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En cas d’accident sur une des centrales nucléaires suisses (ou Bugey), quelles seraient les conséquences sur les populations ?




En cas d’accident sur une des quatre centrales nucléaires suisses ou à la centrale nucléaire du Bugey, dans l’Ain, quelles seraient les conséquences sur les populations ?

C’est la question à laquelle tente de répondre une étude publiée ce jour par l’institut Biosphère de Genève, commanditée par l’association Sortir du nucléaire Suisse Romande (et soutenue financièrement, entre autres, par les villes de Genève et Neuchâtel). Cette recherche a été confiée à Frédéric-Paul Piguet, docteur en sciences de l’environnement, qui s’est entouré d’une équipe pluridisciplinaire (médecins, géomaticiens, météorologues…).



S’appuyant sur des données réelles de l’année 2017, cette étude modélise la trajectoire et la dispersion des retombées radioactives en cas d’accident, selon les différentes conditions météorologiques possibles le jour où surviendrait l’accident. Sur la base de ces informations, elle quantifie le nombre de personnes à évacuer et tente d’estimer les conséquences sanitaires à prévoir.

Vous pouvez consulter les points saillants de l’étude en consultant le site de Sortir du nucléaire Suisse romande

En voici les principales conclusions :
 Entre 16,4 et 24 millions de personnes, suisses mais aussi habitants des pays frontaliers, seraient concernés par une contamination d’ampleur. Le chiffre le plus élevé concerne le cas d’un accident nucléaire au Bugey.
 Selon les configurations, entre 20 000 et 50 000 cancers radio-induits, auxquels s’ajouteraient entre 7500 et 18500 pathologies cardiovasculaires radio-induites qui se développeraient plus tardivement.
 Entre 250 000 et 500 000 personnes à évacuer et reloger, suivant la centrale où surviendrait un accident
 Entre 16 000 et 37 000 km² de terres agricoles contaminées.

Il apparaît clairement qu’en cas d’accident sur l’une des quatre centrales nucléaires suisses, dans une bonne partie des configurations météorologiques étudiées, les régions françaises frontalières pourraient être largement touchées.

Toutes les données et la méthodologie appliquée sont disponibles sur le site http://www.institutbiosphere.ch/eunupri_2019.html .

Par ailleurs, l’association Sortir du nucléaire Suisse Romande va proposer prochainement sur son site (http://sortirdunucleaire.ch) différents outils permettant de mieux saisir les conséquences d’un tel accident, avec notamment des vidéos modélisant la distribution des retombées radioactives sur la Suisse et les pays alentours.

Elle proposera également d’imaginer le sort d’Amélie, une adolescente vivant à 160 km d’une centrale, qui devrait subir une évacuation et serait exposée à la contamination alors qu’elle est en pleine croissance.

Réaction du Réseau "Sortir du nucléaire" :

Nous espérons que la publication de cette étude provoquera une prise de conscience quant au risque nucléaire, alors que le gouvernement table sur la prolongation à 50 ans de fonctionnement de la majorité des réacteurs existants, ignorant les alertes en termes de sûreté.

La situation des réacteurs suisses, dont beaucoup ont atteint un âge canonique, doit nous inquiéter. Mais remercions également nos voisins suisses d’avoir étendu leurs simulations à la centrale du Bugey. Ces données obtenues sont alarmantes, mais salutaires pour provoquer cette prise de conscience. La France ne peut se permettre de garder en fonctionnement un site qui menace ainsi ses habitants et ceux des pays voisins. En visite en Auvergne-Rhône-Alpes, l’ancien premier ministre japonais Naoto Kan avait d’ailleurs exprimé son incompréhension qu’on laisse fonctionner cette centrale aux portes de l’agglomération lyonnaise, densément peuplée.

Après Fessenheim, Bugey est la plus vieille centrale française en fonctionnement. Au vu des nombreux défauts qui accablent le site du Bugey (enceintes fuyardes, équipements en fin de vue, problèmes récurrents de maintenance, risque d’inondation en cas de rupture du barrage de Vouglans...), un scénario accidentel ne peut malheureusement pas être écartée. De manière générale, comme le répète régulièrement l’Autorité de sûreté nucléaire, un accident majeur ne peut être exclu en France.

