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Débat Konbini News : L’énergie nucléaire : pour ou contre ?

22 juin 2021 | 2027 vues






Notre porte-parole Charlotte Mijeon était l’invitée d’un débat Konbini News sur le thème : "l’énergie nucléaire : pour ou contre !" face à Valérie Faudon de la société française d’énergie nucléaire.

Faut-il continuer à produire du nucléaire ? Cette énergie est-elle polluante ? Les centrales sont-elles sûres ? Débat entre Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire" et Valérie Faudon, directrice générale de la Société française d’énergie nucléaire.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient creuser un peu plus certains des arguments avancés, voici quelques sources :

  • La pollution des mines d’uranium est une réalité, qui vient bien souvent impacter les peuples autochtones sur les territoires desquels elles sont impactées. Lecture conseillée : cet Atlas Mondial de l’uranium.
  • Mme Faudon évoque une radioactivité "20 fois inférieure à la radioactivité naturelle" (sic !) près des centrales... Dans ce cas, comment explique-t-elle les pollutions dans l’environnement régulièrement détectées dans les eaux souterraines près des sites ? Un exemple aveccette fuite radioactive à la centrale du Bugey, près de Lyon.
  • Selon Mme Faudon, en cas d’accident nucléaire en France, il n’y aurait "aucun rejet à l’extérieur". Mais dans ce cas, pourquoi les autorités auraient-elles mis en place ce guide sur le "post-accidentel", qui affirme en préambule qu’"Un accident nucléaire peut affecter durablement des territoires, parfois éloignés du lieu où il s’est produit. Les éléments radioactifs se dispersent dans l’environnement (air, eaux, sols) et peuvent, si aucune action de protection n’est conduite, altérer la santé des personnes à plus ou moins long terme." ? Et si un accident ne mène à aucun rejet, pourquoi l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire aurait-il chiffré le coût de différents scénarios accidentels ?
  • Venons-en à la controverse sur les impacts sanitaires de Fukushima. L’UNSCEAR (Comité scientifique des Nations Unies sur les effets des rayonnements) nie en effet les impacts et affirme que l’augmentation des cancers infantiles n’aurait rien à voir avec l’accident. Ces affirmations sont cependant contestées par plusieurs scientifiques. Au Japon, la chercheuse Hisako Sakiyama, fondatrice du Fonds pour les enfants atteints d’un cancer de la thyroïde, critique fermement la théorie selon laquelle on n’aurait retrouvé chez les enfants de petits nodules sans importance qui n’auraient jamais été détectés sans suivi médical. Dans cette interview, elle rappelle que le Dr Suzuki Shinichi, professeur de chirurgie de la thyroïde à l’université médicale de Fukushima, qui a opéré la plupart des patients atteints d’un cancer de la thyroïde à l’université, a réfuté l’accusation de sur-diagnostic. Il a présenté à la Société japonaise de chirurgie thyroïdienne des preuves que parmi les 145 patients opérés, environ 78% avaient des métastases ganglionnaires et environ 45% présentaient une croissance invasive. Sur la base de ces faits, il a déclaré qu’un sur-diagnostic est peu probable. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter ce webinaire organisé par la CRIIRAD.
  • De manière générale, ce n’est pas être complotiste que de reconnaître l’existence de controverses scientifiques sur les effets sanitaires des accidents nucléaires, qu’il s’agisse de Fukushima ou de Tchernobyl. Et reconnaître que les prises de position de certaines instances onusiennes peuvent aussi être le reflet de rapports de force et d’arbitrages politiques (sachant notamment que l’UNSCEAR est censée travailler étroitement avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, dont l’objectif est la promotion du nucléaire). Enfin, prétendre que l’UNSCEAR fonctionnerait comme le GIEC, et qu’à ce titre ses conclusions devraient être aussi respectées, est une affirmation qui atteint vite ses limites. Ne siègent à l’UNSCEAR que les représentant.es de 27 pays tous nucléarisés, désireux de se doter d’un parc nucléaire ou exportateurs d’uranium. À l’inverse, le GIEC représente 195 pays et fonctionne grâce aux contributions de centaines de scientifiques et à un processus de relecture très ouvert. On ne peut pas en dire autant de l’UNSCEAR.

