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Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs !

Bure : c’est dans ce petit village de la Meuse que l’industrie nucléaire veut enfouir ses déchets les plus dangereux, qui resteront radioactifs pendant des centaines de milliers d’années.


Archives > Débat public

Bure et faux débat public : trop tard, rien à négocier !

5 juin 2013 |




Communiqué de la coordination Bure-Stop du 5 juin 2013



Coordination BURE-STOP :
BureStop 55 (Collectif Meuse contre l’enfouissement des déchets nucléaires), Bure Zone Libre, EODRA (Association des élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs), Les Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château, Mirabel Lorraine Nature Environnement, Meuse Nature Environnement

Bure et faux débat public : trop tard, rien à négocier !

Désorienté par la résistance légitime manifestée par la population, le président de la commission particulière du débat public, M. Bernet, tente de manoeuvrer.

Il a contacté les opposants un par un pour les inviter à une table ronde jeudi 6 juin prochain avec les élus et l’Andra.
Il propose de modifier les conditions du débat en donnant par exemple plus de temps à la salle et aux experts indépendants et moins à l’Andra. Il n’a rien compris ou alors il fait semblant.
Une fois de plus, les pouvoirs publics veulent se moquer de nous.
Nous n’irons pas discuter avec M. Bernet de la meilleure façon d’apaiser le débat.
Nous ne souhaitons pas l’apaisement du débat mais l’arrêt du projet Cigéo / Bure et sa remise à plat en toute transparence et éthique.
On nous roule dans la farine, on nous méprise depuis des années, on achète les consciences à coup de dizaines de millions d’euros, on nous dissimule les risques, on refuse de laisser décider la population, et il faudrait qu’on ait un débat "apaisé" avec les enfouisseurs ?

Nous, citoyens concernés par le projet Cigéo à Bure, nous moquons bien de la façon dont est organisé ce débat puisqu’il ne sert à rien, juste à faire accepter la poubelle atomique et ses nuisances.
Pourquoi aller donner notre avis puisque celui-ci ne sera pas pris en compte et que ce débat n’est là que pour valider la poursuite du chantier de Bure ?

Ce débat public est un rendez-vous truqué, manipulé, déjà expérimenté en 2005 * et qui ne trompe plus grand monde.
Il s’appuie sur une convention internationale** qui prévoit une participation du public dès le début , lorsque TOUTES les options sont ouvertes afin d’exercer une REELLE influence.
Ce débat arrive lorsque toutes les décisions industrielles sont prises. La question d’enfouir ou non près de 95% de la radioactivité produite n’a jamais été posée démocratiquement, malgré tous les arguments sérieux que nous développons depuis près de 20 ans en défaveur de celui-ci.

Une seule ligne de conduite pour les associations : boycott actif du faux débat public, appel à la mobilisation de tous les citoyens, dénonciation de l’enfouissement de la démocratie, exigence de l’arrêt immédiat du processus menant à l’enfouissement !
Rendez-vous nombreux jeudi 13 juin à partir de 18h devant la salle Dumas à Bar le Duc, prochaine réunion publique.

Le débat aujourd’hui, en pleine transition énergétique, c’est comment sortir du nucléaire au plus vite et pas comment enterrer ses déchets au plus vite !

Suivez la revue de presse mise à jour régulièrement : https://burestop.free.fr/spip/spip.php?article542

* Débat public de 2005 : la préférence exprimée par les participants pour le maintien des déchets nucléaires en (sub-)surface a été totalement ignorée... pour mettre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure sur les rails.
Pour mémoire, conclusions du débat de 2005 (en retrait encore par rapport aux exigences de la Loi Bataille de 1991 !) : " Et de là apparaît la possibilité d’une nouvelle stratégie qui n’est apparemment critiquée par personne : celle consistant à prévoir dans la loi de 2006 à la fois la poursuite des expérimentations sur le stockage géologique, qui pour certains devrait constituer à l’avenir la « solution de référence » et sur un prototype à réaliser d’entreposage pérennisé (stockage en surface) ; cela permettrait, en l’absence de deuxième laboratoire, de recréer la possibilité d’un choix ; on utilise ainsi les délais, qui sont de toute façon indispensables pour être sûr de la faisabilité du stockage, pour se donner encore plus d’éléments d’éclairage de la décision à l’échéance suivante (2020) et pour se donner le temps de mieux prendre en compte les considérations éthiques."

** Convention d’Aarhus du 25 juin 1998.
Article 6 - PARTICIPATION DU PUBLIC AUX DECISIONS RELATIVES A DES ACTIVITES PARTICULIERES
/ 4. Chaque Partie prend des dispositions pour que la participation du public commence au début de la procédure, c’est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence.

