Réseau Sortir du nucléaire
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Campagnes et mobilisations 2010

Campagnes et mobilisations nationales du Réseau "Sortir du nucléaire" en 2010


Juin 2010 : Grenelle 2 : mobilisons-nous contre la banalisation des pollutions nucléaires ! > Revue de presse

Développement Durable.com : Grenelle 2 - éolien et nucléaire au programme des discussions

12 mai 2010 |




L’examen du projet de loi Grenelle 2 doit débuter demain, mardi 4 mai, à l’Assemblée nationale. Mais devant les amendements freinant le développement de l’énergie éolienne et, au contraire, faisant la part belle au nucléaire, plus d’une dizaine d’associations et de salariés de l’éolien, ont décidé de manifester leur mécontentement. Comme un rappel à l’ordre des parlementaires…



12/05/2010 :

Plus de deux ans et demi après avoir été édictés, les engagements du Grenelle de l’environnement vont être traduits en actes. Du 4 au 7 mai, les parlementaires vont discuter, débattre, négocier et voter. Si de nombreux écologistes louent cet événement tant attendu, d’autres font part de leur grogne. Et comptent bien se faire entendre dès demain pour l’ouverture des travaux parlementaires.

Après les employés de l’industrie éolienne, qui ouvriront la marche des manifestations, les militants de douze associations sont attendus dès 16h place Edouard Herriot, tout près de l’Assemblée nationale « pour réveiller les parlementaires ». Intitulé « Du bruit pour l’environnement », la marche se fera en musique, tous les manifestants étant invités à venir avec un sifflet ou un instrument. A l’initiative du Réseau Sortir du nucléaire, d’Agir pour l’environnement, du Réseau Action Climat, des Amis de la Terre, du MDRGF, du CNIID, de Priartém, de Résistance à l’agression publicitaire, de l’Association pour un contrat mondial de l’eau, de l’ACIPA, de l’Union nationale de l’apiculture française, de la Fédération de l’agriculture biologique et enfin, de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, cette manifestation veut pointer du doigt les incohérences entre l’esprit et le texte du Grenelle.

Eolien bridé, nucléaire renforcé

Pour le Réseau Sortir du nucléaire, le texte débattu à partir de demain ne concrétise que très peu les engagements forts pris en octobre 2007 entre les cinq collèges du Grenelle Le délai, de deux ans et demi, constitue déjà un premier point d’achoppement qui a permis, selon le Réseau, aux lobbyistes et autres industriels de ternir le message du Grenelle. « Force est de constater que la régression totale du droit de l’environnement a succédé aux promesses vertes, formulées à de seules fins électoralistes », se plaint l’association.

Coup dur pour l’éolien, d’abord. De nombreux amendements, inspirés du rapport Ollier, mettent nombre de bâtons dans les pâles des éoliennes. Citant par exemple, pour freiner leur développement, l’intermittence de l’énergie éolienne ou la hauteur des machines, le rapport Ollier ne cesse de discréditer une énergie renouvelable pourtant capitale pour atteindre l’objectif du Paquet climat-énergie (20 % d’énergies renouvelables en 2020). Pour l’ONG anti-nucléaire, « il ne reste donc au pouvoir nucléaire et à son allié objectif, le pouvoir actuel, qu’à tenter, à force de rapports et de recommandations alambiquées, de freiner autant que possible le développement des énergies renouvelables, qu’il promeut officiellement ».

Au contraire, la réaffirmation de l’énergie nucléaire fait partie intégrante du texte. Même si les déchets radioactifs sont un fardeau dont on ne sait que faire et dont on ne peut évaluer le comportement dans les siècles à venir, le Réseau évoque un amendement « délirant qui propose de supprimer purement et simplement la procédure d’enquête publique pour toutes les demandes d’augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements d’eau des installations nucléaires ».

Albane Wurtz

12/05/2010 :

Plus de deux ans et demi après avoir été édictés, les engagements du Grenelle de l’environnement vont être traduits en actes. Du 4 au 7 mai, les parlementaires vont discuter, débattre, négocier et voter. Si de nombreux écologistes louent cet événement tant attendu, d’autres font part de leur grogne. Et comptent bien se faire entendre dès demain pour l’ouverture des travaux parlementaires.

Après les employés de l’industrie éolienne, qui ouvriront la marche des manifestations, les militants de douze associations sont attendus dès 16h place Edouard Herriot, tout près de l’Assemblée nationale « pour réveiller les parlementaires ». Intitulé « Du bruit pour l’environnement », la marche se fera en musique, tous les manifestants étant invités à venir avec un sifflet ou un instrument. A l’initiative du Réseau Sortir du nucléaire, d’Agir pour l’environnement, du Réseau Action Climat, des Amis de la Terre, du MDRGF, du CNIID, de Priartém, de Résistance à l’agression publicitaire, de l’Association pour un contrat mondial de l’eau, de l’ACIPA, de l’Union nationale de l’apiculture française, de la Fédération de l’agriculture biologique et enfin, de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, cette manifestation veut pointer du doigt les incohérences entre l’esprit et le texte du Grenelle.

Eolien bridé, nucléaire renforcé

Pour le Réseau Sortir du nucléaire, le texte débattu à partir de demain ne concrétise que très peu les engagements forts pris en octobre 2007 entre les cinq collèges du Grenelle Le délai, de deux ans et demi, constitue déjà un premier point d’achoppement qui a permis, selon le Réseau, aux lobbyistes et autres industriels de ternir le message du Grenelle. « Force est de constater que la régression totale du droit de l’environnement a succédé aux promesses vertes, formulées à de seules fins électoralistes », se plaint l’association.

Coup dur pour l’éolien, d’abord. De nombreux amendements, inspirés du rapport Ollier, mettent nombre de bâtons dans les pâles des éoliennes. Citant par exemple, pour freiner leur développement, l’intermittence de l’énergie éolienne ou la hauteur des machines, le rapport Ollier ne cesse de discréditer une énergie renouvelable pourtant capitale pour atteindre l’objectif du Paquet climat-énergie (20 % d’énergies renouvelables en 2020). Pour l’ONG anti-nucléaire, « il ne reste donc au pouvoir nucléaire et à son allié objectif, le pouvoir actuel, qu’à tenter, à force de rapports et de recommandations alambiquées, de freiner autant que possible le développement des énergies renouvelables, qu’il promeut officiellement ».

Au contraire, la réaffirmation de l’énergie nucléaire fait partie intégrante du texte. Même si les déchets radioactifs sont un fardeau dont on ne sait que faire et dont on ne peut évaluer le comportement dans les siècles à venir, le Réseau évoque un amendement « délirant qui propose de supprimer purement et simplement la procédure d’enquête publique pour toutes les demandes d’augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements d’eau des installations nucléaires ».

Albane Wurtz