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Fukushima, la catastrophe nucléaire continue

Archives > Fukushima, suivi de la catastrophe - Archives 2011-2015

Point sur la situation

20 mars 2011 |




La catastrophe nucléaire s’étend à 3 réacteurs nucléaires et à 6 piscines de combustible usé de la centrale de Fukushima Daiichi : le Réseau "Sortir du nucléaire" constate avec effroi l’impuissance des autorités japonaises.


Compilation de reportages de la NHK (18 mars)

- Trois fusions partielles de cœurs, deux incendies de
combustible usé et cinq explosions d’hydrogène sont survenues dans
la centrale nucléaire de Fukushima Daiichii, qui depuis le séisme
et le tsunami du 11 mars dernier, relâche des quantités colossales
de radioactivité dans l’atmosphère. Dans 5 réacteurs, le
combustible usé pourrait être en contact avec
l’environnement.[i]
La radioactivité émise par la centrale a été mesurée dans l’air en
Russie et aux Étas-Unis.

- La quantité de combustible usé hyper radioactif dans les
piscines des réacteurs de Fukushima Daiichi est quatre fois
supérieure à la quantité de combustible dans les cuves des
réacteurs de la centrale
, a révélé Tepco le 17.03.<a href=
"#_edn2" name="_ednref2" title="">[ii] L’exploitant a aussi
déclaré que 32 des 514 crayons de combustible usé dans la piscine
du réacteur n°3 contenaient du combustible au plutonium, fabriqué
par Areva.[iii]

Le cœur du réacteur nucléaire n°1 a fusionné à 70 %. Le
réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 12.03, qui a provoqué
une hausse ponctuelle de la radioactivité ambiante à 400 mSv/h,
soit une dose mortelle pour l’homme en 12 heures d’exposition. Le
cœur est refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le
circuit primaire et des rejets de vapeur, dont on ignore la
radioactivité, ont toujours lieu à la date du 20.03.<a href=
"#_edn4" name="_ednref4" title="">[iv]

Le cœur du réacteur nucléaire n°2 a fusionné à 33 %.
Selon l’exploitant de la centrale, le courant aurait été rétabli
dans le réacteur n°2 à 15h46 (heure locale) le 20.03.
Le
réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 15.03. Le cœur est
refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit
primaire et des rejets de vapeur, dont on ignore la radioactivité,
ont toujours lieu à la date du 20.03. "_ednref5" title="">[v] Le circuit primaire du réacteur n°2 ne
serait "très probablement" plus étanche selon les autorités
japonaises.[vi]

Le cœur du réacteur nucléaire n°3 composé de combustible au
plutonium, extrêmement radioactif et instable "_ednref7" title="">[vii], a fusionné à un pourcentage
inconnu.
La pression dans la cuve du réacteur n°3 augmentait,
dans la matinée du 20.03, selon l’agence de sûreté nucléaire
japonaise.[viii] Le
réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 13.03. Le cœur est
refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit
primaire et des rejets de vapeur, dont on ignore la radioactivité,
ont toujours lieu à la date du 20.03. "_ednref9" title="">[ix] La cuve du réacteur n° 3 a subi des
dommages dont l’étendue est inconnue : le gouvernement japonais
ayant changé plusieurs fois d’interprétation à ce sujet.<a href=
"#_edn10" name="_ednref10" title="">[x] Les niveaux d’eau
dans les cuves des réacteurs n°1, 2 et 3 qui abritent les cœurs en
fusion, étaient toujours très bas le 20.03 à 5h00
(heure
locale), a estimé l’agence de sûreté nucléaire japonaise.<a href=
"#_edn11" name="_ednref11" title="">[xi]

Le refroidissement de la piscine de combustible usé du
réacteur n°3 est devenu très problématique
, selon
l’AIEA.[xii] La
perte de refroidissement des piscines de combustible usé est une
cause de fusion du combustible nucléaire, tout comme dans les cuves
des réacteurs n°1, 2 et 3. Cette fusion entraînerait des rejets
très importants de radioactivité dans l’environnement.<a href=
"#_edn13" name="_ednref13" title="">[xiii] Dans la centrale
accidentée les 6 piscines de combustible usé sont situées au-dessus
des réacteurs et ne sont pas protégées par une couche d’acier et de
béton, contrairement aux cœurs nucléaires. Ce qui veut dire que
sans eau, le combustible usé hyper radioactif est exposé
directement dans l’environnement. title="">[xiv] A cause des explosions qui ont frappé les
réacteurs n°1, 3 et 4, les piscines de combustible usé de ces
réacteurs sont
exposées à l’environnement.<a href=
"#_edn15" name="_ednref15" title="">[xv]

