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Communiqué de presse SDN Berry-Giennois-Puisaye

2 nouveaux réacteurs nucléaires à Belleville ? EDF déploie ses armes de persuasion

20 novembre 2020 |




Diverses informations convergentes sont arrivées jusqu’à nos oreilles : EDF déploierait des moyens, plus ou moins habiles, pour préparer les élus à accepter la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires à l’intérieur du périmètre actuel de la centrale de Belleville/Loire.

(article paru sur le site de l’association : https://www.sdn-berry-giennois-puisaye.fr/news/a2-nouveaux-reacteurs-nucleaires-a-belleville-edf-deploie-ses-armes-de-persuasion/)



Le 25 septembre dernier, avait lieu une réunion de quarante élus environ, issus de la Communauté de Communes Pays Fort-Sancerrois-Val de Loire dans le cadre de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI). Lors du déjeuner dans un restaurant de Sury-près-Léré, le directeur de la centrale de Belleville serait intervenu pour vanter les mérites de l’énergie « propre » que serait le nucléaire, pour déclarer « désastreux » le fait que la piscine d’entreposage de 10 000 tonnes de déchets nucléaires ne se soit pas implantée localement, et pour affirmer que, dans les années à venir, il faudrait que les élus acceptent l’idée qu’il y ait de nouveaux réacteurs, nouvelle génération, à Belleville.

Certains élus auraient vécu cette intervention comme une désagréable tentative de manipulation.

Par ailleurs, une seconde rumeur se répand : les maires de Belleville-sur-Loire et Sury-près-Léré seraient invités par la direction nationale d’EDF afin que Belleville puisse être le 4ème site choisi pour l’implantation de 2 EPR nouvelle génération. Si ces deux communes peuvent espérer une manne financière plus que substantielle suite à l’implantation de tels projets, les 65 autres communes du Périmètre Particulier d’Intervention seraient touchées en cas d’accident... pourquoi ne pas les inviter également !

Nous savons que la construction de 3 paires d’EPR est envisagée par EDF et que certains sites ont été évoqués : Penly (en Seine Maritime), Gravelines (Nord-Pas-de-Calais), Bugey (Ain), Tricastin (Drôme)... mais des oppositions s’y font déjà jour !

Le prototype de l’EPR de Flamanville est, de notoriété publique, un véritable fiasco industriel et économique.

Sa mise en route, prévue pour 2012, verra le jour dans le meilleur des cas en 2023 (11 ans de retard) et le coût de sa construction est passé de 3,4 milliards d’euros à au moins 19 milliards d’euros en 2019 (selon les estimations de la Cour des comptes présentées dans son rapport sur la filière EPR [1]). Ses homologues de Finlande (12 ans de retard, triplement du budget) et de Grande Bretagne... ne sont guère mieux lotis ! Quant à l’EPR chinois en fonctionnement, il a connu lui aussi un dépassement de coût (60% de plus que le budget initial) et de durée de construction (5 ans de retard) et il pourrait être affecté de certains défauts lui aussi [2] !

EDF a donc travaillé à un nouveau modèle (EPR2) plus simple et moins coûteux.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire a cependant demandé à EDF de revoir sa copie notamment en matière de rupture des tuyauteries ( un minimum, non ?), prise en compte des agressions et des systèmes de sûreté (sur lesquels on a rogné pour diminuer le coût) [3].

La Cour des Comptes a étrillé ce projet [4] car EDF – en fort déficit - n’est pas en mesure de le financer, d’où un rapport présenté récemment étudiant la participation de l’Etat, donc de l’argent public, allant de 30% à 100% en cas de surcoûts ! [5]

EDF travaille aussi à la modélisation de « mini-réacteurs » : les SMR (Small Modular Reactors) qui pourraient être dispersés sur tous les territoires dont Belleville. Quand un EPR a une puissance de 1600 MW, les SMR ont entre 170 et 400 Mwh. Se pose alors le problème de gérer leur surveillance, la dissémination des combustibles et des déchets, et leur grande vulnérabilité à des attaques malveillantes... alors même qu’un rapport [6] vient de pointer le crucial problème des déchets pour lesquels aucune solution satisfaisante n’existe à l’heure actuelle !

Enfin, comme par hasard, pour bien convaincre la population locale de l’inéluctabilité du recours au nucléaire, une enquête [7] parue il y a quelques jours, nous fait la preuve de la dépendance absolue du département au nucléaire en matière d’emploi !!

Non, à l’heure où la première centrale nucléaire Biélorusse, inaugurée récemment, a dû être arrêtée au bout de 24 heures de fonctionnement suite à l’explosion de transformateurs, nous affirmons que l’énergie nucléaire, quoique faiblement carbonée (elle n’est pas la seule), n’est pas propre : elle produit des rejets multiples qui polluent notre air et notre eau, des déchets toxiques pour des durées excédant l’imaginable, et nous expose à des risques d’accidents ingérables.

