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Sortir du nucléaire n°85

printemps 2020

Agir : Fukushima

Mobilisations pour Fukushima et contre la mascarade des JO

printemps 2020




Cette année, le 9e anniversaire de la catastrophe de Fukushima a été marqué par un enjeu particulier : la dénonciation de la tenue des Jeux Olympiques 2020 cet été au Japon.



© Julien Baldassarra

Le 26 février, une centaine de personnes du Collectif contre les JO de Tokyo ont manifesté devant le CIO (Comité international olympique), à Lausanne en Suisse. Les participant·e·s ont dénoncé la mascarade des JO, conçus pour solder définitivement les conséquences sanitaires de l’accident nucléaire de 2011. Sur les pancartes ont pouvait lire : “Les JO de Tokyo sont utilisés par le gouvernement japonais pour dire qu’après Fukushima tout va bien !“

Après la lecture solennelle de la déclaration devant les journalistes, une délégation a été reçue par le président du CIO. Elle lui a remis le dossier avec la lettre et la cartographie sur l’état actuel de la contamination radioactive du Japon. Réalisée par Minna-no-data, cette carte montre que la préfecture de Fukushima et d’autres parties du Japon sont encore contaminées. Pourtant, la flamme olympique partira d’un village situé à 20 kilomètres de la centrale nucléaire accidentée. Bien que les risques pour les athlètes soient faibles, l’organisation des JO est dangereuse car elle normalise le sort des populations contraintes de revenir vivre en territoire contaminé. Le soir même, le scientifique japonais Junichi Ohnuma a présenté le travail du réseau de laboratoires indépendants de mesure de la radioactivité. Le 11 mars à Paris, une centaine de personnes se sont également réunies pour commémorer la mémoire des victimes de l’accident de Fukushima, et de nouveau dénoncer la tenue des JO cet été. Les tambours japonais Taiko ont ouvert l’événement, puis à la tribune, des ONG et des représentants politiques ont fait le point sur la situation à Fukushima et réitéré leur opposition au nucléaire en France. Le texte de Ruiko Muto, membre de Femmes de Fukushima contre le nucléaire, a été lu, puis une minute de silence a été observée. Pour clore le rassemblement, deux industriels de l’atome en combinaison de décontamination ont poussé des athlètes à porter la flamme olympique (radioactive) et à courir le 100 mètres, pour entériner la reconstruction fallacieuse du Japon et pour maintenir le bien-être de la filière nucléaire.

À Rennes aussi, les militant·e·s de Sortir du nucléaire Pays de Rennes ont organisé une action très visuelle. Devant la mairie puis dans les rues de la ville, un groupe en combinaison blanche a simulé un accident nucléaire, avec la maquette d’une tour de refroidissement accidentée et son panache de fumée représenté par des fumigènes. Ils ont aussi distribué des pastilles d’iodes factices. Régine Ferron, la responsable de l’association, a déclaré : “Avec le réchauffement climatique, certains ont tendance à penser que l’énergie nucléaire est une solution pour le climat. Donc on rappelle que non seulement les centrales génèrent des déchets nucléaires mais aussi que c’est dangereux. Les Japonais n’en ont pas fini avec les conséquences de l’accident de Fukushima. Il y a encore beaucoup de risques et personne ne sait combien cela coûtera.“

© Sdn Pays de Rennes

Julien Baldassarra

En raison de la crise sanitaire mondiale, les Jeux olympiques ont été repoussés en 2021 pour le 10ème anniversaire de Fukushima.

© Julien Baldassarra

Le 26 février, une centaine de personnes du Collectif contre les JO de Tokyo ont manifesté devant le CIO (Comité international olympique), à Lausanne en Suisse. Les participant·e·s ont dénoncé la mascarade des JO, conçus pour solder définitivement les conséquences sanitaires de l’accident nucléaire de 2011. Sur les pancartes ont pouvait lire : “Les JO de Tokyo sont utilisés par le gouvernement japonais pour dire qu’après Fukushima tout va bien !“

Après la lecture solennelle de la déclaration devant les journalistes, une délégation a été reçue par le président du CIO. Elle lui a remis le dossier avec la lettre et la cartographie sur l’état actuel de la contamination radioactive du Japon. Réalisée par Minna-no-data, cette carte montre que la préfecture de Fukushima et d’autres parties du Japon sont encore contaminées. Pourtant, la flamme olympique partira d’un village situé à 20 kilomètres de la centrale nucléaire accidentée. Bien que les risques pour les athlètes soient faibles, l’organisation des JO est dangereuse car elle normalise le sort des populations contraintes de revenir vivre en territoire contaminé. Le soir même, le scientifique japonais Junichi Ohnuma a présenté le travail du réseau de laboratoires indépendants de mesure de la radioactivité. Le 11 mars à Paris, une centaine de personnes se sont également réunies pour commémorer la mémoire des victimes de l’accident de Fukushima, et de nouveau dénoncer la tenue des JO cet été. Les tambours japonais Taiko ont ouvert l’événement, puis à la tribune, des ONG et des représentants politiques ont fait le point sur la situation à Fukushima et réitéré leur opposition au nucléaire en France. Le texte de Ruiko Muto, membre de Femmes de Fukushima contre le nucléaire, a été lu, puis une minute de silence a été observée. Pour clore le rassemblement, deux industriels de l’atome en combinaison de décontamination ont poussé des athlètes à porter la flamme olympique (radioactive) et à courir le 100 mètres, pour entériner la reconstruction fallacieuse du Japon et pour maintenir le bien-être de la filière nucléaire.

À Rennes aussi, les militant·e·s de Sortir du nucléaire Pays de Rennes ont organisé une action très visuelle. Devant la mairie puis dans les rues de la ville, un groupe en combinaison blanche a simulé un accident nucléaire, avec la maquette d’une tour de refroidissement accidentée et son panache de fumée représenté par des fumigènes. Ils ont aussi distribué des pastilles d’iodes factices. Régine Ferron, la responsable de l’association, a déclaré : “Avec le réchauffement climatique, certains ont tendance à penser que l’énergie nucléaire est une solution pour le climat. Donc on rappelle que non seulement les centrales génèrent des déchets nucléaires mais aussi que c’est dangereux. Les Japonais n’en ont pas fini avec les conséquences de l’accident de Fukushima. Il y a encore beaucoup de risques et personne ne sait combien cela coûtera.“

© Sdn Pays de Rennes

Julien Baldassarra

En raison de la crise sanitaire mondiale, les Jeux olympiques ont été repoussés en 2021 pour le 10ème anniversaire de Fukushima.



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Luttes et actions Fukushima