"La plus haute des priorités maintenant est de verser de
l’eau en quantité adéquate sur les réacteurs n°3 et 4, tout
particulièrement sur les piscines de combustible usé
" a
déclaré un porte parole de l’agence de sûreté nucléaire japonaise
le 17.03.[xvi]
Depuis cette date, des pompiers, des militaires et des
policiers[xvii] se
relayent sur le site avec des hélicoptères et des camions pour
arroser la piscine de combustible usé du réacteur n°3.<a href=
"#_edn18" name="_ednref18" title="">[xviii] Une machine
automatique pompant l’eau directement dans la mer, arrosait le
réacteur en fin de journée, le 19.03. "_ednref19" title="">[xix] Des pompiers ont arrosé le réacteur
n°3 pendant 14h avec plus de 2400 tonnes d’eau entre le 19.03 et le
20.03.[xx] Pour la
première fois, la piscine de combustible usé du réacteur n°4 a été
arrosée pendant une heure par l’armée japonaise le 20.03 à 8h20
(heure locale). "">[xxi]

Les panaches de vapeur, dont on ignore la radioactivité,
provenant des réacteurs n°2, 3 et 4 pourraient signifier que l’eau
des piscines de ces réacteurs est en ébullition, selon l’agence de
sûreté nucléaire japonaise le 18.03. "_ednref22" title="">[xxii] La température des piscines des
réacteurs n°1, 2, 3 et 4 était inconnue au 20.03
.<a href=
"#_edn23" name="_ednref23" title="">[xxiii]

Il y a eu deux explosions d’hydrogène le 15.03 et le 16.03,
suivies à chaque fois d’un incendie dans la piscine de combustible
usé du réacteur n°4. Selon le Président de l’agence de sûreté
nucléaire américaine, la piscine du réacteur n°4 ne contiendrait
plus d’eau et provoquerait des émissions intenses de radioactivité
le 16.03.[xxiv]

Le même jour, l’agence de sûreté nucléaire japonaise ne confirmait
pas la présence d’eau dans la piscine. "_ednref25" title="">[xxv] L’exploitant de la centrale (Tepco)
n’écarte pas un risque de redémarrage des réactions de fission du
combustible et donc des dégagements colossaux de
radioactivité. "">[xxvi] Des officiels américains pensent que le feu qui a
pris le 16.03 ne serait pas éteint dans le réacteur n°4 à la date
du 18.03. Les Étas-Unis ont fait survolé la centrale par des
avions et utilisent leur réseau de satellites pour mesurer en temps
réel la température des réacteurs et les rejets radioactifs de la
centrale accidentée. "">[xxvii]

Suite au démarrage de deux groupes électrogènes, le système
de refroidissement a permis d’abaisser la température des piscines
des réacteurs n°5 et 6 le 20.03 à 3h00
(heure locale). <a href=
"#_edn28" name="_ednref28" title="">[xxviii] Tepco a annoncé
que des trous ont été percés le 19.03 sur les toits des réacteurs
n°5 et 6 pour empêcher des explosions d’hydrogène. name="_ednref29" title="">[xxix]

Un câble haute tension a été connecté à la centrale à 4h00
(heure locale) le 19.03, pour restaurer les systèmes de
refroidissement des réacteurs et des piscines mais le câble ne
fournissait pas encore d’électricité le 20.03 à 18h
(heure
locale).[xxx]

Le niveau de radioactivité à 500 mètres du réacteur n°2 était
15 000 fois supérieur au niveau de la radioactivité naturelle, à
11h le 20.03
, selon des mesures faites par
l’exploitant.[xxxi]
Une hausse subite de la radioactivité pourrait entraîner un
nouveau départ des travailleurs, ce qui laisserait la centrale hors
contrôle, augmentant le risque d’accident nucléaire généralisé sur
les 6 réacteurs et leurs piscines.
750 des 800 travailleurs
auraient été évacués lundi de la centrale de Fukushima Daiichi,
selon Tepco. Au vu des niveaux de radioactivité, Les
travailleurs présents actuellement à la centrale se sacrifient pour
lutter contre les accidents en cours.
300 liquidateurs ont
rejoints les 50 liquidateurs présents à la centrale de Fukushima
Daiichi dans la matinée du 17.03. title="">[xxxii] 241 pompiers étaient sur le site le
19.03.[xxxiii] Un
nombre croissant de soldats seraient présents sur le site.<a href=
"#_edn34" name="_ednref34" title="">[xxxiv]

