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ITER : un projet impossible à financer, un mythe à abandonner tant qu’il est encore temps !

Communiqué du 12 juillet 2010



Plus un sou pour ITER...

Ce lundi, les ministres européens doivent se réunir pour adopter une feuille de route sur le financement du projet ITER, qui sera ensuite présentée fin juillet à Cadarache aux partenaires internationaux du projet.

Les partisans de la fusion font face à une contradiction insurmontable. Les coûts annoncés d’ITER ont explosé, atteignant 16 milliards d’Euros, dont 7,2 pour la partie européenne (au lieu des 2,7 prévus en 2001) (1). Si les Etats et la Commission Européenne restent unanimes pour soutenir la fusion, ils le sont aussi pour refuser de rajouter un centime de plus au budget, et admettent désormais implicitement l’absence de viabilité du proje (2). Aucun accord politique sur le financement des surcoûts d’ITER n’a été trouvé depuis des mois, et c’est une feuille de route préparée dans une opacité totale qui doit être présentée à la réunion de ce lundi, et adoptée sans discussion préalable.

Par quel tour de passe-passe les partisans d’ITER pourront-ils dénicher des fonds inexistants pour soutenir ce projet pharaonique ? Sur quels budgets bloqués comptent-ils rogner ? La fascination pour la fusion fait décidément perdre toute logique aux décideurs !

C’est le moment d’abandonner ce projet inutile, coûteux et dangereux
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu’ITER n’est pas seulement un gouffre financier, qui absorbe plus de 60 % des fonds européens destinés à la recherche sur l’énergie, détournant des sommes colossales de vraies solutions d’avenir infiniment plus saines et renouvelables. C’est aussi un projet à haut risques, qui nécessitera l’utilisation de tritium, isotope hautement toxique et volatil de l’hydrogène, en quantité suffisante pour fabriquer des centaines de bombes.

ITER contribue à entretenir le mythe d’une technologie nucléaire qui répondrait aux problèmes énergétiques de l’avenir. Pourtant, ce projet pharaonique et irréaliste, qui est censé consommer l’équivalent de la moitié de la production d’un réacteur pour une expérience de quelques minutes, n’a jamais été destiné à la production d’électricité. Comme le projet de réacteur à fission de « quatrième génération », le projet de fusion nucléaire ITER reste une utopie, qui empêche de se tourner vers les alternatives énergétiques.

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il est hors de question que les ministres européens persistent à accorder des chèques en blanc pour un tel éléphant blanc, dangereux, coûteux et inutile. L’expérience désastreuse du surgénérateur Superphénix à Creys Malville, réacteur soi-disant révolutionnaire, qui au final aura consommé plus d’énergie qu’il n’en aura produit et aura coûté extrêmement cher, devrait servir de référence aux ministres européens. La seule option de bon sens, plus que jamais, est de renoncer à leur fascination aveugle pour ce mythe scientiste et de mettre fin au projet ITER avant la réunion de Cadarache.



Pour plus d’informations : https://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/ITER.html


Contacts presse :
Daniel Roussée : 06 61 97 83 28
Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20

1- Ce chiffre ne comprend d’ailleurs ni les coûts de fonctionnement, ni ceux du démantèlement à anticiper.

2- Déclaration de la Commission européenne du 7 juillet 2010 : « La Commission se félicite que le Conseil ait réaffirmé, au point 1du projet de conclusions "combien il juge important de mener à bien le projet ITER". Toutefois, l’approche préconisée par le Conseil ne permettrait pas de résoudre à long terme les problèmes de financement d’ITER et d’assurer la viabilité du projet. La Commission réserve donc sa position sur l’approbation de la base de référence du projet ainsi que son droit de présenter à l’autorité budgétaire des propositions plus appropriées. »

3- Selon le Pr. Masatoshi Koshiba, une dose de 1 mg de tritium serait déjà mortelle.

4- La conception d’ITER comprend de nombreuses impasses : ainsi, il n’existe encore aucun matériau capable de résister aux températures de l’ordre de 100 millions de degrés centigrades que l’installation est censée supporter !

