Unitech, c’est à l’origine un projet de laverie nucléaire, qui devait s’implanter à Suzannecourt en Haute-Marne, à 20 km de Bure et du projet Cigéo. Après s’être entêtée quelques années, Unitech a finalement fait marche arrière en annonçant en 2024 l’abandon du projet de laverie au profit d’une seule base d’entreposage et de maintenance.
C’est ainsi que, le 28 juillet 2025, un permis de construire modificatif a été adopté. Les associations Belles Forêts sur Marne, Cedra, Collectif contre Unitech, Gudmont dit non et Joinville lave plus propre accompagnées du Réseau Sortir du Nucléaire l’ont contesté le 21 novembre 2025. Ils ont aussi introduit un référé réceptionné le 2 janvier 2026 par le tribunal de Châlons-en Champagne pour tenter de stopper ces travaux le plus rapidement possible.
Retour sur les différentes procédures
Il est important de revenir, même brièvement, sur ce mouvement citoyen qui s’est créé contre l’installation, et qui a obtenu une première victoire avec l’abandon de la laverie nucléaire.
En effet, ce n’est pas la première fois que nous saisissons la justice pour dénoncer les problèmes liés au projet qu’Unitech tente d’imposer depuis 2016 sur le territoire de Haute-Marne.
Notre recours contre le permis de construire a débouché sur une régularisation du permis en 2020. Notre recours contre l’autorisation environnementale a conduit en 2025 à la réouverture d’une enquête publique pour s’assurer que la société Unitech justifiait bien d’une capacité financière suffisante pour mener à bien son projet.
Par ailleurs, c’est au cours de ces procédures que nous avons appris qu’Unitech comptait abandonner la principale activité de son projet et qui avait cristallisé la plus forte oppositions des élus et des citoyens.
Malgré tout, Unitech s’entête à vouloir imposer son nouveau projet amputé, mais tout aussi contesté.
Un nouveau permis de construire nécessaire pour acter l’évolution du projet
Unitech a déposé en avril 2025 un dossier de permis de construire modificatif (PCM) que la mairie de Suzannecourt a délivré fin juillet. Nous remarquons qu’il est entaché de nombreuses irrégularités. Sur la forme, nous avons d’abord constaté que son affichage ne semble pas avoir été réalisé conformément aux normes applicables. A l’appui, nous avons fait constater par voie d’huissier que les inscriptions sur ce PCM n’étaient pas suffisamment visibles (notamment celles qui mentionnent les voies de recours aux tiers).
Nous considérons par ailleurs que ce PCM est illégal puisqu’en raison du changement de nature du projet, avec après l’abandon de la blanchisserie nucléaire, Unitech aurait dû déposer une nouvelle demande de permis de construire et pas seulement une demande de PCM. En effet, le projet a intégralement changé de nature et porte désormais sur les seules activités d’entreposage et de maintenance (tri, découpe, grenaillage, lavage) de matériels et d’outillages contaminés par des substances radioactives. Cet avis était d’ailleurs partagé par les services instructeurs de la Communauté d’agglomération du Grand Saint-Dizier Der et Vallée qui avaient considéré au printemps dernier que le bâtiment projeté et la nature de l’activité étaient sans rapport avec le projet initial, et que les modifications projetées étaient tellement importantes qu’un nouveau permis de construire était en tout état de cause nécessaire.
Les collectifs mobilisés restent vigilants à l’avancée des travaux et sont là pour contester chaque nouvelle étape franchie par Unitech : que ce soit pour l’autorisation environnementale ou pour le permis de construire, le futur exploitant devra se justifier à nouveau devant la justice concernant les lacunes procédurales identifiées. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté notre requête par une ordonnance du 20 janvier 2026. Nous poursuivons la procédure au fond.
Téléchargez l’ordonnance de rejet
Ordonnance du TA de Châlons
Téléchargez notre requête
Requête PCM Unitech
Retour sur les différentes procédures
Il est important de revenir, même brièvement, sur ce mouvement citoyen qui s’est créé contre l’installation, et qui a obtenu une première victoire avec l’abandon de la laverie nucléaire.
En effet, ce n’est pas la première fois que nous saisissons la justice pour dénoncer les problèmes liés au projet qu’Unitech tente d’imposer depuis 2016 sur le territoire de Haute-Marne.
Notre recours contre le permis de construire a débouché sur une régularisation du permis en 2020. Notre recours contre l’autorisation environnementale a conduit en 2025 à la réouverture d’une enquête publique pour s’assurer que la société Unitech justifiait bien d’une capacité financière suffisante pour mener à bien son projet.
Par ailleurs, c’est au cours de ces procédures que nous avons appris qu’Unitech comptait abandonner la principale activité de son projet et qui avait cristallisé la plus forte oppositions des élus et des citoyens.
Malgré tout, Unitech s’entête à vouloir imposer son nouveau projet amputé, mais tout aussi contesté.
Un nouveau permis de construire nécessaire pour acter l’évolution du projet
Unitech a déposé en avril 2025 un dossier de permis de construire modificatif (PCM) que la mairie de Suzannecourt a délivré fin juillet. Nous remarquons qu’il est entaché de nombreuses irrégularités. Sur la forme, nous avons d’abord constaté que son affichage ne semble pas avoir été réalisé conformément aux normes applicables. A l’appui, nous avons fait constater par voie d’huissier que les inscriptions sur ce PCM n’étaient pas suffisamment visibles (notamment celles qui mentionnent les voies de recours aux tiers).
Nous considérons par ailleurs que ce PCM est illégal puisqu’en raison du changement de nature du projet, avec après l’abandon de la blanchisserie nucléaire, Unitech aurait dû déposer une nouvelle demande de permis de construire et pas seulement une demande de PCM. En effet, le projet a intégralement changé de nature et porte désormais sur les seules activités d’entreposage et de maintenance (tri, découpe, grenaillage, lavage) de matériels et d’outillages contaminés par des substances radioactives. Cet avis était d’ailleurs partagé par les services instructeurs de la Communauté d’agglomération du Grand Saint-Dizier Der et Vallée qui avaient considéré au printemps dernier que le bâtiment projeté et la nature de l’activité étaient sans rapport avec le projet initial, et que les modifications projetées étaient tellement importantes qu’un nouveau permis de construire était en tout état de cause nécessaire.
Les collectifs mobilisés restent vigilants à l’avancée des travaux et sont là pour contester chaque nouvelle étape franchie par Unitech : que ce soit pour l’autorisation environnementale ou pour le permis de construire, le futur exploitant devra se justifier à nouveau devant la justice concernant les lacunes procédurales identifiées. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté notre requête par une ordonnance du 20 janvier 2026. Nous poursuivons la procédure au fond.
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