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Sortir du nucléaire n°84

Hiver 2020

Éditorial

Le nucléaire : entre cynisme et nihilisme ? Dépassons la question !

Hiver 2020




Choix hasardeux, malfaçons, anomalies, retards, négligences, incompétences, fraudes, contaminations habituelles et accidentelles, accumulation de déchets ingérables, dépenses faramineuses, tous les signaux sont au rouge au royaume du nucléaire.



Après avoir englouti des sommes astronomiques, le projet français Astrid est enfin stoppé ; mais cela marque encore un peu plus l’absurdité de retraiter les combustibles nucléaires usés. Les EPR en construction accumulent les déboires, induisant d’immenses surcoûts.

Et pourtant, faisant preuve d’arrogance et de cynisme, cette filière nucléaire civile s’autoproclame indispensable à la lutte contre le changement climatique…

Si le fiasco de l’EPR de Flamanville est apparemment assumé, c’est pour mieux assurer la fuite en avant du ‘cycliste nucléocrate’, avec l’annonce de nouveaux réacteurs et l’achat de terrains ad-hoc. En fait, il semble que toutes les dissimulations soient permises, que la désinformation reste de mise, que la propagande pro-nucléaire continue sans scrupule.

La surveillance des militants antinucléaires est omniprésente et, bien que sournoise, la répression des activistes est réelle. Faut-il rappeler que nucléaire civil et nucléaire militaire sont intimement liés, tant par les cerveaux qui dirigent ces filières que par les méthodes mises en œuvre ? La raison d’État a bon dos pour imposer autoritairement des choix et décisions, hypothéquant gravement la santé des concitoyens et l’avenir du pays tout entier. Peut-on encore parler de démocratie dans ces conditions ?

Les conséquences des essais nucléaires français sont maintenant connues. Mais la manière dont les gouvernants de notre pays gèrent ce terrible héritage est révélatrice du niveau de nihilisme de ces ‘hauts responsables’. Non seulement les opérateurs de ces essais ont été atteints par les radiations externes ou internes, mais les taux de radioactivité atmosphériques ont augmenté très sensiblement. Il n’est donc pas surprenant que l’industrie nucléaire civile s’octroie les autorisations de rejeter continuellement des quantités énormes de particules radioactives dans le biotope. Et même les accidents nucléaires de Fukushima et de Saint-Laurent-des-Eaux sont minimisés par les nucléocrates de tout poil.

Plus que jamais, il est temps que le nucléaire laisse la place à un autre monde, plus sain et plus serein ! Mais vu les forces en présence, cela ne se fera pas si facilement… Des associations et collectifs s’organisent : surveillances citoyennes, conférences d’information, actions juridiques.

En parallèle, les énergies renouvelables sont de plus en plus utilisées, et la maîtrise de l’énergie, notamment dans le bâtiment, se concrétise par des opérations de rénovation performante.

Des solutions existent ; à nous, toutes et tous d’y participer, voire d’en créer !

Alors, oui à la vie et non au nucléaire !

L’équipe du Réseau “Sortir du nucléaire“

Après avoir englouti des sommes astronomiques, le projet français Astrid est enfin stoppé ; mais cela marque encore un peu plus l’absurdité de retraiter les combustibles nucléaires usés. Les EPR en construction accumulent les déboires, induisant d’immenses surcoûts.

Et pourtant, faisant preuve d’arrogance et de cynisme, cette filière nucléaire civile s’autoproclame indispensable à la lutte contre le changement climatique…

Si le fiasco de l’EPR de Flamanville est apparemment assumé, c’est pour mieux assurer la fuite en avant du ‘cycliste nucléocrate’, avec l’annonce de nouveaux réacteurs et l’achat de terrains ad-hoc. En fait, il semble que toutes les dissimulations soient permises, que la désinformation reste de mise, que la propagande pro-nucléaire continue sans scrupule.

La surveillance des militants antinucléaires est omniprésente et, bien que sournoise, la répression des activistes est réelle. Faut-il rappeler que nucléaire civil et nucléaire militaire sont intimement liés, tant par les cerveaux qui dirigent ces filières que par les méthodes mises en œuvre ? La raison d’État a bon dos pour imposer autoritairement des choix et décisions, hypothéquant gravement la santé des concitoyens et l’avenir du pays tout entier. Peut-on encore parler de démocratie dans ces conditions ?

Les conséquences des essais nucléaires français sont maintenant connues. Mais la manière dont les gouvernants de notre pays gèrent ce terrible héritage est révélatrice du niveau de nihilisme de ces ‘hauts responsables’. Non seulement les opérateurs de ces essais ont été atteints par les radiations externes ou internes, mais les taux de radioactivité atmosphériques ont augmenté très sensiblement. Il n’est donc pas surprenant que l’industrie nucléaire civile s’octroie les autorisations de rejeter continuellement des quantités énormes de particules radioactives dans le biotope. Et même les accidents nucléaires de Fukushima et de Saint-Laurent-des-Eaux sont minimisés par les nucléocrates de tout poil.

Plus que jamais, il est temps que le nucléaire laisse la place à un autre monde, plus sain et plus serein ! Mais vu les forces en présence, cela ne se fera pas si facilement… Des associations et collectifs s’organisent : surveillances citoyennes, conférences d’information, actions juridiques.

En parallèle, les énergies renouvelables sont de plus en plus utilisées, et la maîtrise de l’énergie, notamment dans le bâtiment, se concrétise par des opérations de rénovation performante.

Des solutions existent ; à nous, toutes et tous d’y participer, voire d’en créer !

Alors, oui à la vie et non au nucléaire !

L’équipe du Réseau “Sortir du nucléaire“



Thèmes
État de l’industrie nucléaire