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Des actions partout en France !

Compte-rendu des actions du printemps 2019




Ce printemps 2019 aura été riche en actions et événements pour dénoncer le risque nucléaire. Autour et pendant la période du 11 mars au 26 avril des citoyen·nes se sont rejoints lors de rassemblements, conférences-débats, projections, et d’autres actions originales pour rappeler à l’opinion publique que nous sommes toujours sous la menace quotidienne de 58 réacteurs nucléaires en France et que rien ne permet d’être certain qu’un épisode de type Tchernobyl ou Fukushima ne se produise jamais un jour en France.

Retour sur les actions-phares de ces 2 derniers mois :



Fin février : Fukushima le couvercle du soleil - des projections-débats partout en France avec Naoto kan de passage en France

À l’occasion de la sortie nationale du film Fukushima, le couvercle du soleil, une tournée de projections-débats du film en avant-première était organisée par la société de distribution Destiny Films, le Réseau “Sortir du nucléaire“ et Écho-Échanges.

Sur plusieurs dates, Naoto Kan, Premier ministre japonais en exercice pendant la catastrophe nucléaire de Fukushima, était présent pour parler du film et raconter son expérience après avoir été confronté à l’une des pires crises de son pays. À Valence, il a débattu du film après sa projection, devant une salle comble. Puis, il a rencontré la CRIIRAD et visité les locaux du laboratoire indépendant.

À Grenoble, il a participé à une conférence co-organisée par la municipalité. À Paris, c’est le Forum des images qui a accueilli une séance exceptionnelle en présence d’Audrey Pulvar, journaliste et ancienne Présidente de la Fondation pour la nature et l’homme, Corinne Lepage, avocate, Kolin Kobayashi, journaliste japonais et Naoto Kan.

Mais à Cosne-sur-Loire tout ne s’est pas passé comme prévu. Dans cette commune de la Nièvre située à 16 km de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye avait planifié un débat pour parler du film, du risque nucléaire et de la gestion d’un accident majeur lors de la première des quatre séances programmées au cinéma L’Eden. Mais ce temps de discussions post-projection a été annulé à la dernière minute. Pour l’association SDN Berry-Giennois-Puisaye, l’explication est ailleurs : "Cosne-sur-Loire fait partie du plan particulier d’intervention (PPI) de la centrale de Belleville-sur-Loire, dans le Cher] EDF les sponsorise. Ils reçoivent des aides. EDF est partout, même pour le festival les Avant-Premières. On ne trouve pas que ce soit un endroit où EDF doit être présent. Les militants ont donc décidé de protester devant le cinéma, même si ils ont pu trouver une solution de secours :

Reportage France 3 Centre du 24/04/2019


Rassemblement à Paris pour les 8 ans de Fukushima

Le 11 mars 2019, c’était le 8ème anniversaire de la catastrophe de Fukushima, au Japon. À cette occasion, un rassemblement a eu lieu à Paris. Initialement prévu place de la République, le rassemblement s’est finalement tenu place Stalingrad dans un froid glacial, ce qui n’a pas empêché de réunir plus de 200 personnes.

Notre porte-parole Charlotte Mijeon a fait le point sur la politique énergétique française et fait quelques annonces pour la suite de la lutte antinucléaire :


16 mars marche funèbre contre le projet d’incinérateur de boues radioactives à Narbonne

À Narbonne ce samedi 16 mars, 300 opposant·es au projet d’incinérateur de boues radioactives TDN-Thor ont défilé lors d’un "cortège funèbre" :


Du 23 au 27 mars : un faux convoi de déchets radioactifs de Chinon à Flamanville

Pour protester contre cet entêtement irresponsable dans ce chantier désastreux et la dangerosité des transports nucléaires radioactifs, le Collectif anti-nucléaire Ouest et Sortir du nucléaire Loire et Vienne, avec le soutien du Réseau "Sortir du nucléaire" et en coordination avec les associations locales et les militants, ont organisé du 23 au 27 mars un faux convoi symbolique.

