit par Orano Melox. Ce dernier projet est réalisé sans enquête publique, sans étude d’impact, dans l’opacité la plus totale

TCNA a fait appel et prépare sa plaidoirie pour l’audience qui devrait bientôt avoir lieu au tribunal de Marseille. Le rapport du GAO est un élément nouveau qui devrait logiquement invalider le jugement en première instance.

À Narbonne, la lutte contre Orano-Malvési est un travail d’équipe : TCNA reçoit l’appui financier et juridique de SDN contre TDN/THOR. Greenpeace traduit les documents que TCNA s’est procuré aux États Unis et soutient l’association contre NVH.

La journée d’action s’est terminée par des prises de parole au dessus du canal de la Robine. Ce canal est frappé par un arrêté préfectoral depuis 2011 interdisant de commercialiser et de consommer des poissons d’eau douce (toutes espèces) en raison d’une contamination par les pyralènes PCB (polychlorobiphényles). Hormis quelques autocollants antinucléaires collés ça et là, on ne trouve aucune information le long des berges de la Robine sur les risques que représente la consommation de ces poissons.

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Retrouvez les photos de la journée sur le site de notre association :

http://www.sdn11.fr/2020/07/les-dechets-radioactifs-debordent-a-narbonne/



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