Contacts :
 Burestop 55 : 06 86 74 85 11 - www.burestop.eu
 Bure Zone Libre : 03 29 45 41 77 - burezoneblog.over-blog.com
 EODRA : 06 16 27 14 91
 Mirabel Lorraine Nature Environnement : 03 29 75 19 72 - 09 81 98 30 12 - https://pandor.at

Communiqué du CEDRA du 6 juin 2013 : Débat public : « table (g)ronde »

Lettre ouverte

au

Président du débat public ‘enfouissement des déchets nucléaires’

Monsieur BERNET

Suite à l’explosion du ‘débat public’ dès son décollage (cf séance du jeudi 23 mai à BURE), vous avez sollicité le CEDRA (tel et courrier) pour participer à une « table ronde » ce jeudi 6 juin. Après analyse, le Collectif d’Administration (CA) porte à votre connaissance les éléments suivants, qui lui semblent fondamentaux :

  • d’un coup de semonce, et de cette ampleur, on aurait pu attendre, de la part d’instances responsables, des réactions à la hauteur. Or, tant votre communiqué que celui du ministère fustigent les citoyens qui ont manifesté leur colère, laissant à d’autres poser LA seule question véritable et qui remet les pendules à l’heure : « Qu’est-ce qui est le plus attentatoire à la démocratie ? Organiser un débat public tout en sachant pertinemment qu’il est bidon, ou bien le torpiller ? » [1]
  • de même, comment ne pas être frappé par l’aveuglement de la Commission du débat et du ministère, affublant le ‘débat public’ de ces envolées exaltées : « progrès démocratique considérable », « liberté considérable », escamotant, là encore, l’essentiel. En ce pays et à ce jour, la démocratie se réduisant à un exercice de « cause toujours », un réel « progrès démocratique considérable » serait de revenir à l’essence même de la démocratie : des choix faits POUR le peuple, et PAR le peuple.
  • qui pourrait accepter les objectifs de cette ‘table ronde’ - apaiser le débat - alors que les populations régionales sont depuis si longtemps et continuent à être méprisées, bafouées, achetées ?

Réunissant des citoyens, des élus, des scientifiques, des autorités morales… le CEDRA n’a pas vocation à participer au replâtrage du débat public, via la dite ‘table ronde’ mais à faire reprendre le problème des déchets nucléaires par le bon bout, traiter les causes. C’est-à-dire reconnaître :

  • que ce projet comporte des risques, des nuisances, et une ampleur qui ont été dissimulés
  • qu’il est à présent acté, avec ces manifestations contre ce débat, que la population ne veut pas de ce projet
  • qu’il est nécessaire de déclarer un moratoire dans le projet d’enfouissement et la suspension du calendrier du projet
  • qu’il devient incontournable d’étudier réellement toutes les alternatives, et avec toutes les parties

=> Le CEDRA pourra alors, dans ces conditions, apporter sa contribution à une solution pragmatique, réaliste, et validée scientifiquement par toutes les parties

Ni ici, ni ailleurs, mais autrement

Ne plus subir > AGIR !

APPENDICE

  • Que cache la décision d’avoir lancé le ‘débat public’ bien avant de connaître les apports de la loi à venir sur la transition énergétique ? cette loi pouvant avoir des effets conséquents sur le projet d’enfouissement des déchets nucléaires
  • Que cache ce calendrier stupide, jusqu’à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) reconnaissant nombre de manques dans le dossier, qui se traduit par : « le bon peuple est invité à « débattre » d’un projet aux paramètres pour l’essentiel inconnus » [2]
  • Que cache le silence de la Commission aux questions pertinentes et incontournables de l’ASODEDRA, association vosgienne proche de Bure : pourquoi 14 réunions de-ci, de là, programmées alors que pas une dans les Vosges, à Neufchâteau par exemple, toute proche et potentiellement concernée par le transit des déchets nucléaires ? pourquoi ne sont pas communiquer les centaines de communes concernées par les différents scenarii de transit des déchets (fer, route) ? transits qui s’éterniseraient sur cent ans
  • Que cache l’absence sidérante des élus décideurs, à la première réunion publique de Bure, à la réunion « enjeux éthiques » du 3 juin à Bure, des deux rencontres des 30 avril et 7 mai à Paris (« enjeux éthiques ») [sur 925 parlementaires tous étaient annoncés en vacances ! quant au ministère il se disait astreint à une obligation de réserve !] Sidérant ? en effet.