De vrai·es militant·es ont bloqué lors de 9 arrêts sur la route du combustible de Chinon à Flamanville. Ces étapes sont : Chinon / Chateau du Loir / Le Mans / Alençon / Flers-Athis / Caen / St-Lo / Valognes / Flamanville . Des conférences et projections ont eu lieu tout au long du parcours pour informer et mobiliser.


Fin mars/début avril : Conférences à Paris Lyon et Valence avec des familles de la préfecture de Fukushima

Mme Akiko Morimatsu et Mme Miwa Kamoshita ont décidé de quitter leur lieu de résidence dans le département de Fukushima à cause de l’accident nucléaire survenu en 2011. Leurs communes n’ont pas été décrétées « zone à évacuer », pourtant, comme elles ont pu le constater dans leur quartier, le niveau de la radioactivité était beaucoup trop élevé pour y vivre et y élever leurs enfants en sécurité.

Venues cette année en France avec leurs enfants, elles ont témoigné de la situation vécue huit ans après la catastrophe par de nombreux réfugiés de Fukushima, et ont présenté les différents problèmes que rencontreraient des habitant·es exposés à un nouvel accident nucléaire majeur ailleurs dans le monde.

Reportage sur leur passage à Valence :

Article du Monde : Matsuki Kamoshita, 16 ans, porte-parole des enfants de Fukushima https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/03/matsui-kamoshita-porte-parole-des-enfants-de-fukushima_5445247_3244.html


13 avril une manifestation contre le projet ITER à Saint-Paul-Lez-Durance

Le 13 avril un rassemblement d’une trentaine de personnes a eu lieu à proximité du CEA de Cadarache pour manifester contre le gaspillage monstrueux d’argent engendré par la construction du réacteur nucléaire à fusion ITER :

https://www.ledauphine.com/actualite/2019/04/14/iter-est-une-veritable-gabegie


19 avril occupation devant la tour EDF de la Défense pour la cause climatique

À l’appel de Greenpeace et d’autres associations pour le climat, des centaines de citoyen·nes sont entré·es en désobéissance civile pour dénoncer l’alliance toxique d’Emmanuel Macron et de son gouvernement avec les multinationales polluantes. À cette occasion la Tour EDF à Paris a été prise pour cible par ces militant·es pacifiques pour dénoncer le dangereux et polluant nucléaire français :

26-27 avril : Des panneaux pour rappeler aux riverain·es des centrales la menace d’un accident nucléaire

Pour les 33 ans de Tchernobyl, les militant·es de SDN Bugey ont proposé une action originale : il s’agissait de poser des panneaux aux entrées et sorties de villes dans les zones concernées par les plans particulier d’intervention en cas d’accident nucléaire. Une initiative qui a permis de rappeler aux riverain·es qu’ils vivent au quotidien sous la menace d’un accident grave. Cette action visait également à demander une extension du périmètre. Il est utile de rappeler que les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima ont dispersé des éléents radioactifs sur des distances largement supérieures aux 20 kilomètres actuellement en vigueur pour les zones PPI françaises.

Reportage France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

L’Alsace commémore Tchernobyl

Les alsacien·nes vivent malheureusement toujours sous le risque de la doyenne des centrales françaises encore en activité Fessenheim, aussi ils n’étaient pas en reste pour agir lors de cet anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, à Mulhouse et Colmar :

Un jeu de cache-cache de bidons factices de déchets nucléaires a été organisé à Mulhouse : https://www.dna.fr/edition-de-mulhouse-et-thann/2019/04/28/un-jeu-de-cache-cache-de-dechets-nucleaires

70 personnes se sont rassemblées en mémoire des victimes de Tchernobyl à Colmar : https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2019/04/28/tchernobyl-trente-trois-ans-apres

Depuis janvier : Un tour de France déjà bien entamé pour l’Atomik Tour, et ce n’est pas terminé !

Parti depuis janvier de Bure, L’Atomik Tour, est un voyage à travers la France, en 50 étapes pour se rencontrer, s’interroger sur la France nucléaire (et son monde), et sortir du cadre imposé par le (faux) débat public uniquement au sujet de ses déchets.

