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Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs !

Bure : c’est dans ce petit village de la Meuse que l’industrie nucléaire veut enfouir ses déchets les plus dangereux, qui resteront radioactifs pendant des centaines de milliers d’années.


CIGEO/Bure - Actualités de campagne

Bonnet (55)

9 novembre 2013 : Assemblée générale de Bure

5 novembre 2013 | Bonnet (55)




 Samedi 9 : Assemblée générale (10h30 à la salle des fête de Bonnet)
 Dimanche 10 et lundi 11 : Ateliers "à la carte" et balades.

APPEL À L’ASSEMBLEE GENERALE DE BURE – ANTINUCLEAIRE DU GRAND EST
RÉSISTONS À CIGEO

Depuis 22 ans, les habitants de Bure et ses alentours, entre la Haute
Marne, la Meuse et les Vosges ont eu l’horreur de voir arriver dossiers,
scientifiques, experts, politiques nucléocrates venir ici enterrer le caca
de l’industrie nucléaire qui n’a pu se retenir de le mouler coulant avant
même d’avoir trouvé toilettes.

Les première cibles pour l’enfouissement déterminées par des critères
géologique, Segréen en Maine-et-Loire, Fougères en Ille-et-Vilaine, la
Vienne, la Charente, le Gard, n’en ont pas voulu (confère grosses
mobilisations locales, les cars de CRS brûlés…). L’Etat, l’ANDRA (financée
par des subventions publiques et par les producteurs de déchets
radioactifs : EDF, Areva, CEA, hôpitaux, centres de recherche) et ses
experts en démocratie technique, changent alors de stratégie et
travaillent éperdument à préparer sociologiquement le terrain. Y aller
doucement, tirer des conclusions des échecs passés. Le député PS Christian
Bataille s’y emploie et élabore un cadre juridique (loi Bataille de 1991)
permettant de peaufiner l’acceptabilité du projet, en ne proposant non pas
un centre d’enfouissement – dans un premier temps – mais un laboratoire
comme base d’expérimentation géologique mais surtout sociologique.
De nouveaux élus candidats à l’enfouissement mordent à l’hameçon,
acceptent la proposition et avec elle les millions d’euros, les millions
de nucléides, de flics, de générations condamnées. Le critère a
accessoirement changé : prenez un territoire vide ou presque de forces
d’opposition, sinistré par le chômage et l’exode rural, voilà de quoi
transformer la condamnation d’une région et de ses habitants en
opportunité de développement.

22 ans de politiques de l’acceptabilité, traduites par : la construction
en 2000 du dit Laboratoire à Bure ; la loi du 26 Juin 2006 statuant
l’enfouissement des déchets en milieu profond comme l’un des seuls
horizons possible et souhaitable pour la gestion des déjections nucléaires
 ; un copieux arrosage financier aux citoyens, associations, municipalités,
élus, chambres d’agriculture etc., puis par la construction de plateformes
de la filière nucléaire aux alentours (centres d’archivage d’AREVA et
d’EDF, centre logistique pour pièce de réacteurs…). Tout cela en somme,
dans l’idée de faire en sorte que le quotidien de chacun se construise
avec le projet comme épée de Damoclès dans un coin de sa tête – dès lors
le projet existe déjà.
Plus récemment, c’est par la mise en place d’un débat public – étape
concrète du projet où le dit « public » est invité à venir co-construire
et prendre note des modalités de son irradiation, et non de débattre du
projet lui-même -, que la Commission des Débats Public et l’ANDRA
souhaitaient légitimer démocratiquement « l’insertion du projet dans le
territoire ».

Face à cette imposture, nombre d’individus ont décidé de ne plus laisser
faire le processus d’acceptation d’un projet déjà décidé ou presque (1),
que l’heure était à l’organisaction collective pour porter frontalement
avec les moyens jugés bon le refus de CIGEO et de la filière nucléaire qui
l’engendre. Quand aux débats, une fois sabotés et annulés, c’est
maintenant sur internet que les experts rassurent les bons et dociles
croyants.
L’assemblée tenue à l’occasion le 30 août à Bonnet lors du petit festival
contre la grosse poubelle nucléaire a permis de comprendre qu’il fallait
nécessairement une suite à cet élan de mobilisation active. Car si aucun
déchet n’est à ce jour à Bure et que les chantiers sont prévus pour 2017,
ce n’est pas l’urgence des cliquetis mécaniques des pelleteuses, ni le
calendrier fixées par l’ANDRA ou par la CNDP qui doivent prédire l’heure
et la date de nos actions collectives face à un projet bel et bien lancé.
Une continuité de cette assemblée paraissait alors nécessaire à cette fin.
Ce à quoi nous appelons donc est une assemblé de lutte ouverte a toustes
ceulles qui ressentent en eulles la nécessite croissante de forger une
force d’organisation collective et déterminée contre CIGEO, permettant de
tisser des liens entre les opposants et permettre la multiplicité des
pratiques. Cette assemblée refuse toute tentative de récupération
politiques ou associatives, elle se veut un temps de rencontres entre
divers groupes d’opposants.es venus.es de plus ou moins loin, un temps
d’élaboration collective basé sur l’horizontalité des prises de décisions.

