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Sortir du nucléaire n°78

Été 2018

Nous avons lu, vu...

Été 2018




Poésie nucléaire

Gérard Bertolini,
Édition Edilivre, 2018, 30 pages.
Livre papier : 7 €, livre numérique : 1,99 € sur www.edilivre.com/poesie-nucleaire-gerard-bertolini.html/.

Dans ce petit recueil de poèmes, Gérard Bertolini, ancien directeur de recherche au CNRS et spécialiste des déchets nous parle du nucléaire, de l’extraction de l’uranium à la gestion des déchets en passant par les accidents de Three Miles Island, de Tchernobyl et de Fukushima. On aborde la question avec un regard neuf et poétique.

Anne-Lise Devaux


Le couvercle du soleil

Réalisation Sato Futoshi, durée 1h30. Pour les groupes qui souhaiteraient organiser une projection de ce film peuvent contacter Kolin Kobayashi echoechanges@wanadoo.fr

Quelle idée folle, aux confins de l’absurde, de vouloir poser un couvercle sur le soleil  !

Il faut voir ce docu-fiction pour comprendre le message que son titre dissimule.

L’histoire 1 se passe à Tokyo, les cinq premiers jours après la catastrophe du 11 avril 2011, avec son terrible tremblement de
terre, le tsunami et les 3 explosions de la centrale de Fukushima. Nous sommes dans la “phase réflexe“ d’une catastrophe. Le film nous introduit dans la résidence du premier ministre, Naoto Kan 2, qui est le personnage central. Il faut dire “personnage“ et non “acteur“, car on nous montre
qu’il ne peut justement pas agir. Il ne peut que poser des questions auxquelles les prétendus spécialistes ne savent pas répondre. Ceux qui connaissent les réponses, les cadres de TEPCO, refusent de les donner au gouvernement. Comment peut-il alors trouver les solutions à un problème dont on lui cache les données ?

C’est à la fois impossible, angoissant et fou.

Comme dans tous les pays “nucléarisés“, les hommes politiques japonais avaient fait confiance à l’industrie de leur pays pour garantir la sûreté des installations nucléaires. Cette confiance a manifestement été trahie. Le visionnage nous
permet d’imaginer ce qui se passerait en cas d’accident nucléaire majeur en France. Comment dans ces conditions poursuivre l’exploitation des centrales nucléaires ?

C’est à la fois impossible, angoissant et fou...

...tout comme vouloir poser un couvercle sur le soleil.

En pratique

Après l’avant-première de la projection à Paris en mars dernier, en présence de Naoto Kan, le film a été projeté au Mans (72) et à La Turballe (44) en avril. D’autres soirées-débats sont d’ors et déjà programmées pour l’automne et l’hiver prochain  : à Nantes (44) le 17 septembre, au cinéma Le Concorde, à Angers (49) le 18 septembre au cinéma 400 Coups puis les 25, 26 et 27 janvier 2019 à Tours, Ambroise et Chinon.

Jacques Terracher et Kolin Kobayashi


Le design énergétique des bâtiments

Pascal Lenormand,
AFNOR éditions, 2018, 129 p., 28 €

Avec un tel titre, on pouvait s’attendre à un traité sur la thermique des bâtiments, purement technique et accessible uniquement aux personnes dotées d’une formation d’ingénieur. Rassurez-vous, ce n’est pas le cas !

Membre actif de l’association Négawatt, Pascal Lenormand, qui cumule les expériences de spécialiste du design énergétique, de musicien professionnel et de traducteur d’ouvrages sur la méditation, a fait le choix d’une approche atypique, rafraîchissante et humaniste. Il propose ainsi une excellente vulgarisation des
notions énergétiques de base et des grands enjeux de la consommation des bâtiments, illustrés avec humour et pédagogie par un bédéiste. Mais il élargit le propos bien au-delà du champ technique, pour rentrer dans celui de l’humain. L’auteur introduit d’intéressantes réflexions sur la notion éminemment subjective de sobriété, qu’il invite à considérer non comme un synonyme d’austérité mais comme un appel
à la créativité.
Surtout, il rappelle que tout bâtiment, si bien conçu soit-il sur le papier, peut s’avérer invivable si l’on n’intègre pas dans la réflexion les humains qui vont l’utiliser… Il n’est pas courant qu’un ouvrage sur un sujet technique se conclue, comme celui-ci, par un appel à l’empathie et à la bienveillance dans tous les domaines. Une approche bienvenue qui mérite d’être saluée !

