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Nos communiqués de presse

Crédit photo : Dirk Rabe - Pixabay

CIGEO : un blanc-seing qui ne signifie pas son autorisation

Communiqué du 1er décembre 2023



En septembre 2022, 32 organisations et 30 habitants et habitantes déposaient ensemble un recours contestant la déclaration d’utilité publique (DUP) qui a été accordée au projet Cigéo (projet d’enfouissement en couche géologique profonde des déchets les plus radioactifs) par décret le 7 juillet 2022. Cette décision permettait à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) d’acquérir la maîtrise foncière manquante pour les installations de surface et l’aplomb des ouvrages souterrains, soit environ 3 500 hectares (l’équivalent de la superficie de Lille) et d’exproprier si besoin.

Plus d’un an après, le 1er décembre 2023, le Conseil d’État a rendu sa décision.

Confirmation à l’aveugle de l’utilité publique de Cigéo et son intérêt pour la nation

Malgré toutes les incertitudes et imprécisions de l’étude d’impact du projet Cigéo, L’ANDRA a réussi à peindre de vertus scientifiques le fait qu’elle est dans l’incapacité de fournir des évaluations précises, même avec un dossier de Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de 6 000 pages et presque 30 ans d’études. Il a suffi à l’Agence d’affirmer qu’elle fera de son mieux pour identifier précisément les impacts de son projet et pour analyser et parer, au fur et à mesure de la construction de Cigéo, toutes leurs conséquences.

Nous ne comprenons pas comment un tel projet a ainsi pu obtenir une DUP alors qu’il manque autant d’informations précises "de base" en particulier :

  • ses impacts environnementaux et radiologiques sur l’eau, les sols et les sous-sols, les forêts, l’agriculture, l’air, la santé des riverains et riveraines,
  • son coût et ses potentiels financements, les charges économiques présentes et à venir qu’il représente,
  • l’inventaire exact des déchets radioactifs, donc le dimensionnement final du stockage,
  • les mesures précises pour maîtriser les risques, assurer la sécurité et la sûreté notamment en situation d’urgence,
  • la faisabilité de la récupérabilité des colis de déchets radioactifs pour les générations présentes comme futures, sachant qu’il est prévu une fermeture définitive du stockage qui empêcherait les générations suivantes de les récupérer.

Il est encore temps de prendre la mesure de l’ampleur d’un tel projet, unique par sa dimension, sa dangerosité, sa longévité et de se rendre à l’évidence qu’il est impossible d’en maîtriser les risques inhérents.

Au regard de stockages souterrains existants comme WIPP [1] Stocamine [2], nous demandons à nouveau l’arrêt du projet CIGEO.

Non, le projet Cigéo n’est toujours pas validé

Rappelons-le : la déclaration d’utilité publique facilite la maîtrise foncière, voire le début des travaux d’autres aménagements dits « préparatoires » de Cigéo et permet d’ancrer physiquement sur le territoire le site industriel. Mais à ceux qui iraient un peu trop vite dans la lecture de cette décision, non, Cigéo n’est toujours pas « validé ».

Il faut encore que le projet passe les étapes de l’autorisation de création que, sans désarmer, nous attaquerons par tous les moyens le moment venu. Nous aurons au moins averti les décideurs actuels et les générations présentes et laissé des messages aux générations futures, gravés dans le marbre des archives de la République et de ses Conseils.

Pour information, vous pouvez retrouver un texte d’analyse critique de quelques personnes et organisations du Front Juridique Contre Cigéo.

Signatures :

Des personnes requérantes riveraines :

Barilliot Laurent, Biro Catherine, Labat Christian, Labat Danielle, Labat Michel, Lafrogne Claudine, Perrin Jean-Claude, Robert Bernard, Robert Françoise, Tincelin Adel

Des organisations requérantes :

ADN 26-07, ADN 34, Asodedra, ATTAC, Attac Vosges, Bure Stop 55, Bure Zone Libre, Cacendr, Cedra, Confédération paysanne Grand Est, Confédération paysanne 54, Confédération paysanne 55, Confédération paysanne 88, Global Chance, Greenpeace France, Les Habitants Vigilants de Gondrecourt, Les Semeuses, Meuse Nature Environnement, Réseau "Sortir du nucléaire", SDN72, Stop Transports-Halte au Nucléaire, Tchernoblaye, Vosges Alternatives au Nucléaire

En septembre 2022, 32 organisations et 30 habitants et habitantes déposaient ensemble un recours contestant la déclaration d’utilité publique (DUP) qui a été accordée au projet Cigéo (projet d’enfouissement en couche géologique profonde des déchets les plus radioactifs) par décret le 7 juillet 2022. Cette décision permettait à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) d’acquérir la maîtrise foncière manquante pour les installations de surface et l’aplomb des ouvrages souterrains, soit environ 3 500 hectares (l’équivalent de la superficie de Lille) et d’exproprier si besoin.

Plus d’un an après, le 1er décembre 2023, le Conseil d’État a rendu sa décision.

Confirmation à l’aveugle de l’utilité publique de Cigéo et son intérêt pour la nation

Malgré toutes les incertitudes et imprécisions de l’étude d’impact du projet Cigéo, L’ANDRA a réussi à peindre de vertus scientifiques le fait qu’elle est dans l’incapacité de fournir des évaluations précises, même avec un dossier de Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de 6 000 pages et presque 30 ans d’études. Il a suffi à l’Agence d’affirmer qu’elle fera de son mieux pour identifier précisément les impacts de son projet et pour analyser et parer, au fur et à mesure de la construction de Cigéo, toutes leurs conséquences.

Nous ne comprenons pas comment un tel projet a ainsi pu obtenir une DUP alors qu’il manque autant d’informations précises "de base" en particulier :

  • ses impacts environnementaux et radiologiques sur l’eau, les sols et les sous-sols, les forêts, l’agriculture, l’air, la santé des riverains et riveraines,
  • son coût et ses potentiels financements, les charges économiques présentes et à venir qu’il représente,
  • l’inventaire exact des déchets radioactifs, donc le dimensionnement final du stockage,
  • les mesures précises pour maîtriser les risques, assurer la sécurité et la sûreté notamment en situation d’urgence,
  • la faisabilité de la récupérabilité des colis de déchets radioactifs pour les générations présentes comme futures, sachant qu’il est prévu une fermeture définitive du stockage qui empêcherait les générations suivantes de les récupérer.

Il est encore temps de prendre la mesure de l’ampleur d’un tel projet, unique par sa dimension, sa dangerosité, sa longévité et de se rendre à l’évidence qu’il est impossible d’en maîtriser les risques inhérents.

Au regard de stockages souterrains existants comme WIPP [1] Stocamine [2], nous demandons à nouveau l’arrêt du projet CIGEO.

Non, le projet Cigéo n’est toujours pas validé

Rappelons-le : la déclaration d’utilité publique facilite la maîtrise foncière, voire le début des travaux d’autres aménagements dits « préparatoires » de Cigéo et permet d’ancrer physiquement sur le territoire le site industriel. Mais à ceux qui iraient un peu trop vite dans la lecture de cette décision, non, Cigéo n’est toujours pas « validé ».

Il faut encore que le projet passe les étapes de l’autorisation de création que, sans désarmer, nous attaquerons par tous les moyens le moment venu. Nous aurons au moins averti les décideurs actuels et les générations présentes et laissé des messages aux générations futures, gravés dans le marbre des archives de la République et de ses Conseils.

Pour information, vous pouvez retrouver un texte d’analyse critique de quelques personnes et organisations du Front Juridique Contre Cigéo.

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