Notre porte-parole Charlotte Mijeon était l’invitée d’un débat Konbini News sur le thème : "l’énergie nucléaire : pour ou contre !" face à Valérie Faudon de la société française d’énergie nucléaire.

Faut-il continuer à produire du nucléaire ? Cette énergie est-elle polluante ? Les centrales sont-elles sûres ? Débat entre Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire" et Valérie Faudon, directrice générale de la Société française d’énergie nucléaire.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient creuser un peu plus certains des arguments avancés, voici quelques sources :

  • La pollution des mines d’uranium est une réalité, qui vient bien souvent impacter les peuples autochtones sur les territoires desquels elles sont impactées. Lecture conseillée : cet Atlas Mondial de l’uranium.
  • Mme Faudon évoque une radioactivité "20 fois inférieure à la radioactivité naturelle" (sic !) près des centrales... Dans ce cas, comment explique-t-elle les pollutions dans l’environnement régulièrement détectées dans les eaux souterraines près des sites ? Un exemple aveccette fuite radioactive à la centrale du Bugey, près de Lyon.
  • Selon Mme Faudon, en cas d’accident nucléaire en France, il n’y aurait "aucun rejet à l’extérieur". Mais dans ce cas, pourquoi les autorités auraient-elles mis en place ce guide sur le "post-accidentel", qui affirme en préambule qu’"Un accident nucléaire peut affecter durablement des territoires, parfois éloignés du lieu où il s’est produit. Les éléments radioactifs se dispersent dans l’environnement (air, eaux, sols) et peuvent, si aucune action de protection n’est conduite, altérer la santé des personnes à plus ou moins long terme." ? Et si un accident ne mène à aucun rejet, pourquoi l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire aurait-il chiffré le coût de différents scénarios accidentels ?
  • Venons-en à la controverse sur les impacts sanitaires de Fukushima. L’UNSCEAR (Comité scientifique des Nations Unies sur les effets des rayonnements) nie en effet les impacts et affirme que l’augmentation des cancers infantiles n’aurait rien à voir avec l’accident. Ces affirmations sont cependant contestées par plusieurs scientifiques. Au Japon, la chercheuse Hisako Sakiyama, fondatrice du Fonds pour les enfants atteints d’un cancer de la thyroïde, critique fermement la théorie selon laquelle on n’aurait retrouvé chez les enfants de petits nodules sans importance qui n’auraient jamais été détectés sans suivi médical. Dans cette interview, elle rappelle que le Dr Suzuki Shinichi, professeur de chirurgie de la thyroïde à l’université médicale de Fukushima, qui a opéré la plupart des patients atteints d’un cancer de la thyroïde à l’université, a réfuté l’accusation de sur-diagnostic. Il a présenté à la Société japonaise de chirurgie thyroïdienne des preuves que parmi les 145 patients opérés, environ 78% avaient des métastases ganglionnaires et environ 45% présentaient une croissance invasive. Sur la base de ces faits, il a déclaré qu’un sur-diagnostic est peu probable. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter ce webinaire organisé par la CRIIRAD.
  • De manière générale, ce n’est pas être complotiste que de reconnaître l’existence de controverses scientifiques sur les effets sanitaires des accidents nucléaires, qu’il s’agisse de Fukushima ou de Tchernobyl. Et reconnaître que les prises de position de certaines instances onusiennes peuvent aussi être le reflet de rapports de force et d’arbitrages politiques (sachant notamment que l’UNSCEAR est censée travailler étroitement avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, dont l’objectif est la promotion du nucléaire). Enfin, prétendre que l’UNSCEAR fonctionnerait comme le GIEC, et qu’à ce titre ses conclusions devraient être aussi respectées, est une affirmation qui atteint vite ses limites. Ne siègent à l’UNSCEAR que les représentant.es de 27 pays tous nucléarisés, désireux de se doter d’un parc nucléaire ou exportateurs d’uranium. À l’inverse, le GIEC représente 195 pays et fonctionne grâce aux contributions de centaines de scientifiques et à un processus de relecture très ouvert. On ne peut pas en dire autant de l’UNSCEAR.


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