Réseau Sortir du nucléaire
BoutiqueAgendaFaire un donEN

Nos communiqués de presse

Lettre de protestation adressée à M. Yoshihiko Noda, Premier Ministre japonais, au sujet du redémarrage des réacteurs d’Ohi

Communiqué du 15 juin 2012



Depuis le 5 mai 2012, l’ensemble du parc nucléaire japonais est à l’arrêt. Mais alors que la centrale accidentée de Fukushima-Daiichi, et en particulier la situation précaire de la piscine de combustible du réacteur n°4, représentent toujours une menace des plus graves, l’industrie nucléaire nippone fait pression sur le gouvernement pour redémarrer des réacteurs au plus vite, contre la volonté de la population.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" s’associe à la protestation contre le redémarrage des réacteurs de la centrale d’Ohi, initiée par plusieurs associations japonaises (Citizens’ Nuclear Information Center (CNIC), Les Amis de la Terre Japon, Green Action, No Nukes Asia Forum, Peace Boat, Shut Tomari) et réaffirme vivement son soutien aux victimes de l’accident de Fukushima et à la société civile japonaise qui lutte pour un Japon sans nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a repris à son compte cette lettre de protestation rédigée par ces associations à l’attention du Premier ministre Yoshihiko Noda ; une délégation franco-japonaise l’a remise ce vendredi 15 juin à l’ambassade du Japon en France.



Lettre de protestation




« Honte à vous, M. Noda - Écoutez votre peuple et montrez-vous responsable - Ne redémarrez pas les réacteurs d’Ohi - Proposez une politique énergétique responsable fondée sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables »


Le 14 juin 2012



Monsieur,

Nous protestons contre votre décision de redémarrer deux réacteurs nucléaires à Ohi, dans la préfecture de Fukui. Nous vous prions de revenir sur votre décision et d’imposer un moratoire sur l’énergie nucléaire au Japon. Nous vous demandons de proposer une politique énergétique responsable pour un Japon sans énergie nucléaire, reposant sur les économies d’énergie et sur les énergies renouvelables.

Voici nos raisons :

  • 1 - Votre décision est antidémocratique. Le public japonais ne vous soutient pas. De nombreux membres et parlementaires de votre propre parti ne sont pas d’accord avec vous.

  • 2 - L’entière vérité quant à la fusion des trois réacteurs de Fukushima n’a pas encore été établie.

  • 3 - Les normes de sécurité temporaires appliquées lors des stress tests, qui prévalent aujourd’hui et sur lesquelles vous vous êtes fondé lorsque vous avez déclaré que les réacteurs d’Ohi étaient sûrs, sont insuffisantes. Pour le moment, les mesures de sécurité essentielles exigées par les stress tests n’ont pas encore été mises en œuvre à Ohi. On n’a pas vérifié si les réacteurs pouvaient être arrêtés en toute sécurité en cas de séisme grave.

  • 4 - Si de nouvelles normes de sécurité sont formulées, elles doivent être supervisées par une agence de sûreté nucléaire réellement indépendante. Cette agence n’a pas encore été mise en place, et les procédures parlementaires viennent tout juste de commencer.

  • 5 - La nette augmentation de l’activité sismique au Japon depuis le tremblement de terre et le tsunami dévastateurs du 11 mars est alarmante. La présence de failles actives dans le voisinage des réacteurs d’Ohi, voire sous le site même, est un motif de préoccupation majeur.

    Vous pouvez voir en cette lettre une ingérence extérieure dans les affaires intérieures du Japon. Cependant, nous savons depuis Tchernobyl et Fukushima que les retombées des accidents nucléaires ignorent les frontières nationales, mais qu’elles ont des effets graves sur l’environnement dans le monde entier et présentent des risques encore inconnus pour la santé de toute l’humanité. Nous estimons qu’il est moralement de notre devoir de vous exprimer nos préoccupations.

    Nous savons également que nos préoccupations sont celles de nombreux habitants de votre pays, et qu’une majorité n’est pas d’accord avec vous. Nous éprouvons un grand respect pour le peuple japonais, son sens du bien commun et de l’entraide dans les périodes de grande difficulté. Nous sommes convaincus que sa créativité et sa volonté l’aideront à surmonter les difficultés actuelles et à reconstruire un Japon sans énergie nucléaire.

    En conséquence, nous vous prions respectueusement de reconsidérer votre décision de redémarrer les réacteurs d’Ohi et de déclarer un moratoire sur l’énergie nucléaire. Nous vous demandons de proposer une politique énergétique responsable pour un Japon sans énergie nucléaire, reposant sur les économies d’énergie et sur les énergies renouvelables.