La caravane poursuit son périple à travers la France jusqu’au mois d’août. Au programme de toutes ces étapes : discussions, échange et partage de matériel militant et d’expériences, temps conviviaux, actions de porteur·euses de parole...

Pour retrouver les comptes-rendus de toutes les étapes passées de l’Atomik Tour, c’est par ici : https://atomik-tour.org/category/etapes-passees/

Fin février : Fukushima le couvercle du soleil - des projections-débats partout en France avec Naoto kan de passage en France

À l’occasion de la sortie nationale du film Fukushima, le couvercle du soleil, une tournée de projections-débats du film en avant-première était organisée par la société de distribution Destiny Films, le Réseau “Sortir du nucléaire“ et Écho-Échanges.

Sur plusieurs dates, Naoto Kan, Premier ministre japonais en exercice pendant la catastrophe nucléaire de Fukushima, était présent pour parler du film et raconter son expérience après avoir été confronté à l’une des pires crises de son pays. À Valence, il a débattu du film après sa projection, devant une salle comble. Puis, il a rencontré la CRIIRAD et visité les locaux du laboratoire indépendant.

À Grenoble, il a participé à une conférence co-organisée par la municipalité. À Paris, c’est le Forum des images qui a accueilli une séance exceptionnelle en présence d’Audrey Pulvar, journaliste et ancienne Présidente de la Fondation pour la nature et l’homme, Corinne Lepage, avocate, Kolin Kobayashi, journaliste japonais et Naoto Kan.

Mais à Cosne-sur-Loire tout ne s’est pas passé comme prévu. Dans cette commune de la Nièvre située à 16 km de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye avait planifié un débat pour parler du film, du risque nucléaire et de la gestion d’un accident majeur lors de la première des quatre séances programmées au cinéma L’Eden. Mais ce temps de discussions post-projection a été annulé à la dernière minute. Pour l’association SDN Berry-Giennois-Puisaye, l’explication est ailleurs : "Cosne-sur-Loire fait partie du plan particulier d’intervention (PPI) de la centrale de Belleville-sur-Loire, dans le Cher] EDF les sponsorise. Ils reçoivent des aides. EDF est partout, même pour le festival les Avant-Premières. On ne trouve pas que ce soit un endroit où EDF doit être présent. Les militants ont donc décidé de protester devant le cinéma, même si ils ont pu trouver une solution de secours :

Reportage France 3 Centre du 24/04/2019


Rassemblement à Paris pour les 8 ans de Fukushima

Le 11 mars 2019, c’était le 8ème anniversaire de la catastrophe de Fukushima, au Japon. À cette occasion, un rassemblement a eu lieu à Paris. Initialement prévu place de la République, le rassemblement s’est finalement tenu place Stalingrad dans un froid glacial, ce qui n’a pas empêché de réunir plus de 200 personnes.

Notre porte-parole Charlotte Mijeon a fait le point sur la politique énergétique française et fait quelques annonces pour la suite de la lutte antinucléaire :


16 mars marche funèbre contre le projet d’incinérateur de boues radioactives à Narbonne

À Narbonne ce samedi 16 mars, 300 opposant·es au projet d’incinérateur de boues radioactives TDN-Thor ont défilé lors d’un "cortège funèbre" :


Du 23 au 27 mars : un faux convoi de déchets radioactifs de Chinon à Flamanville

Pour protester contre cet entêtement irresponsable dans ce chantier désastreux et la dangerosité des transports nucléaires radioactifs, le Collectif anti-nucléaire Ouest et Sortir du nucléaire Loire et Vienne, avec le soutien du Réseau "Sortir du nucléaire" et en coordination avec les associations locales et les militants, ont organisé du 23 au 27 mars un faux convoi symbolique.

De vrai·es militant·es ont bloqué lors de 9 arrêts sur la route du combustible de Chinon à Flamanville. Ces étapes sont : Chinon / Chateau du Loir / Le Mans / Alençon / Flers-Athis / Caen / St-Lo / Valognes / Flamanville . Des conférences et projections ont eu lieu tout au long du parcours pour informer et mobiliser.