Cette assemblée souhaite dépasser le cadre restreint du territoire de
Bure, ce même cadre justement choisi par l’ANDRA pour son aptitude à
l’acceptabilité. CIGEO est partout et tout le temps à la fois. Se battre
aujourd’hui contre CIGEO nous apparaît comme une nécessité stratégique
vitale. Parce qu’il est le chaînon manquant du programme nucléaire
français et le gage de sa poursuite et de son renouvellement. Parce
qu’empêcher l’implantation de ce centre, c’est certainement forcer l’arrêt
de l’industrie nucléaire française qui sans ce centre n’aura d’autre choix
que d’arrêter la production des déchets. Parce que CIGEO est aussi une
opération de marketing vers l’étranger qui vise à donner au complexe
nucléaire français l’image d’une maîtrise totale depuis l’extraction de
l’uranium jusqu’au démantèlement des centrales, au retraitement et à la
gestion des déchets radioactifs. Parce que se battre contre CIGEO c’est
frapper un coup contre la politique énergétique française en générale qui
veut faire de la France l’interrupteur de l’Europe et du Maghreb. Parce
que CIGEO est l’aboutissement d’une série de nuisances imposées par
l’industrie nucléaire (trains de déchets, lignes à Très Haute Tension,
greenwashing avec les énergies renouvelables, réseaux électriques
intelligents, compteurs intelligents Linky…). Parce que les flux de
nucléides dégoulineront inéluctablement hors de Bure, cette assemblée bien
que soulevée par le CIGEO de Bure, concerne le grand Est et bien plus.

L’actualité nous montre avec bonheur que personne n’a attendu la
constitution de cette assemblée pour agir sur le terrain. Des actions de
solidarité contre CIGEO et son monde sur des agences EDF / ErDF partout en
France, font déjà de la lutte à Bure un mouvement vivant qu’il nous faut
bien entendu alimenter.

1 – La loi du 28 juin 2006 sur l’enfouissement des déchet prévoit que le
projet CIGEO soit soumis au Parlement en 2015, et on voit mal en effet
l’Etat et son éboueur l’ANDRA devoir reporter encore l’aboutissement de sa
sale besogne et continuer a produire sa mort en bidon sans afficher de
pseudo solution.

Hébergement possible à la Maison de Bure, prévoir couchages.

 Samedi 9 : Assemblée générale (10h30 à la salle des fête de Bonnet)
 Dimanche 10 et lundi 11 : Ateliers "à la carte" et balades.

APPEL À L’ASSEMBLEE GENERALE DE BURE – ANTINUCLEAIRE DU GRAND EST
RÉSISTONS À CIGEO

Depuis 22 ans, les habitants de Bure et ses alentours, entre la Haute
Marne, la Meuse et les Vosges ont eu l’horreur de voir arriver dossiers,
scientifiques, experts, politiques nucléocrates venir ici enterrer le caca
de l’industrie nucléaire qui n’a pu se retenir de le mouler coulant avant
même d’avoir trouvé toilettes.

Les première cibles pour l’enfouissement déterminées par des critères
géologique, Segréen en Maine-et-Loire, Fougères en Ille-et-Vilaine, la
Vienne, la Charente, le Gard, n’en ont pas voulu (confère grosses
mobilisations locales, les cars de CRS brûlés…). L’Etat, l’ANDRA (financée
par des subventions publiques et par les producteurs de déchets
radioactifs : EDF, Areva, CEA, hôpitaux, centres de recherche) et ses
experts en démocratie technique, changent alors de stratégie et
travaillent éperdument à préparer sociologiquement le terrain. Y aller
doucement, tirer des conclusions des échecs passés. Le député PS Christian
Bataille s’y emploie et élabore un cadre juridique (loi Bataille de 1991)
permettant de peaufiner l’acceptabilité du projet, en ne proposant non pas
un centre d’enfouissement – dans un premier temps – mais un laboratoire
comme base d’expérimentation géologique mais surtout sociologique.
De nouveaux élus candidats à l’enfouissement mordent à l’hameçon,
acceptent la proposition et avec elle les millions d’euros, les millions
de nucléides, de flics, de générations condamnées. Le critère a
accessoirement changé : prenez un territoire vide ou presque de forces
d’opposition, sinistré par le chômage et l’exode rural, voilà de quoi
transformer la condamnation d’une région et de ses habitants en
opportunité de développement.