Charlotte Mijeon

Poésie nucléaire

Gérard Bertolini,
Édition Edilivre, 2018, 30 pages.
Livre papier : 7 €, livre numérique : 1,99 € sur www.edilivre.com/poesie-nucleaire-gerard-bertolini.html/.

Dans ce petit recueil de poèmes, Gérard Bertolini, ancien directeur de recherche au CNRS et spécialiste des déchets nous parle du nucléaire, de l’extraction de l’uranium à la gestion des déchets en passant par les accidents de Three Miles Island, de Tchernobyl et de Fukushima. On aborde la question avec un regard neuf et poétique.

Anne-Lise Devaux


Le couvercle du soleil

Réalisation Sato Futoshi, durée 1h30. Pour les groupes qui souhaiteraient organiser une projection de ce film peuvent contacter Kolin Kobayashi echoechanges@wanadoo.fr

Quelle idée folle, aux confins de l’absurde, de vouloir poser un couvercle sur le soleil  !

Il faut voir ce docu-fiction pour comprendre le message que son titre dissimule.

L’histoire 1 se passe à Tokyo, les cinq premiers jours après la catastrophe du 11 avril 2011, avec son terrible tremblement de
terre, le tsunami et les 3 explosions de la centrale de Fukushima. Nous sommes dans la “phase réflexe“ d’une catastrophe. Le film nous introduit dans la résidence du premier ministre, Naoto Kan 2, qui est le personnage central. Il faut dire “personnage“ et non “acteur“, car on nous montre
qu’il ne peut justement pas agir. Il ne peut que poser des questions auxquelles les prétendus spécialistes ne savent pas répondre. Ceux qui connaissent les réponses, les cadres de TEPCO, refusent de les donner au gouvernement. Comment peut-il alors trouver les solutions à un problème dont on lui cache les données ?

C’est à la fois impossible, angoissant et fou.

Comme dans tous les pays “nucléarisés“, les hommes politiques japonais avaient fait confiance à l’industrie de leur pays pour garantir la sûreté des installations nucléaires. Cette confiance a manifestement été trahie. Le visionnage nous
permet d’imaginer ce qui se passerait en cas d’accident nucléaire majeur en France. Comment dans ces conditions poursuivre l’exploitation des centrales nucléaires ?

C’est à la fois impossible, angoissant et fou...

...tout comme vouloir poser un couvercle sur le soleil.

En pratique

Après l’avant-première de la projection à Paris en mars dernier, en présence de Naoto Kan, le film a été projeté au Mans (72) et à La Turballe (44) en avril. D’autres soirées-débats sont d’ors et déjà programmées pour l’automne et l’hiver prochain  : à Nantes (44) le 17 septembre, au cinéma Le Concorde, à Angers (49) le 18 septembre au cinéma 400 Coups puis les 25, 26 et 27 janvier 2019 à Tours, Ambroise et Chinon.

Jacques Terracher et Kolin Kobayashi


Le design énergétique des bâtiments

Pascal Lenormand,
AFNOR éditions, 2018, 129 p., 28 €

Avec un tel titre, on pouvait s’attendre à un traité sur la thermique des bâtiments, purement technique et accessible uniquement aux personnes dotées d’une formation d’ingénieur. Rassurez-vous, ce n’est pas le cas !

Membre actif de l’association Négawatt, Pascal Lenormand, qui cumule les expériences de spécialiste du design énergétique, de musicien professionnel et de traducteur d’ouvrages sur la méditation, a fait le choix d’une approche atypique, rafraîchissante et humaniste. Il propose ainsi une excellente vulgarisation des
notions énergétiques de base et des grands enjeux de la consommation des bâtiments, illustrés avec humour et pédagogie par un bédéiste. Mais il élargit le propos bien au-delà du champ technique, pour rentrer dans celui de l’humain. L’auteur introduit d’intéressantes réflexions sur la notion éminemment subjective de sobriété, qu’il invite à considérer non comme un synonyme d’austérité mais comme un appel
à la créativité.
Surtout, il rappelle que tout bâtiment, si bien conçu soit-il sur le papier, peut s’avérer invivable si l’on n’intègre pas dans la réflexion les humains qui vont l’utiliser… Il n’est pas courant qu’un ouvrage sur un sujet technique se conclue, comme celui-ci, par un appel à l’empathie et à la bienveillance dans tous les domaines. Une approche bienvenue qui mérite d’être saluée !

Charlotte Mijeon