L’EPR (Réacteur Pressurisé Européen) est souvent présenté comme l’avenir de la filière nucléaire. En réalité, il concentre les principales failles de l’industrie nucléaire. Retards, coûts colossaux, risques en matière de sûreté… Interpellons l’Autorité de sûreté nucléaire pour qu’elle ne valide pas la cuve défectueuse de l’EPR !
19 novembre 2014 |
EDF vient de confirmer le report du démarrage de l’EPR de Flamanville à 2017. Si ce retard n’a rien d’étonnant, ce report soulève de nombreuses questions.
Le mardi 18 novembre 2014, EDF a annoncé le report à 2017 du démarrage du réacteur EPR de Flamanville.
Ce retard annoncé n’est pas une surprise, au vu de l’état chaotique du chantier et des innombrables malfaçons. EDF se justifie en évoquant des difficultés rencontrées par Areva sur la livraison d’équipements comme le couvercle de cuve et les structures internes de la cuve, ainsi qu’avec la mise en place de règlementations. Mais une source citée par l’AFP évoque également un défaut sur une soudure réalisée entre un générateur de vapeur et le circuit primaire. Et, bien sûr, les innombrables défauts relevés depuis des années y sont probablement pour beaucoup : béton coulé en dépit du bon sens, acier acheté à bas prix en Russie dont la mauvaise qualité a obligé au démontage de 46 consoles, vanne montée à l’envers...
À cela s’ajoutent les arrêts de chantier suite aux scandales liées aux pratiques de quasi-maquignons de Bouygues et ses sous-traitants, qui sont d’ailleurs en cavale pour échapper à la justice !
Ce réacteur inconstructible a déjà trop coûté, tant en termes d’argent que de souffrances humaines, et le chantier doit être définitivement abandonné !
L’officialisation de ce retard soulève deux questions :
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