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Tricastin : le Réseau "Sortir du nucléaire" exige la vérité sur la gravité de l’évènement qui est en cours depuis le 8 septembre

Communiqué du 21 septembre 2008



L’évacuation des communes proches du Tricastin est-elle envisagée par les autorités ?


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit ce jour à EDF, à l’Autorité de sûreté (ASN), à MM Sarkozy et Fillon pour obtenir la vérité sur la gravité de la situation en cours actuellement à la centrale nucléaire du Tricastin. Selon certaines informations, la situation dans la centrale serait si problématique que l’évacuation de plusieurs communes proches serait envisagée par les autorités.

Il est vrai que l’affaire est littéralement… explosive. Le 8 septembre, au cours d’une opération de renouvellement du combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n°2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et restent depuis suspendus au dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur.

Un événement de ce type s’est certes déjà produit en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), et avait duré plus d’un mois, mais la situation au Tricastin est encore plus grave car il s’agit de deux assemblages au lieu d’un seul, ce qui démultiplie les difficultés : les opérations engagées pour récupérer un assemblage peuvent provoquer la chute du second. De plus, alors que EDF et les autorités restent muettes sur ce sujet, il est fort possible qu’un assemblage ou même les deux soient "moxés", c’est à dire contiennent du plutonium, ce qui aggraverait alors nettement les risques.

Les deux assemblages, pesant chacun environ 800kg, menacent à chaque instant de tomber. Il pourraient alors se briser et les différents morceaux, se glissant entre les autres assemblages, pourraient éventuellement déclencher une réaction nucléaire incontrôlée. Un très grave accident nucléaire serait alors possible. Mais, même sans une telle réaction, les opérations de nettoyage pourraient être quasi impossibles à réaliser, le réacteur pourrait être définitivement condamné et légué tel quel à nos descendants.


Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" exige de toute urgence les réponses à des questions fondamentales :
- Les deux assemblages sont-ils "moxés" ? Autrement dit, s’agit-il de combustible uranium-plutonium ou "seulement" d’uranium.

- S’il s’agit de mox, EDF reconnaît-elle que le risque de réaction incontrôlée est encore plus grand ?

- Quelles opérations ont été tentées depuis le 9 septembre pour récupérer les deux assemblages ? Quelles autres opérations sont envisagées ? Avec quels risques ?

- Les deux assemblages sont-ils toujours dans l’eau de la cuve ? Selon certaines informations, après une tentative d’intervention, EDF ne parviendrait plus à positionner les deux assemblages sous l’eau. Dans ce cas, comment sont-ils refroidis ?

- Quelles sont les mesures envisagées en cas d’aggravation de la situation ? L’évacuation des communes proches est-elle réellement envisagée, comme le laissent à penser certaines informations ?

- Ne faut-il pas immédiatement évacuer les communes proches, voire les départements concernés, de façon préventive et non suite à une éventuelle aggravation de la situation ?

- A quelles dates sont prévues les prochaines ouvertures de cuve au Tricastin (ou fonctionnent trois autres réacteurs) et dans les autres centrales en France ? Quelles mesures sont mises en œuvre pour éviter qu’une situation identique ne se produise ?

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à poser ces mêmes questions à EDF et aux autorités françaises afin que la vérité soit connue au plus vite.

Plus généralement, après la fuite d’uranium du 8 juillet dernier, et les récents autres évènements au Tricastin mais aussi ailleurs en France et en Europe (Belgique, Espagne, Allemagne, Ukraine, Slovénie, etc.), le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à prendre conscience de la gravité des risques imposés par l’industrie nucléaire, et de la nécessité de mettre au plus vite fin aux activités de cette industrie avant que le pire ne se produise.

L’évacuation des communes proches du Tricastin est-elle envisagée par les autorités ?


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit ce jour à EDF, à l’Autorité de sûreté (ASN), à MM Sarkozy et Fillon pour obtenir la vérité sur la gravité de la situation en cours actuellement à la centrale nucléaire du Tricastin. Selon certaines informations, la situation dans la centrale serait si problématique que l’évacuation de plusieurs communes proches serait envisagée par les autorités.

Il est vrai que l’affaire est littéralement… explosive. Le 8 septembre, au cours d’une opération de renouvellement du combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n°2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et restent depuis suspendus au dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur.

Un événement de ce type s’est certes déjà produit en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), et avait duré plus d’un mois, mais la situation au Tricastin est encore plus grave car il s’agit de deux assemblages au lieu d’un seul, ce qui démultiplie les difficultés : les opérations engagées pour récupérer un assemblage peuvent provoquer la chute du second. De plus, alors que EDF et les autorités restent muettes sur ce sujet, il est fort possible qu’un assemblage ou même les deux soient "moxés", c’est à dire contiennent du plutonium, ce qui aggraverait alors nettement les risques.

Les deux assemblages, pesant chacun environ 800kg, menacent à chaque instant de tomber. Il pourraient alors se briser et les différents morceaux, se glissant entre les autres assemblages, pourraient éventuellement déclencher une réaction nucléaire incontrôlée. Un très grave accident nucléaire serait alors possible. Mais, même sans une telle réaction, les opérations de nettoyage pourraient être quasi impossibles à réaliser, le réacteur pourrait être définitivement condamné et légué tel quel à nos descendants.


Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" exige de toute urgence les réponses à des questions fondamentales :
- Les deux assemblages sont-ils "moxés" ? Autrement dit, s’agit-il de combustible uranium-plutonium ou "seulement" d’uranium.

- S’il s’agit de mox, EDF reconnaît-elle que le risque de réaction incontrôlée est encore plus grand ?

- Quelles opérations ont été tentées depuis le 9 septembre pour récupérer les deux assemblages ? Quelles autres opérations sont envisagées ? Avec quels risques ?

- Les deux assemblages sont-ils toujours dans l’eau de la cuve ? Selon certaines informations, après une tentative d’intervention, EDF ne parviendrait plus à positionner les deux assemblages sous l’eau. Dans ce cas, comment sont-ils refroidis ?

- Quelles sont les mesures envisagées en cas d’aggravation de la situation ? L’évacuation des communes proches est-elle réellement envisagée, comme le laissent à penser certaines informations ?

- Ne faut-il pas immédiatement évacuer les communes proches, voire les départements concernés, de façon préventive et non suite à une éventuelle aggravation de la situation ?

- A quelles dates sont prévues les prochaines ouvertures de cuve au Tricastin (ou fonctionnent trois autres réacteurs) et dans les autres centrales en France ? Quelles mesures sont mises en œuvre pour éviter qu’une situation identique ne se produise ?

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à poser ces mêmes questions à EDF et aux autorités françaises afin que la vérité soit connue au plus vite.

Plus généralement, après la fuite d’uranium du 8 juillet dernier, et les récents autres évènements au Tricastin mais aussi ailleurs en France et en Europe (Belgique, Espagne, Allemagne, Ukraine, Slovénie, etc.), le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à prendre conscience de la gravité des risques imposés par l’industrie nucléaire, et de la nécessité de mettre au plus vite fin aux activités de cette industrie avant que le pire ne se produise.




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