Ces travaux nous rappellent que les frontières européennes ne sont pas étanches à la radioactivité. En France comme en Suisse, le nucléaire est dangereux et c’est toute l’Europe qui doit en finir avec cette technologie. Cette prise de risque n’est pas une fatalité : une transition énergétique est possible, et urgente !

N’HÉSITEZ PAS À DIFFUSER LARGEMENT CETTE ÉTUDE !

Capture d’écran de la page 19 de l’étude

S’appuyant sur des données réelles de l’année 2017, cette étude modélise la trajectoire et la dispersion des retombées radioactives en cas d’accident, selon les différentes conditions météorologiques possibles le jour où surviendrait l’accident. Sur la base de ces informations, elle quantifie le nombre de personnes à évacuer et tente d’estimer les conséquences sanitaires à prévoir.

Vous pouvez consulter les points saillants de l’étude en consultant le site de Sortir du nucléaire Suisse romande

En voici les principales conclusions :
 Entre 16,4 et 24 millions de personnes, suisses mais aussi habitants des pays frontaliers, seraient concernés par une contamination d’ampleur. Le chiffre le plus élevé concerne le cas d’un accident nucléaire au Bugey.
 Selon les configurations, entre 20 000 et 50 000 cancers radio-induits, auxquels s’ajouteraient entre 7500 et 18500 pathologies cardiovasculaires radio-induites qui se développeraient plus tardivement.
 Entre 250 000 et 500 000 personnes à évacuer et reloger, suivant la centrale où surviendrait un accident
 Entre 16 000 et 37 000 km² de terres agricoles contaminées.

Il apparaît clairement qu’en cas d’accident sur l’une des quatre centrales nucléaires suisses, dans une bonne partie des configurations météorologiques étudiées, les régions françaises frontalières pourraient être largement touchées.

Toutes les données et la méthodologie appliquée sont disponibles sur le site http://www.institutbiosphere.ch/eunupri_2019.html .

Par ailleurs, l’association Sortir du nucléaire Suisse Romande va proposer prochainement sur son site (http://sortirdunucleaire.ch) différents outils permettant de mieux saisir les conséquences d’un tel accident, avec notamment des vidéos modélisant la distribution des retombées radioactives sur la Suisse et les pays alentours.

Elle proposera également d’imaginer le sort d’Amélie, une adolescente vivant à 160 km d’une centrale, qui devrait subir une évacuation et serait exposée à la contamination alors qu’elle est en pleine croissance.

Réaction du Réseau "Sortir du nucléaire" :

Nous espérons que la publication de cette étude provoquera une prise de conscience quant au risque nucléaire, alors que le gouvernement table sur la prolongation à 50 ans de fonctionnement de la majorité des réacteurs existants, ignorant les alertes en termes de sûreté.

La situation des réacteurs suisses, dont beaucoup ont atteint un âge canonique, doit nous inquiéter. Mais remercions également nos voisins suisses d’avoir étendu leurs simulations à la centrale du Bugey. Ces données obtenues sont alarmantes, mais salutaires pour provoquer cette prise de conscience. La France ne peut se permettre de garder en fonctionnement un site qui menace ainsi ses habitants et ceux des pays voisins. En visite en Auvergne-Rhône-Alpes, l’ancien premier ministre japonais Naoto Kan avait d’ailleurs exprimé son incompréhension qu’on laisse fonctionner cette centrale aux portes de l’agglomération lyonnaise, densément peuplée.

Après Fessenheim, Bugey est la plus vieille centrale française en fonctionnement. Au vu des nombreux défauts qui accablent le site du Bugey (enceintes fuyardes, équipements en fin de vue, problèmes récurrents de maintenance, risque d’inondation en cas de rupture du barrage de Vouglans...), un scénario accidentel ne peut malheureusement pas être écartée. De manière générale, comme le répète régulièrement l’Autorité de sûreté nucléaire, un accident majeur ne peut être exclu en France.

Ces travaux nous rappellent que les frontières européennes ne sont pas étanches à la radioactivité. En France comme en Suisse, le nucléaire est dangereux et c’est toute l’Europe qui doit en finir avec cette technologie. Cette prise de risque n’est pas une fatalité : une transition énergétique est possible, et urgente !

N’HÉSITEZ PAS À DIFFUSER LARGEMENT CETTE ÉTUDE !

Capture d’écran de la page 19 de l’étude

Documents à télécharger

  170121_bugey_fr_2.mp4



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