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Transports nucléaires

Parce que le transport des matières radioactives est une activité inutile, absurde et dangereuse, le Réseau "Sortir du nucléaire" se mobilise !


Directive européenne sur l’enfouissement des déchets : Allemands et Français dénoncent un projet dangereux et antidémocratique

3 novembre 2010 |




Déclaration commune du Réseau "Sortir du nucléaire" et de la B.I. Lüchow-Dannenberg (= initiative citoyenne Lüchow-Dannenberg)



Ce mercredi 3 novembre, la Commission Européenne a présenté un projet de directive sur la gestion des déchets nucléaires. Ce projet considère l’enfouissement en profondeur comme la meilleure option pour ces déchets radioactifs. Les États membres seraient ainsi invités à construire au plus vite des centres de stockage, et à accélérer la construction des sites déjà prévus.

La B.I. Lüchow-Dannenberg, fer de lance du mouvement antinucléaire à Gorleben (Basse-Saxe), et le Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 876 associations, dénoncent une orientation dangereuse et profondément antidémocratique. La Commission Européenne passe outre les doutes déjà exprimés sur les risques de fuites radioactives dans l’environnement ; par ailleurs, elle omet soigneusement de prendre en compte l’avis des populations, qui n’ont quasiment jamais été consultées sur les projets d’enfouissement (1).

Face au risque nucléaire, à Bure comme à Gorleben, Allemands et Français se déclarent solidaires A Bure (Meuse) comme à Gorleben (Basse-Saxe), les populations sont confrontées à l’impasse de l’enfouissement des déchets radioactifs. Pour Wolfgang Ehmke, porte-parole de la B.I. Lüchow-Dannenberg : « depuis 1986, on construit un centre de stockage définitif pour les déchets radioactifs dans le dôme salin de Gorleben, camouflé en « prospection du site ». Jusqu’ici, on a refusé que la population ait son mot à dire, en contournant systématiquement le droit de saisine. Tous les résultats négatifs (contact possible avec l’eau, présence de poches de gaz…) ont été ignorés, et depuis le 1er octobre, malgré un moratoire, les travaux ont repris à Gorleben. Au bout du compte, c’est la population qui supportera les risques. »

Nadine Schneider, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" trace un parallèle avec Bure : « Dans ce village de l’Est de la France situé dans une zone peu peuplée, il est projeté d’enfouir à 500 mètres sous terre les déchets à très haute activité issus des centrales nucléaires et des activités militaires. Aucune expertise indépendante n’a été réalisée, et les populations locales n’ont jamais été consultées. Le sous-sol argileux de Bure, qui contient des failles, est un immense réservoir d’eau qui alimente la Seine et la Meuse. Les fuites de radioactivité étant inévitables, l’enfouissement conduira à la contamination radioactive de régions entières. »

Mobilisation franco-allemande à l’occasion du transport radioactif CASTOR Nadine Schneider souligne : « les déchets nucléaires ne sont ni biodégradables, ni recyclables. Le « retraitement » est un leurre, qui génère en réalité des quantités considérables de déchets supplémentaires et d’importants rejets radioactifs, et ne « recycle » que des quantités infimes de matière.. L’enfouissement n’est qu’un moyen d’escamoter un problème ingérable. La seule option raisonnable est d’arrêter de produire des déchets nucléaires, mais nos dirigeants se refusent à envisager cela ». Pour Wolfgang Ehmke, « la décision de prolongation de la durée d’exploitation des centrales adoptée par le gouvernement allemand bloque le développement des énergies renouvelables, qui serait pourtant réalisable et indispensable. Elle revient juste à assurer les profits des quatre grandes firmes énergétiques, E.on, EnBW, Vattenfall et RWE ».

À l’occasion du passage du transport de déchets nucléaires le plus radioactif de tous les temps dans leurs pays respectifs, les 5 et 6 novembre prochains (2), le Réseau "Sortir du nucléaire" et la B.I. Lüchow-Dannenberg appellent à une forte mobilisation pour protester contre le maintien du nucléaire et contre les risques engendrés par ses déchets.

Pour plus d’informations :

B.I. Luechow Dannenberg https://www.bi-luechow-dannenberg.de/

Réseau "Sortir du nucléaire" https://www.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague

Contacts presse :
Wolfgang Ehmke (parle allemand et français) : + 49 170 510 56 06
Nadine Schneider (parle français) : + 33 (0) 6 85 50 82 77
Charlotte Mijeon (parle allemand et français) : + 33 (0)6 75 36 20 20


(1) Le choix de l’enfouissement surprend d’autant plus qu’il est loin d’être plébiscité à l’international : le projet de stockage définitif de Yucca Mountain, aux États-unis, a été abandonné cette année.