La contamination du territoire japonais est avérée.
Dans l’air respiré à Tokyo entre le 15.03 et le 16.03, il y
avait des iodes et des césium radioactifs,
"un cocktail de
produits radioactifs dans l’air de Tokyo
", selon l’analyse
faite par la CRIIRAD de mesures de radioactivité. name="_ednref35" title="">[xxxv] Le Japon a donné l’ordre aux
autorités locales de mesurer la radioactivité dans les aliments le
17.03.[xxxvi] De
l’iode radioactif a été détecté dans l’eau du robinet de 6
préfectures au Japon
a annoncé le gouvernement japonais le
19.03. il s’agit des préfectures de Tokyo, Tochigi, Gunma, Niigata,
Chiba et Saitama. En plus de l’iode, du césium radioactif a été
détecté dans l’eau du robinet de 2 préfectures (Tochigi et
Gunma).[xxxvii] Le
19.03, des mesures faites dans une ferme à 30 km de la centrale
accidentée ont décelé dans du lait frais des niveaux de
radioactivité 5 fois supérieurs à la norme limite de contamination
pour la consommation. Du césium et de l’iode radioactifs ont été
détectés dans des épinards frais cultivés à 144 km de la centrale
en détresse. La contamination en iode radioactif des épinards
dépassait sept fois la norme maximale de contamination pour la
consommation. "">[xxxviii]

De l’iode et du césium radioactifs rejetés par la centrale
accidentée ont été détectés à 1 600 km de la centrale en Russie
(Kamchatka) et à 7 500 km aux Étas-Unis (Californie)
, le
18.03.[xxxix] Ces
particules devraient prendre 10 à 14 jours pour arriver en Europe,
selon l’ONG "Comprehensive Test Ban Treaty Organisation".<a href=
"#_edn40" name="_ednref40" title="">[xl]

Le gouvernement japonais a élargi la zone de confinement de
20 à 30 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi, 140 000
habitants sont concernés, alors que 200 000 habitants ont déjà été
évacués du périmètre de 20 km
autour de la centrale de
Fukushima Daiichi et de 10 km autour de celle de Fukushima
Daiini.[xli] Les
autorités japonaises ont ordonné la prise d’iode stable le 16.03
pour les personnes quittant le périmètre d’évacuation des 20 km
autour de la centrale de Fukushima Daiichi. "_ednref42" title="">[xlii]
"Nous recommanderions l’évacuation dans un rayon bien plus
large que celui que le Japon a mis en place
" a déclaré le
16.03 le Président de l’agence de sûreté nucléaire américaine
(NRC).[xliii] Le
Pentagone a déclaré avoir interdit à ses soldats de s’approcher à
moins de 80 km de la centrale de Fukushima Daiichi.<a href=
"#_edn44" name="_ednref44" title="">[xliv]

[i] Cuves des
réacteur n°2 et 3. Piscines de combustible usé des réacteurs n°1, 3
et 4.

[vii] Il s’agit du
MOX, combustible fabriqué et vendu par Areva.

[xiii] Le
combustible usé n’est pas un matériau anodin, il est brûlant de
radioactivité. S’il n’est pas refroidi en permanence, il peut
entrer en fusion et relâcher en masse de la radioactivité. À titre
d’exemple, un réacteur de 1300 MW un mois après son arrêt produit
encore 6 MW de puissance résiduelle.

[xxiv] Dépêche
AFP 16.03 19h56 (heure française) Japon : radiations "extrêmement
élevées"

https://info.france2.fr/japon-seisme/radiations-extremement-elevees-au-reacteur-n4-67817379.html

[xxxv]
Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la
Radioactivité.

https://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/11-03-17-CPtokyo.pdf

[xxxviii]
<a href=
"https://www.nytimes.com/2011/03/20/world/asia/20japan.html?_r=1&hp"
target=
"_blank">https://www.nytimes.com/2011/03/20/world/asia/20japan.html?_r=1&hp

[xlii] <a href=
"https://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html" target=
"_blank">https://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html

La catastrophe nucléaire s’étend à 3 réacteurs nucléaires et à 6 piscines de combustible usé de la centrale de Fukushima Daiichi : le Réseau "Sortir du nucléaire" constate avec effroi l’impuissance des autorités japonaises.


