Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce les pratiques injustifiables de l’Etat français et des entreprises EDF et AREVA : c’est dans des dictatures (Libye, Chine) qu’ils vendent des réacteur nucléaires.
Le seul réacteur français vendu à un pays démocratique, le réacteur EPR en construction en Finlande, rencontre des difficultés majeures : le chantier à près de 3 ans de retard et occasionne déjà plus d’1 milliard d’euros de pertes.
De fait, le lobby nucléaire français ne parvient plus à vendre de réacteurs que dans des dictatures où, il et vrai, le risque de rencontrer des manifestations antinucléaires est nul.
L’industrie nucléaire a été imposée en France (et ailleurs) à grand renfort de compagnies de gendarmes mobiles qui ont réprimé les manifestations citoyennes massives des années 70 et 80.
Une fois les centrales construites par la force, ce sont les renseignement généraux et la DST (Division de la surveillance du territoire) qui ont pris le relais en fichant les militants antinucléaire voire en les arrêtant (*)
Ce n’est donc pas surprenant que les tenants du nucléaire fassent affaire avec les pires dictateurs : en plus du réacteur que M. sarkozy veut fournir au dictateur Kadhafi, il apparait qu’Areva pourrait vendre deux réacteurs à la Chine, autre "démocratie modèle". Le nucléaire ne nuit pas seulement à l’environnement mais aussi à la démocratie…
(*) Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", a été arrêté par la DST le 16 mai 2006 et risque encore 5 ans de prison pour s’être intéressé de "trop près" au projet de réacteur nucléaire EPR.