Il faut un "plan Marshall" pour les économies
d’énergie et les énergies renouvelables
La grande coupure d’électricité qui a frappé une partie de l’Europe cette nuit est la démonstration de la faillite des systèmes centralisés et surtout de l’augmentation continue de la consommation d’énergie.
Alors que les responsables politiques et les dirigeants des multinationales de l’énergie se contentent de belles déclarations sur de supposées "économies d’énergie" et sur le "développement durable", la consommation d’énergie ne cesse de croître, mettant en difficulté les réseaux de distribution.
Ces réseaux sont d’ailleurs d’autant plus fragiles qu’ils sont extrêmement centralisés, en particulier à cause des centrales nucléaires que l’on trouve en particulier en France et en Allemagne (pays qui, pour le moment, reste encore très dépendant de son industrie nucléaire).
Face à ces perspectives, la première chose à faire est d’annuler les investissements massifs prévus dans le nucléaire (réacteurs EPR, ITER, et "génération4" ; usine Georges-Besse2 ; etc.), et d’investir immédiatement dans un "plan marshal" pour les économies d’énergie et les énergies renouvelables.
Il faut dégager des puissants moyens financiers pour rénover l’ensemble du parc de bâtiments et habitations, de façon à faire diminuer d’au moins 50% la consommation d’énergie. Les matériaux extrêmement isolants existent depuis des années, mais ils n’ont hélas pas été massivement utilisés.
Par ailleurs, il faut développer au maximum toutes les énergies renouvelables (géothermie, filière bois, éolien, solaire, etc) qui sont extrêmement décentralisées et donc beaucoup moins vulnérables face à des black-out accidentels ou causés par des malveillances (actes terroristes), et des évènements climatiques comme les tempêtes et les canicules : la tempête 1999 et les canicules 2003 et 2006 ont montré la fragilité du système nucléaire français. Il est temps d’agir.