Compilation de reportages de la NHK (18 mars)

- Trois fusions partielles de cœurs, deux incendies de
combustible usé et cinq explosions d’hydrogène sont survenues dans
la centrale nucléaire de Fukushima Daiichii, qui depuis le séisme
et le tsunami du 11 mars dernier, relâche des quantités colossales
de radioactivité dans l’atmosphère. Dans 5 réacteurs, le
combustible usé pourrait être en contact avec
l’environnement.[i]
La radioactivité émise par la centrale a été mesurée dans l’air en
Russie et aux Étas-Unis.

- La quantité de combustible usé hyper radioactif dans les
piscines des réacteurs de Fukushima Daiichi est quatre fois
supérieure à la quantité de combustible dans les cuves des
réacteurs de la centrale
, a révélé Tepco le 17.03.<a href=
"#_edn2" name="_ednref2" title="">[ii] L’exploitant a aussi
déclaré que 32 des 514 crayons de combustible usé dans la piscine
du réacteur n°3 contenaient du combustible au plutonium, fabriqué
par Areva.[iii]

Le cœur du réacteur nucléaire n°1 a fusionné à 70 %. Le
réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 12.03, qui a provoqué
une hausse ponctuelle de la radioactivité ambiante à 400 mSv/h,
soit une dose mortelle pour l’homme en 12 heures d’exposition. Le
cœur est refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le
circuit primaire et des rejets de vapeur, dont on ignore la
radioactivité, ont toujours lieu à la date du 20.03.<a href=
"#_edn4" name="_ednref4" title="">[iv]

Le cœur du réacteur nucléaire n°2 a fusionné à 33 %.
Selon l’exploitant de la centrale, le courant aurait été rétabli
dans le réacteur n°2 à 15h46 (heure locale) le 20.03.
Le
réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 15.03. Le cœur est
refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit
primaire et des rejets de vapeur, dont on ignore la radioactivité,
ont toujours lieu à la date du 20.03. "_ednref5" title="">[v] Le circuit primaire du réacteur n°2 ne
serait "très probablement" plus étanche selon les autorités
japonaises.[vi]

Le cœur du réacteur nucléaire n°3 composé de combustible au
plutonium, extrêmement radioactif et instable "_ednref7" title="">[vii], a fusionné à un pourcentage
inconnu.
La pression dans la cuve du réacteur n°3 augmentait,
dans la matinée du 20.03, selon l’agence de sûreté nucléaire
japonaise.[viii] Le
réacteur a subi une explosion d’hydrogène le 13.03. Le cœur est
refroidi uniquement par injection d’eau de mer dans le circuit
primaire et des rejets de vapeur, dont on ignore la radioactivité,
ont toujours lieu à la date du 20.03. "_ednref9" title="">[ix] La cuve du réacteur n° 3 a subi des
dommages dont l’étendue est inconnue : le gouvernement japonais
ayant changé plusieurs fois d’interprétation à ce sujet.<a href=
"#_edn10" name="_ednref10" title="">[x] Les niveaux d’eau
dans les cuves des réacteurs n°1, 2 et 3 qui abritent les cœurs en
fusion, étaient toujours très bas le 20.03 à 5h00
(heure
locale), a estimé l’agence de sûreté nucléaire japonaise.<a href=
"#_edn11" name="_ednref11" title="">[xi]

Le refroidissement de la piscine de combustible usé du
réacteur n°3 est devenu très problématique
, selon
l’AIEA.[xii] La
perte de refroidissement des piscines de combustible usé est une
cause de fusion du combustible nucléaire, tout comme dans les cuves
des réacteurs n°1, 2 et 3. Cette fusion entraînerait des rejets
très importants de radioactivité dans l’environnement.<a href=
"#_edn13" name="_ednref13" title="">[xiii] Dans la centrale
accidentée les 6 piscines de combustible usé sont situées au-dessus
des réacteurs et ne sont pas protégées par une couche d’acier et de
béton, contrairement aux cœurs nucléaires. Ce qui veut dire que
sans eau, le combustible usé hyper radioactif est exposé
directement dans l’environnement. title="">[xiv] A cause des explosions qui ont frappé les
réacteurs n°1, 3 et 4, les piscines de combustible usé de ces
réacteurs sont
exposées à l’environnement.<a href=
"#_edn15" name="_ednref15" title="">[xv]

