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Redémarrage du premier réacteur nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima : un "deuil" de bien courte durée

Communiqué du 18 août 2011



Mercredi 17 aout, les autorités japonaises ont autorisé l’opérateur Hepco (Hokkaido Electric Power) à redémarrer le réacteur n°3 de la centrale de Tomari, sur l’ile d’Hokkaido, pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima.

Pourtant, les Japonais sont de plus en plus opposés au nucléaire (1). La défiance de la population à l’égard de cette énergie s’est encore accrue après que divers scandales aient éclaboussés le gouvernement et l’autorité de sûreté nucléaire nippones : censure et surveillance des médias de la part du gouvernement (2), pressions sur des employés d’opérateurs nucléaires pour les inciter à envoyer des courriels en faveur de l’énergie nucléaire durant les débats télévisés (3), aliments contaminés à la vente sur les étals de Tokyo (4), fax d’alerte à l’attention du Premier Ministre japonais détournés (5), incidents dissimulés (6), falsification de rapports de sûreté (7)…

Dans les plus hautes sphères étatiques, le rapport de force est palpable. Le Premier ministre lui-même, Mr Naoto Kan, s’était prononcé il y a un mois en faveur d’une sortie du nucléaire (8). Une prise de position historique pour le Japon, que le Réseau "Sortir du nucléaire" avait salué.

La reprise de l’exploitation commerciale du réacteur est une décision du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti), dont dépend d’ailleurs l’Agence de sureté industrielle et nucléaire (Nisa). Le chef du gouvernement avait fustigé les conflits d’intérêts multiples existants entre le Meti, la Nisa et les industriels du nucléaire.

Par cette décision, le Meti cherche visiblement à faire passer le message que Fukushima est une crise révolue. Mais pourtant, cinq mois après son déclenchement, la catastrophe de Fukushima ne fait que commencer. Cinq mois que les réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima échappent à tout contrôle et relâchent des quantités massives de radioactivité dans l’environnement, cinq mois que l’on tente sans succès de refroidir la piscine du réacteur n°4 . La radioactivité sur le site est toujours intense et s’amplifie. A défaut de pouvoir arrêter quoi que ce soit, TEPCO annonce la mise en place de chapiteaux en plastique sur les réacteurs pour "confiner" la radioactivité sur place.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" condamne l’affairisme et les collusions auxquels se livrent les responsables du Meti et la Nisa. La centrale de Tomari, elle aussi située en zone littorale, n’est pas moins vulnérable que celle de Fukushima. Fukushima a détruit beaucoup de vies, ne laissons pas les industriels nous le faire oublier.


Pour suivre l’actualité jour par jour de la catastrophe de Fukushima et ses conséquences : consulter notre dossier d’actualité

Contact presse :

Daniel Roussée - 06 61 97 83 28
Opale Crivello - 06 64 66 01 23


Notes :


(1) Les Japonais majoritairement opposés au redémarrage des réacteurs
(2) Fukushima, J+60 : le Japon censure à la chinoise
(3) Japon - un scandale d’emails pro-nucléaires secoue un peu plus le secteur
(4) Crise nucléaire : du boeuf contaminé à fort taux de radioactivité découvert au Japon
(5) Révélations, tsunami et nucléaire : les autorités japonaises au coeur de scandales
(6) Quand le géant du nucléaire japonais cachait des incidents
(7) Des fissures dans la filière plutonium au Japon
(8) Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire" en date du 13/07/2011

Mercredi 17 aout, les autorités japonaises ont autorisé l’opérateur Hepco (Hokkaido Electric Power) à redémarrer le réacteur n°3 de la centrale de Tomari, sur l’ile d’Hokkaido, pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima.

Pourtant, les Japonais sont de plus en plus opposés au nucléaire (1). La défiance de la population à l’égard de cette énergie s’est encore accrue après que divers scandales aient éclaboussés le gouvernement et l’autorité de sûreté nucléaire nippones : censure et surveillance des médias de la part du gouvernement (2), pressions sur des employés d’opérateurs nucléaires pour les inciter à envoyer des courriels en faveur de l’énergie nucléaire durant les débats télévisés (3), aliments contaminés à la vente sur les étals de Tokyo (4), fax d’alerte à l’attention du Premier Ministre japonais détournés (5), incidents dissimulés (6), falsification de rapports de sûreté (7)…

Dans les plus hautes sphères étatiques, le rapport de force est palpable. Le Premier ministre lui-même, Mr Naoto Kan, s’était prononcé il y a un mois en faveur d’une sortie du nucléaire (8). Une prise de position historique pour le Japon, que le Réseau "Sortir du nucléaire" avait salué.

La reprise de l’exploitation commerciale du réacteur est une décision du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti), dont dépend d’ailleurs l’Agence de sureté industrielle et nucléaire (Nisa). Le chef du gouvernement avait fustigé les conflits d’intérêts multiples existants entre le Meti, la Nisa et les industriels du nucléaire.

Par cette décision, le Meti cherche visiblement à faire passer le message que Fukushima est une crise révolue. Mais pourtant, cinq mois après son déclenchement, la catastrophe de Fukushima ne fait que commencer. Cinq mois que les réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima échappent à tout contrôle et relâchent des quantités massives de radioactivité dans l’environnement, cinq mois que l’on tente sans succès de refroidir la piscine du réacteur n°4 . La radioactivité sur le site est toujours intense et s’amplifie. A défaut de pouvoir arrêter quoi que ce soit, TEPCO annonce la mise en place de chapiteaux en plastique sur les réacteurs pour "confiner" la radioactivité sur place.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" condamne l’affairisme et les collusions auxquels se livrent les responsables du Meti et la Nisa. La centrale de Tomari, elle aussi située en zone littorale, n’est pas moins vulnérable que celle de Fukushima. Fukushima a détruit beaucoup de vies, ne laissons pas les industriels nous le faire oublier.


Pour suivre l’actualité jour par jour de la catastrophe de Fukushima et ses conséquences : consulter notre dossier d’actualité

Contact presse :

Daniel Roussée - 06 61 97 83 28
Opale Crivello - 06 64 66 01 23


Notes :


(1) Les Japonais majoritairement opposés au redémarrage des réacteurs
(2) Fukushima, J+60 : le Japon censure à la chinoise
(3) Japon - un scandale d’emails pro-nucléaires secoue un peu plus le secteur
(4) Crise nucléaire : du boeuf contaminé à fort taux de radioactivité découvert au Japon
(5) Révélations, tsunami et nucléaire : les autorités japonaises au coeur de scandales
(6) Quand le géant du nucléaire japonais cachait des incidents
(7) Des fissures dans la filière plutonium au Japon
(8) Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire" en date du 13/07/2011





Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23


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