Fin mars/début avril : Conférences à Paris Lyon et Valence avec des familles de la préfecture de Fukushima

Mme Akiko Morimatsu et Mme Miwa Kamoshita ont décidé de quitter leur lieu de résidence dans le département de Fukushima à cause de l’accident nucléaire survenu en 2011. Leurs communes n’ont pas été décrétées « zone à évacuer », pourtant, comme elles ont pu le constater dans leur quartier, le niveau de la radioactivité était beaucoup trop élevé pour y vivre et y élever leurs enfants en sécurité.

Venues cette année en France avec leurs enfants, elles ont témoigné de la situation vécue huit ans après la catastrophe par de nombreux réfugiés de Fukushima, et ont présenté les différents problèmes que rencontreraient des habitant·es exposés à un nouvel accident nucléaire majeur ailleurs dans le monde.

Reportage sur leur passage à Valence :

Article du Monde : Matsuki Kamoshita, 16 ans, porte-parole des enfants de Fukushima https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/03/matsui-kamoshita-porte-parole-des-enfants-de-fukushima_5445247_3244.html


13 avril une manifestation contre le projet ITER à Saint-Paul-Lez-Durance

Le 13 avril un rassemblement d’une trentaine de personnes a eu lieu à proximité du CEA de Cadarache pour manifester contre le gaspillage monstrueux d’argent engendré par la construction du réacteur nucléaire à fusion ITER :

https://www.ledauphine.com/actualite/2019/04/14/iter-est-une-veritable-gabegie


19 avril occupation devant la tour EDF de la Défense pour la cause climatique

À l’appel de Greenpeace et d’autres associations pour le climat, des centaines de citoyen·nes sont entré·es en désobéissance civile pour dénoncer l’alliance toxique d’Emmanuel Macron et de son gouvernement avec les multinationales polluantes. À cette occasion la Tour EDF à Paris a été prise pour cible par ces militant·es pacifiques pour dénoncer le dangereux et polluant nucléaire français :

26-27 avril : Des panneaux pour rappeler aux riverain·es des centrales la menace d’un accident nucléaire

Pour les 33 ans de Tchernobyl, les militant·es de SDN Bugey ont proposé une action originale : il s’agissait de poser des panneaux aux entrées et sorties de villes dans les zones concernées par les plans particulier d’intervention en cas d’accident nucléaire. Une initiative qui a permis de rappeler aux riverain·es qu’ils vivent au quotidien sous la menace d’un accident grave. Cette action visait également à demander une extension du périmètre. Il est utile de rappeler que les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima ont dispersé des éléents radioactifs sur des distances largement supérieures aux 20 kilomètres actuellement en vigueur pour les zones PPI françaises.

Reportage France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

L’Alsace commémore Tchernobyl

Les alsacien·nes vivent malheureusement toujours sous le risque de la doyenne des centrales françaises encore en activité Fessenheim, aussi ils n’étaient pas en reste pour agir lors de cet anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, à Mulhouse et Colmar :

Un jeu de cache-cache de bidons factices de déchets nucléaires a été organisé à Mulhouse : https://www.dna.fr/edition-de-mulhouse-et-thann/2019/04/28/un-jeu-de-cache-cache-de-dechets-nucleaires

70 personnes se sont rassemblées en mémoire des victimes de Tchernobyl à Colmar : https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2019/04/28/tchernobyl-trente-trois-ans-apres

Depuis janvier : Un tour de France déjà bien entamé pour l’Atomik Tour, et ce n’est pas terminé !

Parti depuis janvier de Bure, L’Atomik Tour, est un voyage à travers la France, en 50 étapes pour se rencontrer, s’interroger sur la France nucléaire (et son monde), et sortir du cadre imposé par le (faux) débat public uniquement au sujet de ses déchets.

La caravane poursuit son périple à travers la France jusqu’au mois d’août. Au programme de toutes ces étapes : discussions, échange et partage de matériel militant et d’expériences, temps conviviaux, actions de porteur·euses de parole...

Pour retrouver les comptes-rendus de toutes les étapes passées de l’Atomik Tour, c’est par ici : https://atomik-tour.org/category/etapes-passees/