    Respectueusement,

    Le Réseau "Sortir du nucléaire"
    Fédération regroupant 940 associations
    et 57 000 citoyens



    Chargée de communication :
    Charlotte Mijeon - 06 64 66 0123
  • Depuis le 5 mai 2012, l’ensemble du parc nucléaire japonais est à l’arrêt. Mais alors que la centrale accidentée de Fukushima-Daiichi, et en particulier la situation précaire de la piscine de combustible du réacteur n°4, représentent toujours une menace des plus graves, l’industrie nucléaire nippone fait pression sur le gouvernement pour redémarrer des réacteurs au plus vite, contre la volonté de la population.

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" s’associe à la protestation contre le redémarrage des réacteurs de la centrale d’Ohi, initiée par plusieurs associations japonaises (Citizens’ Nuclear Information Center (CNIC), Les Amis de la Terre Japon, Green Action, No Nukes Asia Forum, Peace Boat, Shut Tomari) et réaffirme vivement son soutien aux victimes de l’accident de Fukushima et à la société civile japonaise qui lutte pour un Japon sans nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a repris à son compte cette lettre de protestation rédigée par ces associations à l’attention du Premier ministre Yoshihiko Noda ; une délégation franco-japonaise l’a remise ce vendredi 15 juin à l’ambassade du Japon en France.



    Lettre de protestation




    « Honte à vous, M. Noda - Écoutez votre peuple et montrez-vous responsable - Ne redémarrez pas les réacteurs d’Ohi - Proposez une politique énergétique responsable fondée sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables »


    Le 14 juin 2012



    Monsieur,

    Nous protestons contre votre décision de redémarrer deux réacteurs nucléaires à Ohi, dans la préfecture de Fukui. Nous vous prions de revenir sur votre décision et d’imposer un moratoire sur l’énergie nucléaire au Japon. Nous vous demandons de proposer une politique énergétique responsable pour un Japon sans énergie nucléaire, reposant sur les économies d’énergie et sur les énergies renouvelables.

    Voici nos raisons :

  • 1 - Votre décision est antidémocratique. Le public japonais ne vous soutient pas. De nombreux membres et parlementaires de votre propre parti ne sont pas d’accord avec vous.

  • 2 - L’entière vérité quant à la fusion des trois réacteurs de Fukushima n’a pas encore été établie.

  • 3 - Les normes de sécurité temporaires appliquées lors des stress tests, qui prévalent aujourd’hui et sur lesquelles vous vous êtes fondé lorsque vous avez déclaré que les réacteurs d’Ohi étaient sûrs, sont insuffisantes. Pour le moment, les mesures de sécurité essentielles exigées par les stress tests n’ont pas encore été mises en œuvre à Ohi. On n’a pas vérifié si les réacteurs pouvaient être arrêtés en toute sécurité en cas de séisme grave.

  • 4 - Si de nouvelles normes de sécurité sont formulées, elles doivent être supervisées par une agence de sûreté nucléaire réellement indépendante. Cette agence n’a pas encore été mise en place, et les procédures parlementaires viennent tout juste de commencer.

  • 5 - La nette augmentation de l’activité sismique au Japon depuis le tremblement de terre et le tsunami dévastateurs du 11 mars est alarmante. La présence de failles actives dans le voisinage des réacteurs d’Ohi, voire sous le site même, est un motif de préoccupation majeur.

    Vous pouvez voir en cette lettre une ingérence extérieure dans les affaires intérieures du Japon. Cependant, nous savons depuis Tchernobyl et Fukushima que les retombées des accidents nucléaires ignorent les frontières nationales, mais qu’elles ont des effets graves sur l’environnement dans le monde entier et présentent des risques encore inconnus pour la santé de toute l’humanité. Nous estimons qu’il est moralement de notre devoir de vous exprimer nos préoccupations.

    Nous savons également que nos préoccupations sont celles de nombreux habitants de votre pays, et qu’une majorité n’est pas d’accord avec vous. Nous éprouvons un grand respect pour le peuple japonais, son sens du bien commun et de l’entraide dans les périodes de grande difficulté. Nous sommes convaincus que sa créativité et sa volonté l’aideront à surmonter les difficultés actuelles et à reconstruire un Japon sans énergie nucléaire.

    En conséquence, nous vous prions respectueusement de reconsidérer votre décision de redémarrer les réacteurs d’Ohi et de déclarer un moratoire sur l’énergie nucléaire. Nous vous demandons de proposer une politique énergétique responsable pour un Japon sans énergie nucléaire, reposant sur les économies d’énergie et sur les énergies renouvelables.


    Respectueusement,

    Le Réseau "Sortir du nucléaire"
    Fédération regroupant 940 associations
    et 57 000 citoyens



    Chargée de communication :
    Charlotte Mijeon - 06 64 66 0123




  • Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

    charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
    Tél : 06 64 66 01 23


    Pétition : ne validez pas la
    cuve défectueuse de l’EPR !





    Thèmes
    Fukushima