"La plus haute des priorités maintenant est de verser de
l’eau en quantité adéquate sur les réacteurs n°3 et 4, tout
particulièrement sur les piscines de combustible usé
" a
déclaré un porte parole de l’agence de sûreté nucléaire japonaise
le 17.03.[xvi]
Depuis cette date, des pompiers, des militaires et des
policiers[xvii] se
relayent sur le site avec des hélicoptères et des camions pour
arroser la piscine de combustible usé du réacteur n°3.<a href=
"#_edn18" name="_ednref18" title="">[xviii] Une machine
automatique pompant l’eau directement dans la mer, arrosait le
réacteur en fin de journée, le 19.03. "_ednref19" title="">[xix] Des pompiers ont arrosé le réacteur
n°3 pendant 14h avec plus de 2400 tonnes d’eau entre le 19.03 et le
20.03.[xx] Pour la
première fois, la piscine de combustible usé du réacteur n°4 a été
arrosée pendant une heure par l’armée japonaise le 20.03 à 8h20
(heure locale). "">[xxi]

Les panaches de vapeur, dont on ignore la radioactivité,
provenant des réacteurs n°2, 3 et 4 pourraient signifier que l’eau
des piscines de ces réacteurs est en ébullition, selon l’agence de
sûreté nucléaire japonaise le 18.03. "_ednref22" title="">[xxii] La température des piscines des
réacteurs n°1, 2, 3 et 4 était inconnue au 20.03
.<a href=
"#_edn23" name="_ednref23" title="">[xxiii]

Il y a eu deux explosions d’hydrogène le 15.03 et le 16.03,
suivies à chaque fois d’un incendie dans la piscine de combustible
usé du réacteur n°4. Selon le Président de l’agence de sûreté
nucléaire américaine, la piscine du réacteur n°4 ne contiendrait
plus d’eau et provoquerait des émissions intenses de radioactivité
le 16.03.[xxiv]

Le même jour, l’agence de sûreté nucléaire japonaise ne confirmait
pas la présence d’eau dans la piscine. "_ednref25" title="">[xxv] L’exploitant de la centrale (Tepco)
n’écarte pas un risque de redémarrage des réactions de fission du
combustible et donc des dégagements colossaux de
radioactivité. "">[xxvi] Des officiels américains pensent que le feu qui a
pris le 16.03 ne serait pas éteint dans le réacteur n°4 à la date
du 18.03. Les Étas-Unis ont fait survolé la centrale par des
avions et utilisent leur réseau de satellites pour mesurer en temps
réel la température des réacteurs et les rejets radioactifs de la
centrale accidentée. "">[xxvii]

Suite au démarrage de deux groupes électrogènes, le système
de refroidissement a permis d’abaisser la température des piscines
des réacteurs n°5 et 6 le 20.03 à 3h00
(heure locale). <a href=
"#_edn28" name="_ednref28" title="">[xxviii] Tepco a annoncé
que des trous ont été percés le 19.03 sur les toits des réacteurs
n°5 et 6 pour empêcher des explosions d’hydrogène. name="_ednref29" title="">[xxix]

Un câble haute tension a été connecté à la centrale à 4h00
(heure locale) le 19.03, pour restaurer les systèmes de
refroidissement des réacteurs et des piscines mais le câble ne
fournissait pas encore d’électricité le 20.03 à 18h
(heure
locale).[xxx]

Le niveau de radioactivité à 500 mètres du réacteur n°2 était
15 000 fois supérieur au niveau de la radioactivité naturelle, à
11h le 20.03
, selon des mesures faites par
l’exploitant.[xxxi]
Une hausse subite de la radioactivité pourrait entraîner un
nouveau départ des travailleurs, ce qui laisserait la centrale hors
contrôle, augmentant le risque d’accident nucléaire généralisé sur
les 6 réacteurs et leurs piscines.
750 des 800 travailleurs
auraient été évacués lundi de la centrale de Fukushima Daiichi,
selon Tepco. Au vu des niveaux de radioactivité, Les
travailleurs présents actuellement à la centrale se sacrifient pour
lutter contre les accidents en cours.
300 liquidateurs ont
rejoints les 50 liquidateurs présents à la centrale de Fukushima
Daiichi dans la matinée du 17.03. title="">[xxxii] 241 pompiers étaient sur le site le
19.03.[xxxiii] Un
nombre croissant de soldats seraient présents sur le site.<a href=
"#_edn34" name="_ednref34" title="">[xxxiv]

