Le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que le rapport remis aujourd’hui à M Borloo, suite aux évènements de cet été au Tricastin, est un document lénifiant dont l’objet semble être de masquer les aspects essentiels du débat sur la dangerosité du nucléaire.
Avant tout, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu’il conteste toute légitimité au Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), composé principalement de personnalités pronucléaires ou d’associatifs complaisants et à la représentativité incertaine.
Aussi, il n’est pas surprenant que le HCTISN ait accouché de propositions lénifiantes, comme l’ouverture d’un site web, ou ridicules comme le fait de demander à l’Etat de développer une capacité d’expertise… indépendante !
Mais, surtout, le HCTISN semble avoir pour seule ambition de pouvoir constater et mesurer les contaminations causées par l’industrie nucléaire, et de mettre en œuvre une supposée "transparence".
L’ouverture d’un site Internet aurait-elle pu empêcher l’uranium de s’échapper de l’usine Socatri du Tricastin le 8 juillet dernier ? Aurait-elle dissuadé Areva de tenter de cacher l’existence de cette fuite ?
Les accidents causés par un "nucléaire transparent" seraient-ils plus acceptables ? Les déchets radioactifs produits par un "nucléaire transparents" seraient-ils moins dangereux ?
Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne revendique pas la "transparence" de l’industrie nucléaire mais son démantèlement le plus rapide possible, avant que l’irréparable ne se produise.