Dehors, dedans, partout, l’heure est à se faire entendre !


Notes

[1Jean-Luc Porquet in Le Canard enchaîné du mercredi 29 mai

[2Hervé Kempf « Sages chimpanzés » in Le Monde des 26-27 mai

Coordination BURE-STOP :
BureStop 55 (Collectif Meuse contre l’enfouissement des déchets nucléaires), Bure Zone Libre, EODRA (Association des élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs), Les Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château, Mirabel Lorraine Nature Environnement, Meuse Nature Environnement

Bure et faux débat public : trop tard, rien à négocier !

Désorienté par la résistance légitime manifestée par la population, le président de la commission particulière du débat public, M. Bernet, tente de manoeuvrer.

Il a contacté les opposants un par un pour les inviter à une table ronde jeudi 6 juin prochain avec les élus et l’Andra.
Il propose de modifier les conditions du débat en donnant par exemple plus de temps à la salle et aux experts indépendants et moins à l’Andra. Il n’a rien compris ou alors il fait semblant.
Une fois de plus, les pouvoirs publics veulent se moquer de nous.
Nous n’irons pas discuter avec M. Bernet de la meilleure façon d’apaiser le débat.
Nous ne souhaitons pas l’apaisement du débat mais l’arrêt du projet Cigéo / Bure et sa remise à plat en toute transparence et éthique.
On nous roule dans la farine, on nous méprise depuis des années, on achète les consciences à coup de dizaines de millions d’euros, on nous dissimule les risques, on refuse de laisser décider la population, et il faudrait qu’on ait un débat "apaisé" avec les enfouisseurs ?

Nous, citoyens concernés par le projet Cigéo à Bure, nous moquons bien de la façon dont est organisé ce débat puisqu’il ne sert à rien, juste à faire accepter la poubelle atomique et ses nuisances.
Pourquoi aller donner notre avis puisque celui-ci ne sera pas pris en compte et que ce débat n’est là que pour valider la poursuite du chantier de Bure ?

Ce débat public est un rendez-vous truqué, manipulé, déjà expérimenté en 2005 * et qui ne trompe plus grand monde.
Il s’appuie sur une convention internationale** qui prévoit une participation du public dès le début , lorsque TOUTES les options sont ouvertes afin d’exercer une REELLE influence.
Ce débat arrive lorsque toutes les décisions industrielles sont prises. La question d’enfouir ou non près de 95% de la radioactivité produite n’a jamais été posée démocratiquement, malgré tous les arguments sérieux que nous développons depuis près de 20 ans en défaveur de celui-ci.

Une seule ligne de conduite pour les associations : boycott actif du faux débat public, appel à la mobilisation de tous les citoyens, dénonciation de l’enfouissement de la démocratie, exigence de l’arrêt immédiat du processus menant à l’enfouissement !
Rendez-vous nombreux jeudi 13 juin à partir de 18h devant la salle Dumas à Bar le Duc, prochaine réunion publique.

Le débat aujourd’hui, en pleine transition énergétique, c’est comment sortir du nucléaire au plus vite et pas comment enterrer ses déchets au plus vite !

Suivez la revue de presse mise à jour régulièrement : https://burestop.free.fr/spip/spip.php?article542

* Débat public de 2005 : la préférence exprimée par les participants pour le maintien des déchets nucléaires en (sub-)surface a été totalement ignorée... pour mettre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure sur les rails.
Pour mémoire, conclusions du débat de 2005 (en retrait encore par rapport aux exigences de la Loi Bataille de 1991 !) : " Et de là apparaît la possibilité d’une nouvelle stratégie qui n’est apparemment critiquée par personne : celle consistant à prévoir dans la loi de 2006 à la fois la poursuite des expérimentations sur le stockage géologique, qui pour certains devrait constituer à l’avenir la « solution de référence » et sur un prototype à réaliser d’entreposage pérennisé (stockage en surface) ; cela permettrait, en l’absence de deuxième laboratoire, de recréer la possibilité d’un choix ; on utilise ainsi les délais, qui sont de toute façon indispensables pour être sûr de la faisabilité du stockage, pour se donner encore plus d’éléments d’éclairage de la décision à l’échéance suivante (2020) et pour se donner le temps de mieux prendre en compte les considérations éthiques."

** Convention d’Aarhus du 25 juin 1998.
Article 6 - PARTICIPATION DU PUBLIC AUX DECISIONS RELATIVES A DES ACTIVITES PARTICULIERES
/ 4. Chaque Partie prend des dispositions pour que la participation du public commence au début de la procédure, c’est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence.

