Communiqué de presse du 18 novembre 2021, du collectif Bourgogne Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires
Publié le 18 novembre 2021
Claude Bourdet, un Résistant contre l’arme nucléaire
Le 18 novembre 2021 à Dijon, place Darcy, puis à Moloy, près du site du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) de Valduc qui assure la maintenance et la modernisation des 290 armes nucléaires françaises, 9 lanceurs d’alerte du ‘Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ ont déployé des banderoles. Ils appellent
Claude Bourdet (1909-1996), ingénieur français diplômé de l’École polytechnique fédérale de Zurich, est entrepreneur dans l’industrie après la démobilisation. Il participe avec Henri Frenay et Berty Albrecht à la fondation du mouvement de Résistance ‘Combat’. Il crée en 1942 et développe le réseau ‘Noyautage des administrations publiques’ (NAP) pour infiltrer les administrations de l’État français et les faire fonctionner au service de la Résistance : renseignement de ‘la France libre’, sécurité des Résistants, sabotage "professionnel", fourniture de faux papiers, préparation de la prise du pouvoir au moment de la Libération.
Il y pratique la résistance non-violente et la non-collaboration avec l’occupant et avec le régime de Vichy, « comme Monsieur Jourdain faisant de la prose », écrira-t-il plus tard à Jean-Marie Muller. Les administrations concernées sont notamment les préfectures, la police, le ravitaillement, l’électricité, les PTT et la SNCF.
Arrêté en mars 1943 par la Gestapo, torturé, il est déporté à Buchenwald. Il est fait ‘Compagnon de la Libération’ en octobre 1945. Écrivain, journaliste, il cofonde en 1950 le journal L’Observateur et en 1960 le ‘Parti socialiste unifié’ (PSU). Il dénonce la répression à Madagascar et la torture en Algérie.
Dans le prolongement de son combat contre le nazisme, et pour dénoncer une arme immorale et suicidaire, Claude Bourdet cofonde en 1963 avec Jean Rostand le ‘Mouvement contre l’Armement Atomique’ (MCAA), devenu en 1968 ‘Mouvement pour le Désarmement, la Paix et la Liberté’ (MDPL). Il est membre du Comité de parrainage du ‘Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits’ (CDRPC), devenu en 2008 ‘Observatoire des armements’.
« Il est bien certain, déclare-t-il lors d’un échange à la Revue Défense nationale, qu’une grande partie du manque d’intérêt des citoyens pour les problèmes de défense nationale aujourd’hui, – sauf peut-être chez certaines élites très informées, – réside dans l’idée que le fameux "bouton" par lequel le chef de l’État déclenche la guerre nucléaire, nous garantit tellement bien que ce n’est vraiment plus la peine de se préoccuper de défense. Ce désintéressement satisfait peut-être certains "pacifistes". Moi, il ne me satisfait pas. »
Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d’ ICAN, ’Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), prix Nobel de la paix 2017, et dans la suite des précédentes victoires de l’ONU : interdiction des armes biologiques (1972), des armes chimiques (1993), des mines antipersonnel (1997), et des bombes à sous-munitions (2008).
Découvrezl’historique avec photosdes actions à Dijon et Valduc depuis 2014.
Et vous pouvez retrouver le pdf de ce communiqué de presse ci-dessous :
Le collectif Bourgogne Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires http://abolitiondesarmesnucleaires.org abolitiondesarmesnucleaires@orange.fr 06 14 24 86 96