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Mauvaise gestion des déchets radioactifs à l’usine de CISBio Saclay


En cours / Installation : CIS BIO


À l’Usine de Production des Radioélements Artificiels (UPRA), exploitée par CIS bio Saclay, des déchets nucléaires ont été chargés dans un camion-benne qui est sorti du site sans qu’aucune alarme ne se déclenche. Les portiques de détection par lequel doit pourtant passer tout véhicule qui transite sur un site nucléaire ne fonctionnaient manifestement pas et ce n’est qu’aux portes de la déchetterie que les alarmes se sont déclenchées.

Une erreur dangereuse

L’Installation Nucléaire de Base n°29, l’UPRA, est située sur le site nucléaire de Saclay (Essonne, France). Cette installation est exploitée par la société CIS bio international, membre du groupe CURIUM.

CIS bio exerce, dans son installation nucléaire de base de Saclay des activités de recherche, de développement, de production, de distribution de produits radiopharmaceutiques pour le diagnostic et la thérapie médicale.

Dans le cadre de ses activités de médecine nucléaire, CIS BIO est amenée à manipuler des produits utilisés en radiopharmacie, notamment le technétium. Il s’agit d’un radio-isotope artificiel produit au moyen d’un générateur.

Après utilisation, ces générateurs de technétium deviennent des déchets radioactifs qu’il faut traiter.

Une nouvelle activité réalisée sans la maîtrise nécessaire

Le reconditionnement des générateurs consiste, après décroissance radioactive, en un démontage et un tri des éléments pouvant être réutilisés et ceux devant être éliminés dans la filière de déchet adaptée, étant précisé que seuls les déchets non radioactifs peuvent atterrir dans la filière conventionnelle.

Ces opérations étaient jusqu’à présent réalisées sur un autre site à Antony (Hauts-de-Seine).

Depuis le 13 décembre 2022, cette activité de reconditionnement de générateurs de technétium (Tc99m) usagés est opérée sur le site de Saclay.

Dès le 26 décembre 2022, des opérations de reconditionnement ont été réalisées sur un générateur pour lequel le temps de décroissance radioactive prévu (11 semaines après réception sur le site) n’a pas été respecté.

Cela signifie que des pièces étaient plus actives en terme de rayonnement bêta que prévu et que cette radioactivité n’a pas été détectée.

Cette défaillance s’ajoute à la longue liste des dysfonctionnements qui opèrent au sein de cette installation.

L’exploitation de l’UPRA par CIS bio déjà sanctionnée

Le site nucléaire de Saclay a longtemps été exploité par le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), qui était chargé de contrôler la conformité des centres de recherche qu’il contenait aux réglementations en vigueur.

Ce n’est que depuis 2008 que la société CIS bio international exploite l’UPRA en lieu et place du CEA.

Or, tout le monde ne s’improvise pas exploitant nucléaire du jour au lendemain, et les incidents d’exploitation s’enchaînent depuis que CIS bio est responsable de la sûreté de ce site.

Dès 2013 CIS bio est épinglée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) pour ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour réduire le risque d’incendie sur le site. Après de multiples mises en demeure, CIS Bio a été condamnée en 2018 par le tribunal correctionnel d’Evry pour cette affaire.

À ce risque incendie qui persiste, s’ajoutent des mesures de radioprotection insuffisantes pour les travailleurs, et maintenant une mauvaise gestion des déchets radioactifs.

Pour que les obligations qui incombent à CIS bio soit enfin prises avec le sérieux qu’elles méritent, le Réseau "Sortir du nucléaire" a décidé de porter plainte auprès du Procureur d’Evry ce 26 juin 2023.

 

Téléchargez notre plainte

À l’Usine de Production des Radioélements Artificiels (UPRA), exploitée par CIS bio Saclay, des déchets nucléaires ont été chargés dans un camion-benne qui est sorti du site sans qu’aucune alarme ne se déclenche. Les portiques de détection par lequel doit pourtant passer tout véhicule qui transite sur un site nucléaire ne fonctionnaient manifestement pas et ce n’est qu’aux portes de la déchetterie que les alarmes se sont déclenchées.

Une erreur dangereuse

L’Installation Nucléaire de Base n°29, l’UPRA, est située sur le site nucléaire de Saclay (Essonne, France). Cette installation est exploitée par la société CIS bio international, membre du groupe CURIUM.

CIS bio exerce, dans son installation nucléaire de base de Saclay des activités de recherche, de développement, de production, de distribution de produits radiopharmaceutiques pour le diagnostic et la thérapie médicale.

Dans le cadre de ses activités de médecine nucléaire, CIS BIO est amenée à manipuler des produits utilisés en radiopharmacie, notamment le technétium. Il s’agit d’un radio-isotope artificiel produit au moyen d’un générateur.

Après utilisation, ces générateurs de technétium deviennent des déchets radioactifs qu’il faut traiter.

Une nouvelle activité réalisée sans la maîtrise nécessaire

Le reconditionnement des générateurs consiste, après décroissance radioactive, en un démontage et un tri des éléments pouvant être réutilisés et ceux devant être éliminés dans la filière de déchet adaptée, étant précisé que seuls les déchets non radioactifs peuvent atterrir dans la filière conventionnelle.

Ces opérations étaient jusqu’à présent réalisées sur un autre site à Antony (Hauts-de-Seine).

Depuis le 13 décembre 2022, cette activité de reconditionnement de générateurs de technétium (Tc99m) usagés est opérée sur le site de Saclay.

Dès le 26 décembre 2022, des opérations de reconditionnement ont été réalisées sur un générateur pour lequel le temps de décroissance radioactive prévu (11 semaines après réception sur le site) n’a pas été respecté.

Cela signifie que des pièces étaient plus actives en terme de rayonnement bêta que prévu et que cette radioactivité n’a pas été détectée.

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Le site nucléaire de Saclay a longtemps été exploité par le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), qui était chargé de contrôler la conformité des centres de recherche qu’il contenait aux réglementations en vigueur.

Ce n’est que depuis 2008 que la société CIS bio international exploite l’UPRA en lieu et place du CEA.

Or, tout le monde ne s’improvise pas exploitant nucléaire du jour au lendemain, et les incidents d’exploitation s’enchaînent depuis que CIS bio est responsable de la sûreté de ce site.

Dès 2013 CIS bio est épinglée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) pour ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour réduire le risque d’incendie sur le site. Après de multiples mises en demeure, CIS Bio a été condamnée en 2018 par le tribunal correctionnel d’Evry pour cette affaire.

À ce risque incendie qui persiste, s’ajoutent des mesures de radioprotection insuffisantes pour les travailleurs, et maintenant une mauvaise gestion des déchets radioactifs.

Pour que les obligations qui incombent à CIS bio soit enfin prises avec le sérieux qu’elles méritent, le Réseau "Sortir du nucléaire" a décidé de porter plainte auprès du Procureur d’Evry ce 26 juin 2023.

 

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