(2) Ce convoi de conteneurs CASTOR, composé de onze wagons de déchets vitrifiés allemands à très haute activité « retraités » à l’usine de La Hague, partira de Valognes (Manche) pour rejoindre le site de stockage de Gorleben. La radioactivité de ce convoi sera plusieurs fois équivalente à celle relâchée lors de l’accident de Tchernobyl.

Ce mercredi 3 novembre, la Commission Européenne a présenté un projet de directive sur la gestion des déchets nucléaires. Ce projet considère l’enfouissement en profondeur comme la meilleure option pour ces déchets radioactifs. Les États membres seraient ainsi invités à construire au plus vite des centres de stockage, et à accélérer la construction des sites déjà prévus.

La B.I. Lüchow-Dannenberg, fer de lance du mouvement antinucléaire à Gorleben (Basse-Saxe), et le Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 876 associations, dénoncent une orientation dangereuse et profondément antidémocratique. La Commission Européenne passe outre les doutes déjà exprimés sur les risques de fuites radioactives dans l’environnement ; par ailleurs, elle omet soigneusement de prendre en compte l’avis des populations, qui n’ont quasiment jamais été consultées sur les projets d’enfouissement (1).

Face au risque nucléaire, à Bure comme à Gorleben, Allemands et Français se déclarent solidaires A Bure (Meuse) comme à Gorleben (Basse-Saxe), les populations sont confrontées à l’impasse de l’enfouissement des déchets radioactifs. Pour Wolfgang Ehmke, porte-parole de la B.I. Lüchow-Dannenberg : « depuis 1986, on construit un centre de stockage définitif pour les déchets radioactifs dans le dôme salin de Gorleben, camouflé en « prospection du site ». Jusqu’ici, on a refusé que la population ait son mot à dire, en contournant systématiquement le droit de saisine. Tous les résultats négatifs (contact possible avec l’eau, présence de poches de gaz…) ont été ignorés, et depuis le 1er octobre, malgré un moratoire, les travaux ont repris à Gorleben. Au bout du compte, c’est la population qui supportera les risques. »

Nadine Schneider, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" trace un parallèle avec Bure : « Dans ce village de l’Est de la France situé dans une zone peu peuplée, il est projeté d’enfouir à 500 mètres sous terre les déchets à très haute activité issus des centrales nucléaires et des activités militaires. Aucune expertise indépendante n’a été réalisée, et les populations locales n’ont jamais été consultées. Le sous-sol argileux de Bure, qui contient des failles, est un immense réservoir d’eau qui alimente la Seine et la Meuse. Les fuites de radioactivité étant inévitables, l’enfouissement conduira à la contamination radioactive de régions entières. »

Mobilisation franco-allemande à l’occasion du transport radioactif CASTOR Nadine Schneider souligne : « les déchets nucléaires ne sont ni biodégradables, ni recyclables. Le « retraitement » est un leurre, qui génère en réalité des quantités considérables de déchets supplémentaires et d’importants rejets radioactifs, et ne « recycle » que des quantités infimes de matière.. L’enfouissement n’est qu’un moyen d’escamoter un problème ingérable. La seule option raisonnable est d’arrêter de produire des déchets nucléaires, mais nos dirigeants se refusent à envisager cela ». Pour Wolfgang Ehmke, « la décision de prolongation de la durée d’exploitation des centrales adoptée par le gouvernement allemand bloque le développement des énergies renouvelables, qui serait pourtant réalisable et indispensable. Elle revient juste à assurer les profits des quatre grandes firmes énergétiques, E.on, EnBW, Vattenfall et RWE ».

À l’occasion du passage du transport de déchets nucléaires le plus radioactif de tous les temps dans leurs pays respectifs, les 5 et 6 novembre prochains (2), le Réseau "Sortir du nucléaire" et la B.I. Lüchow-Dannenberg appellent à une forte mobilisation pour protester contre le maintien du nucléaire et contre les risques engendrés par ses déchets.

Pour plus d’informations :

B.I. Luechow Dannenberg https://www.bi-luechow-dannenberg.de/

Réseau "Sortir du nucléaire" https://www.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague

Contacts presse :
Wolfgang Ehmke (parle allemand et français) : + 49 170 510 56 06
Nadine Schneider (parle français) : + 33 (0) 6 85 50 82 77
Charlotte Mijeon (parle allemand et français) : + 33 (0)6 75 36 20 20


(1) Le choix de l’enfouissement surprend d’autant plus qu’il est loin d’être plébiscité à l’international : le projet de stockage définitif de Yucca Mountain, aux États-unis, a été abandonné cette année.

(2) Ce convoi de conteneurs CASTOR, composé de onze wagons de déchets vitrifiés allemands à très haute activité « retraités » à l’usine de La Hague, partira de Valognes (Manche) pour rejoindre le site de stockage de Gorleben. La radioactivité de ce convoi sera plusieurs fois équivalente à celle relâchée lors de l’accident de Tchernobyl.



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