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Raison n°2 : Sécurité

L’Autorité de sûreté nucléaire répète qu’on ne peut garantir qu’un accident nucléaire majeur ne survienne en France. Ce risque augmente avec l’âge des réacteurs... 33 ont plus de 35 ans et 8 ont passé le seuil des 40 années de fonctionnement. Certains équipements vitaux ne peuvent être réparés ou remplacés, de nombreuses malfaçons et fraudes sont régulièrement découvertes et la dégradation des conditions de travail entraîne un risque accru d’erreurs humaines... Peut-on raisonnablement penser que cette industrie est sans danger ?


Lorsque l’on pense aux centrales nucléaires on pense souvent aux tours aéroréfrigérantes ou encore aux bâtiments réacteurs mais en réalité se sont des véritables usines composées de plusieurs bâtiments, installés sur une grande étendue et complexes car composées d’une multitude de machines, système électriques, tuyaux, turbines, alternateurs, etc. On nous montre d’ailleurs souvent des schémas très simplifiés comme s’il n’y avait pas besoin de soudures, de joints et comme si ce n’était finalement que quelques grands composants assemblés et fonctionnant ″ tous seul ʺ. Les exploitants doivent donc surveiller et tenir en état de fonctionnement en permanence ces installations complexes. Et c’est bien souvent mission impossible !

Les premières centrales ont été conçues dans les années 1960-1970 alors que la connaissance du nucléaire en était à ses balbutiements… et elles étaient initialement prévues pour fonctionner une trentaine d’années. C’est même l’IRSN qui le dit dans sa FAQ :
 https://www.irsn.fr/foire-questions/faq-centrales-reacteurs

On retrouve aussi ces délais dans un document d’EDF sur la centrale de Fessenheim lors de son installation :

Plaquette sur la mise en service de Fessenheim

Petit florilège préparé par Global chance sur les discours de responsable de la sûreté nucléaire des 4 pays européens :
 https://global-chance.org/Paroles-de-responsables-de-la-surete-nucleaire

Des centrales vieillissantes (ou ″ moribondes ʺ)

Cette courte vidéo d’animation (en anglais) de Greenpeace nous montre bien l’absurdité de vouloir permettre la poursuite du fonctionnement des centrales nucléaires avec un petit comparatif avec les voitures :

Dans notre article daté de 2019, et bien que depuis des travaux ont été réalisé, toutes les problématiques de sécurité (et de finances) liées au vieillissement des centrales nucléaires sont abordées :
 https://www.sortirdunucleaire.org/La-situation-inquietante-du-parc-nucleaire

Mais quel âge ont les centrales en France ?

Choisissez la date et l’infographie interactive ci-dessous vous indique l’age des réacteurs.
 https://www.sortirdunucleaire.org/Quel-age-a-ma-centrale

Cet article de Contexte fait également le bilan statistique (en 2020) de l’age des centrales et des risques qui y sont liés :
 https://www.contexte.com/fr/article/energie/vieux-et-donc-dangereux-on-a-explore-40-ans-devenements-dans-les-reacteurs-nucleaires-francais_109480

Actuellement, l’industrie en plus de vouloir construire de nouvelles centrales souhaiterait prolonger la durée de vie de celles déjà en fonctionnement. Pourtant, l’Autorité de sûreté nucléaire alerte sur cette prise de risque :
 https://www.lepoint.fr/societe/inquietude-sur-la-duree-de-vie-des-centrales-nucleaires-francaises-15-06-2023-2524528_23.php

L’association Global Chance revient également dans un article et un rapport sur les risques de maintenir en fonctionnement les centrales de 900 MW, les plus anciennes du parc français :
 https://global-chance.org/Les-risques-du-prolongement-de-la-duree-de-fonctionnement-des-reacteurs-de-900-MW-d-EDF

Mediapart constate aussi le coût élevé de l’adaptation des centrales suite aux prescriptions émises après l’accident de Fukushima :
 https://www.mediapart.fr/journal/france/250214/nucleaire-allonger-la-duree-de-vie-des-reacteurs-va-couter-tres-cher

Fessenheim, enfin fermée

La plus vieille centrale française, Fessenheim, a finit par fermer en 2021. Vous pourrez découvrir le dossier publié pour l’occasion dans notre revue trimestrielle. Il revient sur la lutte contre cette centrale nucléaire de son implantation initiale à sa fermeture :
 https://www.sortirdunucleaire.org/Dossier-special-Fessenheim-enfin

Vous trouvez également plus d’articles sur le suivi suivi de cette fermeture dans notre rubrique dédiée :
 https://www.sortirdunucleaire.org/Fessenheim-peut-et-doit-etre-fermee

On retrouve d’ailleurs dans un document d’EDF de l’époque concernant la centrale de Fessenheim les durées de vie que l’on évoquait au-dessus (entre 20 et 40 ans) :

Plaquette sur la mise en service de Fessenheim

Tricastin, en fin de vie lors de sa 4ème visite décennale

Pour dénoncer le maintien en fonctionnement de la centrale de Tricastin plusieurs associations se sont mobilisées en 2020 :
 https://www.sortirdunucleaire.org/40-ans-ca-suffit-Actions-pour-la-fermeture-du

Retrouver l’excellente vidéo réalisée par Le Média, qui avait couvert l’événement :

Dans cette vidéo de Greenpeace vous comprendrez mieux le ridicule (et la dangerosité) de maintenir en vie cette centrale :

Il y a également cette vidéo de Stop Tricastin bien imagée avec un petit dose d’humour (noir) : https://www.facebook.com/watch/?v=457643871786222

Mediapart avait d’ailleurs enquêté il y a quelques années sur les tricheries de cette centrale sur la sûreté :
 https://www.mediapart.fr/journal/france/190719/centrale-du-tricastin-edf-triche-avec-la-surete-nucleaire

Les malfaçons, fraudes et tricheries de l’industrie ne font qu’accroître le problème

On ne compte plus les problèmes de malfaçons, de fraudes, de tricheries de l’industrie qui vont à l’encontre de son fonctionnement dans des conditions sécuritaires. On a regrouper ici quelques exemples, les plus emblématiques mais il y en a d’autres...