Est-ce cela que nous voulons ? Ces projets non-aboutis ne seraient pas réalisés avant 10 à 15 ans, au mieux.

D’autres meilleures solutions au service de l’urgence climatique et de la création d’emplois [8] existent déjà...

Un vrai débat citoyen doit s’engager et non des tractations en sous-main !

Le 25 septembre dernier, avait lieu une réunion de quarante élus environ, issus de la Communauté de Communes Pays Fort-Sancerrois-Val de Loire dans le cadre de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI). Lors du déjeuner dans un restaurant de Sury-près-Léré, le directeur de la centrale de Belleville serait intervenu pour vanter les mérites de l’énergie « propre » que serait le nucléaire, pour déclarer « désastreux » le fait que la piscine d’entreposage de 10 000 tonnes de déchets nucléaires ne se soit pas implantée localement, et pour affirmer que, dans les années à venir, il faudrait que les élus acceptent l’idée qu’il y ait de nouveaux réacteurs, nouvelle génération, à Belleville.

Certains élus auraient vécu cette intervention comme une désagréable tentative de manipulation.

Par ailleurs, une seconde rumeur se répand : les maires de Belleville-sur-Loire et Sury-près-Léré seraient invités par la direction nationale d’EDF afin que Belleville puisse être le 4ème site choisi pour l’implantation de 2 EPR nouvelle génération. Si ces deux communes peuvent espérer une manne financière plus que substantielle suite à l’implantation de tels projets, les 65 autres communes du Périmètre Particulier d’Intervention seraient touchées en cas d’accident... pourquoi ne pas les inviter également !

Nous savons que la construction de 3 paires d’EPR est envisagée par EDF et que certains sites ont été évoqués : Penly (en Seine Maritime), Gravelines (Nord-Pas-de-Calais), Bugey (Ain), Tricastin (Drôme)... mais des oppositions s’y font déjà jour !

Le prototype de l’EPR de Flamanville est, de notoriété publique, un véritable fiasco industriel et économique.

Sa mise en route, prévue pour 2012, verra le jour dans le meilleur des cas en 2023 (11 ans de retard) et le coût de sa construction est passé de 3,4 milliards d’euros à au moins 19 milliards d’euros en 2019 (selon les estimations de la Cour des comptes présentées dans son rapport sur la filière EPR [1]). Ses homologues de Finlande (12 ans de retard, triplement du budget) et de Grande Bretagne... ne sont guère mieux lotis ! Quant à l’EPR chinois en fonctionnement, il a connu lui aussi un dépassement de coût (60% de plus que le budget initial) et de durée de construction (5 ans de retard) et il pourrait être affecté de certains défauts lui aussi [2] !

EDF a donc travaillé à un nouveau modèle (EPR2) plus simple et moins coûteux.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire a cependant demandé à EDF de revoir sa copie notamment en matière de rupture des tuyauteries ( un minimum, non ?), prise en compte des agressions et des systèmes de sûreté (sur lesquels on a rogné pour diminuer le coût) [3].

La Cour des Comptes a étrillé ce projet [4] car EDF – en fort déficit - n’est pas en mesure de le financer, d’où un rapport présenté récemment étudiant la participation de l’Etat, donc de l’argent public, allant de 30% à 100% en cas de surcoûts ! [5]

EDF travaille aussi à la modélisation de « mini-réacteurs » : les SMR (Small Modular Reactors) qui pourraient être dispersés sur tous les territoires dont Belleville. Quand un EPR a une puissance de 1600 MW, les SMR ont entre 170 et 400 Mwh. Se pose alors le problème de gérer leur surveillance, la dissémination des combustibles et des déchets, et leur grande vulnérabilité à des attaques malveillantes... alors même qu’un rapport [6] vient de pointer le crucial problème des déchets pour lesquels aucune solution satisfaisante n’existe à l’heure actuelle !

Enfin, comme par hasard, pour bien convaincre la population locale de l’inéluctabilité du recours au nucléaire, une enquête [7] parue il y a quelques jours, nous fait la preuve de la dépendance absolue du département au nucléaire en matière d’emploi !!

Non, à l’heure où la première centrale nucléaire Biélorusse, inaugurée récemment, a dû être arrêtée au bout de 24 heures de fonctionnement suite à l’explosion de transformateurs, nous affirmons que l’énergie nucléaire, quoique faiblement carbonée (elle n’est pas la seule), n’est pas propre : elle produit des rejets multiples qui polluent notre air et notre eau, des déchets toxiques pour des durées excédant l’imaginable, et nous expose à des risques d’accidents ingérables.

Est-ce cela que nous voulons ? Ces projets non-aboutis ne seraient pas réalisés avant 10 à 15 ans, au mieux.

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