22 ans de politiques de l’acceptabilité, traduites par : la construction
en 2000 du dit Laboratoire à Bure ; la loi du 26 Juin 2006 statuant
l’enfouissement des déchets en milieu profond comme l’un des seuls
horizons possible et souhaitable pour la gestion des déjections nucléaires
 ; un copieux arrosage financier aux citoyens, associations, municipalités,
élus, chambres d’agriculture etc., puis par la construction de plateformes
de la filière nucléaire aux alentours (centres d’archivage d’AREVA et
d’EDF, centre logistique pour pièce de réacteurs…). Tout cela en somme,
dans l’idée de faire en sorte que le quotidien de chacun se construise
avec le projet comme épée de Damoclès dans un coin de sa tête – dès lors
le projet existe déjà.
Plus récemment, c’est par la mise en place d’un débat public – étape
concrète du projet où le dit « public » est invité à venir co-construire
et prendre note des modalités de son irradiation, et non de débattre du
projet lui-même -, que la Commission des Débats Public et l’ANDRA
souhaitaient légitimer démocratiquement « l’insertion du projet dans le
territoire ».

Face à cette imposture, nombre d’individus ont décidé de ne plus laisser
faire le processus d’acceptation d’un projet déjà décidé ou presque (1),
que l’heure était à l’organisaction collective pour porter frontalement
avec les moyens jugés bon le refus de CIGEO et de la filière nucléaire qui
l’engendre. Quand aux débats, une fois sabotés et annulés, c’est
maintenant sur internet que les experts rassurent les bons et dociles
croyants.
L’assemblée tenue à l’occasion le 30 août à Bonnet lors du petit festival
contre la grosse poubelle nucléaire a permis de comprendre qu’il fallait
nécessairement une suite à cet élan de mobilisation active. Car si aucun
déchet n’est à ce jour à Bure et que les chantiers sont prévus pour 2017,
ce n’est pas l’urgence des cliquetis mécaniques des pelleteuses, ni le
calendrier fixées par l’ANDRA ou par la CNDP qui doivent prédire l’heure
et la date de nos actions collectives face à un projet bel et bien lancé.
Une continuité de cette assemblée paraissait alors nécessaire à cette fin.
Ce à quoi nous appelons donc est une assemblé de lutte ouverte a toustes
ceulles qui ressentent en eulles la nécessite croissante de forger une
force d’organisation collective et déterminée contre CIGEO, permettant de
tisser des liens entre les opposants et permettre la multiplicité des
pratiques. Cette assemblée refuse toute tentative de récupération
politiques ou associatives, elle se veut un temps de rencontres entre
divers groupes d’opposants.es venus.es de plus ou moins loin, un temps
d’élaboration collective basé sur l’horizontalité des prises de décisions.

Cette assemblée souhaite dépasser le cadre restreint du territoire de
Bure, ce même cadre justement choisi par l’ANDRA pour son aptitude à
l’acceptabilité. CIGEO est partout et tout le temps à la fois. Se battre
aujourd’hui contre CIGEO nous apparaît comme une nécessité stratégique
vitale. Parce qu’il est le chaînon manquant du programme nucléaire
français et le gage de sa poursuite et de son renouvellement. Parce
qu’empêcher l’implantation de ce centre, c’est certainement forcer l’arrêt
de l’industrie nucléaire française qui sans ce centre n’aura d’autre choix
que d’arrêter la production des déchets. Parce que CIGEO est aussi une
opération de marketing vers l’étranger qui vise à donner au complexe
nucléaire français l’image d’une maîtrise totale depuis l’extraction de
l’uranium jusqu’au démantèlement des centrales, au retraitement et à la
gestion des déchets radioactifs. Parce que se battre contre CIGEO c’est
frapper un coup contre la politique énergétique française en générale qui
veut faire de la France l’interrupteur de l’Europe et du Maghreb. Parce
que CIGEO est l’aboutissement d’une série de nuisances imposées par
l’industrie nucléaire (trains de déchets, lignes à Très Haute Tension,
greenwashing avec les énergies renouvelables, réseaux électriques
intelligents, compteurs intelligents Linky…). Parce que les flux de
nucléides dégoulineront inéluctablement hors de Bure, cette assemblée bien
que soulevée par le CIGEO de Bure, concerne le grand Est et bien plus.

L’actualité nous montre avec bonheur que personne n’a attendu la
constitution de cette assemblée pour agir sur le terrain. Des actions de
solidarité contre CIGEO et son monde sur des agences EDF / ErDF partout en
France, font déjà de la lutte à Bure un mouvement vivant qu’il nous faut
bien entendu alimenter.

1 – La loi du 28 juin 2006 sur l’enfouissement des déchet prévoit que le
projet CIGEO soit soumis au Parlement en 2015, et on voit mal en effet
l’Etat et son éboueur l’ANDRA devoir reporter encore l’aboutissement de sa
sale besogne et continuer a produire sa mort en bidon sans afficher de
pseudo solution.

Hébergement possible à la Maison de Bure, prévoir couchages.


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