On pourrait peut-être imaginer que des centrales bien conçues puissent être plus faciles à maintenir en fonctionnement mais plusieurs scandales ont émaillés l’industrie nucléaire et ses fabricants . En voici quelques exemples :
 https://www.sortirdunucleaire.org/Falsifications-a-l-usine-Areva-du-Creusot
 https://www.sortirdunucleaire.org/Fraudes-contrefacons-falsifications-le-PDG-d-EDF-auditionne
 https://www.sortirdunucleaire.org/Fraudes-a-tous-les-etages
 https://www.sortirdunucleaire.org/Surveillance-insuffisante-EDF-sous-traitants
 https://www.sortirdunucleaire.org/La-galere-de-l-EPR

Et puis bien sur il y a la découverte de nombreuses anomalies génériques, c’est à dire qui impacte plusieurs réacteurs à cause de défaut de conception ou de fabrication dont nous vous donnons ici quelques exemples :

Des réacteurs mal fixés

 https://www.sortirdunucleaire.org/France-Anomalie-generique-26-reacteurs-concernes-EDF-se-fait-discret

Des problèmes en cas de séisme

 https://www.sortirdunhttps://bureburebure.info/brochure-les-animaux-detestent-le-nucleaire-et-vice-versa/ucleaire.org/France-Anomalie-generique-Des-equipements-electriques-deteriores-dans-tous-les-reacteurs-en-cas-de-seisme
 https://www.sortirdunucleaire.org/France-Anomalie-generique-Non-tenue-aux-seismes-des-diesels-de-secours-de-39-reacteurs

Des problèmes de corrosion sous contrainte

Des erreurs humaines dues à la dégradation des conditions de travail

Avec des soucis d’économie et le recours accru à la sous traitance pas étonnant que la filière rencontre de plus en plus d’erreurs humaines dues à la perte de compétences.

Déjà en 2018, Gilles Reynaud, le président de Ma zone contrôlée, décédé en 2024 nous alertait sur la question :
 https://www.sortirdunucleaire.org/Ma-zone-controlee-association-des-travailleurs-du

Depuis de nombreuses années la filière malgré de nombreuses campagnes de communication, certaines en partenariat avec France travail, peine à recruter :
 https://www.sortirdunucleaire.org/Perte-de-competences-en-serie

Ce qui a pour cause de nombreuses erreurs humaines dans la maintenance des installations pourtant critiques, dont voici quelques exemples :
 https://www.sortirdunucleaire.org/France-Dampierre-EDF-coupe-le-refroidissement-sur-le-mauvais-reacteur-et-met-deux-jours-a-s-en-rendre-compte
 https://www.sortirdunucleaire.org/France-Chooz-Erreur-de-conduite-et-prise-de-risque-avec-le-refroidissement-du-reacteur-1
 https://www.sortirdunucleaire.org/France-Cruas-Cumul-de-problemes-et-d-erreurs-lors-de-l-arret-d-un-reacteur

On ne reviendra pas dans cette rubrique sur les conséquences des accidents que nous évoquons largement dans la Bonne raison n°1 concernant l’impact du nucléaire sur la santé et dans le Bonne raison n°7 sur leurs impacts sur l’environnement.


Lorsque l’on pense aux centrales nucléaires on pense souvent aux tours aéroréfrigérantes ou encore aux bâtiments réacteurs mais en réalité se sont des véritables usines composées de plusieurs bâtiments, installés sur une grande étendue et complexes car composées d’une multitude de machines, système électriques, tuyaux, turbines, alternateurs, etc. On nous montre d’ailleurs souvent des schémas très simplifiés comme s’il n’y avait pas besoin de soudures, de joints et comme si ce n’était finalement que quelques grands composants assemblés et fonctionnant ″ tous seul ʺ. Les exploitants doivent donc surveiller et tenir en état de fonctionnement en permanence ces installations complexes. Et c’est bien souvent mission impossible !

Les premières centrales ont été conçues dans les années 1960-1970 alors que la connaissance du nucléaire en était à ses balbutiements… et elles étaient initialement prévues pour fonctionner une trentaine d’années. C’est même l’IRSN qui le dit dans sa FAQ :
 https://www.irsn.fr/foire-questions/faq-centrales-reacteurs

On retrouve aussi ces délais dans un document d’EDF sur la centrale de Fessenheim lors de son installation :

Plaquette sur la mise en service de Fessenheim

Petit florilège préparé par Global chance sur les discours de responsable de la sûreté nucléaire des 4 pays européens :
 https://global-chance.org/Paroles-de-responsables-de-la-surete-nucleaire



Matériel militant

Affiche "Tableau périodique Antinucléaire"


Lot de 9 cartes postales "8 bonnes raisons"