Plus un sou pour ITER...

Ce lundi, les ministres européens doivent se réunir pour adopter une feuille de route sur le financement du projet ITER, qui sera ensuite présentée fin juillet à Cadarache aux partenaires internationaux du projet.

Les partisans de la fusion font face à une contradiction insurmontable. Les coûts annoncés d’ITER ont explosé, atteignant 16 milliards d’Euros, dont 7,2 pour la partie européenne (au lieu des 2,7 prévus en 2001) (1). Si les Etats et la Commission Européenne restent unanimes pour soutenir la fusion, ils le sont aussi pour refuser de rajouter un centime de plus au budget, et admettent désormais implicitement l’absence de viabilité du proje (2). Aucun accord politique sur le financement des surcoûts d’ITER n’a été trouvé depuis des mois, et c’est une feuille de route préparée dans une opacité totale qui doit être présentée à la réunion de ce lundi, et adoptée sans discussion préalable.

Par quel tour de passe-passe les partisans d’ITER pourront-ils dénicher des fonds inexistants pour soutenir ce projet pharaonique ? Sur quels budgets bloqués comptent-ils rogner ? La fascination pour la fusion fait décidément perdre toute logique aux décideurs !

C’est le moment d’abandonner ce projet inutile, coûteux et dangereux
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu’ITER n’est pas seulement un gouffre financier, qui absorbe plus de 60 % des fonds européens destinés à la recherche sur l’énergie, détournant des sommes colossales de vraies solutions d’avenir infiniment plus saines et renouvelables. C’est aussi un projet à haut risques, qui nécessitera l’utilisation de tritium, isotope hautement toxique et volatil de l’hydrogène, en quantité suffisante pour fabriquer des centaines de bombes.

ITER contribue à entretenir le mythe d’une technologie nucléaire qui répondrait aux problèmes énergétiques de l’avenir. Pourtant, ce projet pharaonique et irréaliste, qui est censé consommer l’équivalent de la moitié de la production d’un réacteur pour une expérience de quelques minutes, n’a jamais été destiné à la production d’électricité. Comme le projet de réacteur à fission de « quatrième génération », le projet de fusion nucléaire ITER reste une utopie, qui empêche de se tourner vers les alternatives énergétiques.

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il est hors de question que les ministres européens persistent à accorder des chèques en blanc pour un tel éléphant blanc, dangereux, coûteux et inutile. L’expérience désastreuse du surgénérateur Superphénix à Creys Malville, réacteur soi-disant révolutionnaire, qui au final aura consommé plus d’énergie qu’il n’en aura produit et aura coûté extrêmement cher, devrait servir de référence aux ministres européens. La seule option de bon sens, plus que jamais, est de renoncer à leur fascination aveugle pour ce mythe scientiste et de mettre fin au projet ITER avant la réunion de Cadarache.



Pour plus d’informations : https://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/ITER.html


Contacts presse :
Daniel Roussée : 06 61 97 83 28
Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20

1- Ce chiffre ne comprend d’ailleurs ni les coûts de fonctionnement, ni ceux du démantèlement à anticiper.

2- Déclaration de la Commission européenne du 7 juillet 2010 : « La Commission se félicite que le Conseil ait réaffirmé, au point 1du projet de conclusions "combien il juge important de mener à bien le projet ITER". Toutefois, l’approche préconisée par le Conseil ne permettrait pas de résoudre à long terme les problèmes de financement d’ITER et d’assurer la viabilité du projet. La Commission réserve donc sa position sur l’approbation de la base de référence du projet ainsi que son droit de présenter à l’autorité budgétaire des propositions plus appropriées. »

3- Selon le Pr. Masatoshi Koshiba, une dose de 1 mg de tritium serait déjà mortelle.

4- La conception d’ITER comprend de nombreuses impasses : ainsi, il n’existe encore aucun matériau capable de résister aux températures de l’ordre de 100 millions de degrés centigrades que l’installation est censée supporter !


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