La contamination du territoire japonais est avérée.
Dans l’air respiré à Tokyo entre le 15.03 et le 16.03, il y
avait des iodes et des césium radioactifs,
"un cocktail de
produits radioactifs dans l’air de Tokyo
", selon l’analyse
faite par la CRIIRAD de mesures de radioactivité. name="_ednref35" title="">[xxxv] Le Japon a donné l’ordre aux
autorités locales de mesurer la radioactivité dans les aliments le
17.03.[xxxvi] De
l’iode radioactif a été détecté dans l’eau du robinet de 6
préfectures au Japon
a annoncé le gouvernement japonais le
19.03. il s’agit des préfectures de Tokyo, Tochigi, Gunma, Niigata,
Chiba et Saitama. En plus de l’iode, du césium radioactif a été
détecté dans l’eau du robinet de 2 préfectures (Tochigi et
Gunma).[xxxvii] Le
19.03, des mesures faites dans une ferme à 30 km de la centrale
accidentée ont décelé dans du lait frais des niveaux de
radioactivité 5 fois supérieurs à la norme limite de contamination
pour la consommation. Du césium et de l’iode radioactifs ont été
détectés dans des épinards frais cultivés à 144 km de la centrale
en détresse. La contamination en iode radioactif des épinards
dépassait sept fois la norme maximale de contamination pour la
consommation. "">[xxxviii]

De l’iode et du césium radioactifs rejetés par la centrale
accidentée ont été détectés à 1 600 km de la centrale en Russie
(Kamchatka) et à 7 500 km aux Étas-Unis (Californie)
, le
18.03.[xxxix] Ces
particules devraient prendre 10 à 14 jours pour arriver en Europe,
selon l’ONG "Comprehensive Test Ban Treaty Organisation".<a href=
"#_edn40" name="_ednref40" title="">[xl]

Le gouvernement japonais a élargi la zone de confinement de
20 à 30 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi, 140 000
habitants sont concernés, alors que 200 000 habitants ont déjà été
évacués du périmètre de 20 km
autour de la centrale de
Fukushima Daiichi et de 10 km autour de celle de Fukushima
Daiini.[xli] Les
autorités japonaises ont ordonné la prise d’iode stable le 16.03
pour les personnes quittant le périmètre d’évacuation des 20 km
autour de la centrale de Fukushima Daiichi. "_ednref42" title="">[xlii]
"Nous recommanderions l’évacuation dans un rayon bien plus
large que celui que le Japon a mis en place
" a déclaré le
16.03 le Président de l’agence de sûreté nucléaire américaine
(NRC).[xliii] Le
Pentagone a déclaré avoir interdit à ses soldats de s’approcher à
moins de 80 km de la centrale de Fukushima Daiichi.<a href=
"#_edn44" name="_ednref44" title="">[xliv]

[i] Cuves des
réacteur n°2 et 3. Piscines de combustible usé des réacteurs n°1, 3
et 4.

[vii] Il s’agit du
MOX, combustible fabriqué et vendu par Areva.

[xiii] Le
combustible usé n’est pas un matériau anodin, il est brûlant de
radioactivité. S’il n’est pas refroidi en permanence, il peut
entrer en fusion et relâcher en masse de la radioactivité. À titre
d’exemple, un réacteur de 1300 MW un mois après son arrêt produit
encore 6 MW de puissance résiduelle.

[xxiv] Dépêche
AFP 16.03 19h56 (heure française) Japon : radiations "extrêmement
élevées"

https://info.france2.fr/japon-seisme/radiations-extremement-elevees-au-reacteur-n4-67817379.html

[xxxv]
Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la
Radioactivité.

https://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/11-03-17-CPtokyo.pdf

[xxxviii]
<a href=
"https://www.nytimes.com/2011/03/20/world/asia/20japan.html?_r=1&hp"
target=
"_blank">https://www.nytimes.com/2011/03/20/world/asia/20japan.html?_r=1&hp

[xlii] <a href=
"https://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html" target=
"_blank">https://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html



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