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Sortir du nucléaire n°87

Automne 2020

50 ans de mobilisation, 8 ans de reports et de marchandages. Et enfin ! La centrale nucléaire de Fessenheim est maintenant fermée.

Vieille, enchaînant les pannes, vulnérable car implantée en zone sismique et en contrebas du grand canal d’Alsace, la plus vieille centrale française cumulait les risques. Sa fermeture était attendue de longue date par l’ensemble du mouvement antinucléaire français et allemand.

Ne boudons pas notre plaisir de voir aboutir une mobilisation qui durait depuis si longtemps. Dans ce dossier, nous revenons sur la lutte lors de son implantation, aux prémices du mouvement antinucléaire.

Cette fermeture a été marquée par un déferlement d’idées reçues. Mais quoi qu’en dise EDF, le site n’aurait pas pu continuer à fonctionner pendant des années :

c’est ce que nous expliquons en faisant le point sur l’état de la centrale. Et contrairement à ce que soutient l’industrie, l’arrêt de Fessenheim n’est pas la catastrophe annoncée pour l’emploi et pour le climat ! Nous revenons dessus chiffres à l’appui.

Une fois arrêtée, Fessenheim laisse cependant un héritage empoisonné derrière elle. Sans parler de ce projet fou de “Technocentre“ promu par l’industrie nucléaire pour la reconversion du site…

Gardons en tête que malgré cette fermeture, à la fin de cette année, 13 réacteurs auront dépassés 40 années de fonctionnement. Et si 12 réacteurs devraient être arrêtés d’ici 2035, les 44 restants sont censés continuer à tourner, un fonctionnement à 50 ans, voire plus, étant désormais considéré comme la norme par le gouvernement !

L’arrêt de Fessenheim ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Il est nécessaire et urgent que d’autres fermetures suivent, pour engager enfin la sortie du nucléaire et une transition énergétique digne de ce nom.



50 ans de mobilisation, 8 ans de reports et de marchandages. Et enfin ! La centrale nucléaire de Fessenheim est maintenant fermée.

Vieille, enchaînant les pannes, vulnérable car implantée en zone sismique et en contrebas du grand canal d’Alsace, la plus vieille centrale française cumulait les risques. Sa fermeture était attendue de longue date par l’ensemble du mouvement antinucléaire français et allemand.

Ne boudons pas notre plaisir de voir aboutir une mobilisation qui durait depuis si longtemps. Dans ce dossier, nous revenons sur la lutte lors de son implantation, aux prémices du mouvement antinucléaire.

Cette fermeture a été marquée par un déferlement d’idées reçues. Mais quoi qu’en dise EDF, le site n’aurait pas pu continuer à fonctionner pendant des années :

c’est ce que nous expliquons en faisant le point sur l’état de la centrale. Et contrairement à ce que soutient l’industrie, l’arrêt de Fessenheim n’est pas la catastrophe annoncée pour l’emploi et pour le climat ! Nous revenons dessus chiffres à l’appui.

Une fois arrêtée, Fessenheim laisse cependant un héritage empoisonné derrière elle. Sans parler de ce projet fou de “Technocentre“ promu par l’industrie nucléaire pour la reconversion du site…

Gardons en tête que malgré cette fermeture, à la fin de cette année, 13 réacteurs auront dépassés 40 années de fonctionnement. Et si 12 réacteurs devraient être arrêtés d’ici 2035, les 44 restants sont censés continuer à tourner, un fonctionnement à 50 ans, voire plus, étant désormais considéré comme la norme par le gouvernement !

L’arrêt de Fessenheim ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Il est nécessaire et urgent que d’autres fermetures suivent, pour engager enfin la sortie du nucléaire et une transition énergétique digne de ce nom.

La lutte de Fessenheim
Dès l’annonce par la presse en juillet 1970 de la construction de deux tranches de deux réacteurs à Fessenheim, Alain Boos, Jean-Jacques Rettig et leurs épouses s’étaient mobilisés contre le projet et créaient le Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR). Pour mobiliser (...)
La vie (rêvée ?) de ceux qui n’ont pas voulu vivre à côté de la centrale
Population méconnue, non dénombrée de celles et ceux qui n’ont pas pu se résigner à un tel voisinage, imposé brutalement par un plan de l’exécutif français au début des années 1970. Partis dans l’ignorance de tous, sans demander leur reste, sans bénéficier de compensation ni d’aide… Souvent, un destin (...)
L’arrêt de Fessenheim n’est pas la catastrophe annoncée
Le lobby nucléaire a fustigé un arrêt “politique“ et “injustifié“, tragédie pour l’emploi, le climat… Revenons sur quelques arguments souvent entendus (un article plus détaillé est disponible à cette adresse : https://frama.link/Fessenheim-idees-recues). “L’arrêt de Fessenheim a mis des milliers de (...)
Fessenheim jusqu’à 60 ans ?
Pour continuer, il aurait fallu que Fessenheim passe avec succès sa 4è visite décennale (VD4) . Premier problème : les exigences posées par l’IRSN et l’ASN nécessitent que la centrale réponde aux normes post-Fukushima et atteigne un niveau de sécurité proche de celui de l’EPR. L’IRSN reconnaît pourtant (...)
Le projet de “Technocentre“ à Fessenheim
Les déchets TFA, c’est quoi ? Les déchets TFA (Très Faible Activité) sont des résidus industriels dont l’activité est considérée “proche de la radioactivité naturelle“ : une activité inférieure à 100 000 Bq/kg. Il est amusant de voir qu’officiellement, on préfère parler de “100 Bq/g“ histoire de donner des (...)
Sortir du nucléaire n°90
Sortir du nucléaire n°89

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