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7
fév
Spectacles

Auto-stop Bure

ANGERS (49) - Pays de la Loire


Jeudi 7 février 2019


À 20h00 au Centre Jacques Tati
5 Rue Eugénie Mansion
49 000 Angers (Quartier Belle-Beille)



20h00 : CONFERENCE GESTICULEE suivie d'un débat
AUTO-STOP BURE 
OU COMMENT PARLER DU NUCLEAIRE EN FAISANT DE L’AUTO-STOP ?

Marie Béduneau, pourquoi cette conférence ?
Le nucléaire a beau être la fierté française, le sujet n’est en pas moins tabou.
C’est un sujet qui semble d’un premier abord réservé aux spécialistes.
Alors comment peut-on refuser un projet d’enfouissement de déchets nucléaires et réussir à faire entendre sa voix quand on n’a pas le titre d’« expert.e » ?
Quelle légitimité ai-je à m’opposer au nucléaire si je ne suis pas scientifique ?
Souvent l’on m’a demandé ce que je « faisais » dans la vie, et souvent j’ai eu du mal à répondre à cette question.
Cette question on vous la pose souvent en stop, par exemple. Ce qui est très agréable, d’ailleurs, de voir que l’autre s’intéresse à ce que vous faîtes.
Mais si je réponds : « je milite contre le nucléaire », il faut que je sois capable d’expliquer ce choix.
Le nucléaire ça me fait peur. Mais l'arrêt du nucléaire fait bien plus peur à beaucoup plus de personnes, car il est associé dans l'imaginaire collectif à un retour en arrière, à l’époque de nos grands-parents qui n’avaient pas l’électricité.
Aussi, longtemps j’ai cru que mes arguments devaient être basés sur des chiffres, des faits précis. Mais ce n’est pas avec des chiffres et des hypothèses scientifiques que j’ai envie de parler du nucléaire.
J’ai envie d’en parler avec ce que je ressens, avec la colère qui m’anime quand je comprends tout ce qu’implique la logique nucléaire : exploitation des sols et des personnes dans les mines d’uranium, pollution, corruption, … Avec la tristesse que je peux ressentir aussi, et aussi avec ce sentiment d’injustice, et celui de ne pas pouvoir être écoutée.
La conférence gesticulée permet tout ça. Elle permet d’apporter des savoirs froids, les chiffres et les faits que j’ai appris, et des savoirs chauds, ce que ça me fait en moi, comment ça me fait réagir, comment toutes ces informations que je reçois me font gesticuler.
Partant de mon histoire personnelle, et de comment un jour, j’ai eu envie de venir faire vivre la maison de résistance de Bure, j’en arrive, petit-à-petit, à comment je me sens l’envie aujourd’hui de parler de tout ça, et de manière plus générale, de la force de nos témoignages.

bernard.petiteau@laposte.net

20h00 : CONFERENCE GESTICULEE suivie d'un débat
AUTO-STOP BURE 
OU COMMENT PARLER DU NUCLEAIRE EN FAISANT DE L’AUTO-STOP ?

Marie Béduneau, pourquoi cette conférence ?
Le nucléaire a beau être la fierté française, le sujet n’est en pas moins tabou.
C’est un sujet qui semble d’un premier abord réservé aux spécialistes.
Alors comment peut-on refuser un projet d’enfouissement de déchets nucléaires et réussir à faire entendre sa voix quand on n’a pas le titre d’« expert.e » ?
Quelle légitimité ai-je à m’opposer au nucléaire si je ne suis pas scientifique ?
Souvent l’on m’a demandé ce que je « faisais » dans la vie, et souvent j’ai eu du mal à répondre à cette question.
Cette question on vous la pose souvent en stop, par exemple. Ce qui est très agréable, d’ailleurs, de voir que l’autre s’intéresse à ce que vous faîtes.
Mais si je réponds : « je milite contre le nucléaire », il faut que je sois capable d’expliquer ce choix.
Le nucléaire ça me fait peur. Mais l'arrêt du nucléaire fait bien plus peur à beaucoup plus de personnes, car il est associé dans l'imaginaire collectif à un retour en arrière, à l’époque de nos grands-parents qui n’avaient pas l’électricité.
Aussi, longtemps j’ai cru que mes arguments devaient être basés sur des chiffres, des faits précis. Mais ce n’est pas avec des chiffres et des hypothèses scientifiques que j’ai envie de parler du nucléaire.
J’ai envie d’en parler avec ce que je ressens, avec la colère qui m’anime quand je comprends tout ce qu’implique la logique nucléaire : exploitation des sols et des personnes dans les mines d’uranium, pollution, corruption, … Avec la tristesse que je peux ressentir aussi, et aussi avec ce sentiment d’injustice, et celui de ne pas pouvoir être écoutée.
La conférence gesticulée permet tout ça. Elle permet d’apporter des savoirs froids, les chiffres et les faits que j’ai appris, et des savoirs chauds, ce que ça me fait en moi, comment ça me fait réagir, comment toutes ces informations que je reçois me font gesticuler.
Partant de mon histoire personnelle, et de comment un jour, j’ai eu envie de venir faire vivre la maison de résistance de Bure, j’en arrive, petit-à-petit, à comment je me sens l’envie aujourd’hui de parler de tout ça, et de manière plus générale, de la force de nos témoignages.

bernard.petiteau@laposte.net


Campagne associée :
Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs !



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