Contacts :
 Burestop 55 : 06 86 74 85 11 - www.burestop.eu
 Bure Zone Libre : 03 29 45 41 77 - burezoneblog.over-blog.com
 EODRA : 06 16 27 14 91
 Mirabel Lorraine Nature Environnement : 03 29 75 19 72 - 09 81 98 30 12 - https://pandor.at

Communiqué du CEDRA du 6 juin 2013 : Débat public : « table (g)ronde »

Lettre ouverte

au

Président du débat public ‘enfouissement des déchets nucléaires’

Monsieur BERNET

Suite à l’explosion du ‘débat public’ dès son décollage (cf séance du jeudi 23 mai à BURE), vous avez sollicité le CEDRA (tel et courrier) pour participer à une « table ronde » ce jeudi 6 juin. Après analyse, le Collectif d’Administration (CA) porte à votre connaissance les éléments suivants, qui lui semblent fondamentaux :

  • d’un coup de semonce, et de cette ampleur, on aurait pu attendre, de la part d’instances responsables, des réactions à la hauteur. Or, tant votre communiqué que celui du ministère fustigent les citoyens qui ont manifesté leur colère, laissant à d’autres poser LA seule question véritable et qui remet les pendules à l’heure : « Qu’est-ce qui est le plus attentatoire à la démocratie ? Organiser un débat public tout en sachant pertinemment qu’il est bidon, ou bien le torpiller ? » [1]
  • de même, comment ne pas être frappé par l’aveuglement de la Commission du débat et du ministère, affublant le ‘débat public’ de ces envolées exaltées : « progrès démocratique considérable », « liberté considérable », escamotant, là encore, l’essentiel. En ce pays et à ce jour, la démocratie se réduisant à un exercice de « cause toujours », un réel « progrès démocratique considérable » serait de revenir à l’essence même de la démocratie : des choix faits POUR le peuple, et PAR le peuple.
  • qui pourrait accepter les objectifs de cette ‘table ronde’ - apaiser le débat - alors que les populations régionales sont depuis si longtemps et continuent à être méprisées, bafouées, achetées ?

Réunissant des citoyens, des élus, des scientifiques, des autorités morales… le CEDRA n’a pas vocation à participer au replâtrage du débat public, via la dite ‘table ronde’ mais à faire reprendre le problème des déchets nucléaires par le bon bout, traiter les causes. C’est-à-dire reconnaître :

  • que ce projet comporte des risques, des nuisances, et une ampleur qui ont été dissimulés
  • qu’il est à présent acté, avec ces manifestations contre ce débat, que la population ne veut pas de ce projet
  • qu’il est nécessaire de déclarer un moratoire dans le projet d’enfouissement et la suspension du calendrier du projet
  • qu’il devient incontournable d’étudier réellement toutes les alternatives, et avec toutes les parties

=> Le CEDRA pourra alors, dans ces conditions, apporter sa contribution à une solution pragmatique, réaliste, et validée scientifiquement par toutes les parties

Ni ici, ni ailleurs, mais autrement

Ne plus subir > AGIR !

APPENDICE

  • Que cache la décision d’avoir lancé le ‘débat public’ bien avant de connaître les apports de la loi à venir sur la transition énergétique ? cette loi pouvant avoir des effets conséquents sur le projet d’enfouissement des déchets nucléaires
  • Que cache ce calendrier stupide, jusqu’à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) reconnaissant nombre de manques dans le dossier, qui se traduit par : « le bon peuple est invité à « débattre » d’un projet aux paramètres pour l’essentiel inconnus » [2]
  • Que cache le silence de la Commission aux questions pertinentes et incontournables de l’ASODEDRA, association vosgienne proche de Bure : pourquoi 14 réunions de-ci, de là, programmées alors que pas une dans les Vosges, à Neufchâteau par exemple, toute proche et potentiellement concernée par le transit des déchets nucléaires ? pourquoi ne sont pas communiquer les centaines de communes concernées par les différents scenarii de transit des déchets (fer, route) ? transits qui s’éterniseraient sur cent ans
  • Que cache l’absence sidérante des élus décideurs, à la première réunion publique de Bure, à la réunion « enjeux éthiques » du 3 juin à Bure, des deux rencontres des 30 avril et 7 mai à Paris (« enjeux éthiques ») [sur 925 parlementaires tous étaient annoncés en vacances ! quant au ministère il se disait astreint à une obligation de réserve !] Sidérant ? en effet.

Dehors, dedans, partout, l’heure est à se faire entendre !