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Communiqué commun des associations Stop Tricastin, Greenpeace et Réseau « Sortir du nucléaire »

Remise du Trophée de la cuve la plus fissurée à la centrale du Tricastin

Communiqué du 3 juin 2019



Ce samedi 1er juin, EDF s’est vu décerner le Trophée de la cuve la plus fissurée, pour celle du réacteur n°1 de la centrale de Tricastin. La remise a eu lieu à l’espace d’information du public EDF du Tricastin, en présence de représentants des associations Stop Tricastin, Greenpeace et Réseau « Sortir du nucléaire ».



Avec ses 20 fissures [1], le trophée de la cuve la plus fissurée ne pouvait échapper à celle du réacteur n°1 de Tricastin.” dit Alain Volle porte-parole de l’association Stop Tricastin, qui entend, par ce geste symbolique, dénoncer la vétusté des installations et les risques liés au parc nucléaire français.

EDF ne donne jamais les chiffres sur l’évolution de ces fissures et se contente d’affirmer qu’elles sont connues et contrôlées. Nous mettons au défi l’électricien national d’informer précisément les riverains de l’état réel de cette cuve.” s’indigne-t-il.

La centrale du Tricastin a débuté sa production d’électricité en 1980. Construite pour durer trente ans, elle en a aujourd’hui bientôt quarante et EDF est bien décidée à la prolonger encore dix ans, et peut-être plus. Elle sera la première en France à présenter un dossier à l’approbation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire afin de prolonger la durée d’exploitation du réacteur N°1. La visite décennale des quatre décennies (VD4) débute d’ailleurs ce mois-ci.

Le problème le plus symptomatique de l’usure générale est l’état de la cuve du réacteur n°1. C’est elle qui retient la très forte radioactivité du cœur nucléaire.” poursuit le militant. La cuve doit en effet être en mesure de résister à de très hautes températures ainsi qu’à une pression de 155 bar et c’est une pièce cruciale du circuit primaire qui doit assurer le confinement du combustible. À sa construction, cette cuve de 330 tonnes était supposée être indestructible. Pourtant, depuis les informations dévoilées par les syndicats en 1980, on sait que cette cuve comporte des défauts : lors du soudage des différentes parties, des fissures sont apparues — tout comme dans 10 autres réacteurs en France. Selon l’ASN, sur les 33 fissures détectées dans tout le parc français, 17 de l’ordre du cm affectent la cuve du réacteur n°1 de Tricastin.

Au cours des mois qui viennent, nous resterons mobilisés et continuerons de réclamer le non dépassement de la durée de vie initialement prévue par EdF à 40 ans maximum : l’état de la cuve est le dernier indicateur de la capacité d’un réacteur à fonctionner dans des conditions de sûreté acceptable et ce, parce qu’elle n’est pas remplaçable.

’’Les fissures augmentent avec l’âge des cuves, notamment par effet de dilatation thermique lors des montées et descentes en température durant les phases de démarrages et d’arrêts de fonctionnement. On ne veut pas aller jusqu’à la rupture de l’acier ! Il faut arrêter ce réacteur maintenant !’’

Contacts :

Stop Tricastin : Alain Volle, tel : 0685124062 Greenpeace : Roger Spautz, tel : +352 62133361 Réseau « Sortir du nucléaire » : Julien Baldassarra, tel : 0760150123

Avec ses 20 fissures [1], le trophée de la cuve la plus fissurée ne pouvait échapper à celle du réacteur n°1 de Tricastin.” dit Alain Volle porte-parole de l’association Stop Tricastin, qui entend, par ce geste symbolique, dénoncer la vétusté des installations et les risques liés au parc nucléaire français.

EDF ne donne jamais les chiffres sur l’évolution de ces fissures et se contente d’affirmer qu’elles sont connues et contrôlées. Nous mettons au défi l’électricien national d’informer précisément les riverains de l’état réel de cette cuve.” s’indigne-t-il.

La centrale du Tricastin a débuté sa production d’électricité en 1980. Construite pour durer trente ans, elle en a aujourd’hui bientôt quarante et EDF est bien décidée à la prolonger encore dix ans, et peut-être plus. Elle sera la première en France à présenter un dossier à l’approbation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire afin de prolonger la durée d’exploitation du réacteur N°1. La visite décennale des quatre décennies (VD4) débute d’ailleurs ce mois-ci.

Le problème le plus symptomatique de l’usure générale est l’état de la cuve du réacteur n°1. C’est elle qui retient la très forte radioactivité du cœur nucléaire.” poursuit le militant. La cuve doit en effet être en mesure de résister à de très hautes températures ainsi qu’à une pression de 155 bar et c’est une pièce cruciale du circuit primaire qui doit assurer le confinement du combustible. À sa construction, cette cuve de 330 tonnes était supposée être indestructible. Pourtant, depuis les informations dévoilées par les syndicats en 1980, on sait que cette cuve comporte des défauts : lors du soudage des différentes parties, des fissures sont apparues — tout comme dans 10 autres réacteurs en France. Selon l’ASN, sur les 33 fissures détectées dans tout le parc français, 17 de l’ordre du cm affectent la cuve du réacteur n°1 de Tricastin.

Au cours des mois qui viennent, nous resterons mobilisés et continuerons de réclamer le non dépassement de la durée de vie initialement prévue par EdF à 40 ans maximum : l’état de la cuve est le dernier indicateur de la capacité d’un réacteur à fonctionner dans des conditions de sûreté acceptable et ce, parce qu’elle n’est pas remplaçable.

’’Les fissures augmentent avec l’âge des cuves, notamment par effet de dilatation thermique lors des montées et descentes en température durant les phases de démarrages et d’arrêts de fonctionnement. On ne veut pas aller jusqu’à la rupture de l’acier ! Il faut arrêter ce réacteur maintenant !’’

Contacts :

Stop Tricastin : Alain Volle, tel : 0685124062 Greenpeace : Roger Spautz, tel : +352 62133361 Réseau « Sortir du nucléaire » : Julien Baldassarra, tel : 0760150123


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charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
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