Comme si sa vie en dépendait, il serre le rouleau blanc dans son poing. Sur le parking du complexe sportif ultramoderne de Funehiki, réquisitionné pour accueillir 782 réfugiés de la zone interdite, Hiroki* attend d’être à l’abri des regards pour ouvrir la main et déplier son trésor : une combinaison tissée dans une matière proche du papier, une paire de gants en caoutchouc et des surbottes jaunes, sans semelles antidérapantes, fabriquées grossièrement dans un plastique qui rappelle celui (…)