Le plutonium américain est arrivé à 2 h 30 du matin à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône. Il sera transformé en combustible MOX dans l’Atelier du CEA à Cadarache puis repartira dans quatre mois environ (soit début 2005) aux Etats-Unis .
Par une décision de justice du Tribunal de Grande Instance d’Aix-en-Provence du 7 octobre 2004, le Réseau "Sortir du nucléaire" avait interdiction de s’approcher à moins de 100 mètres du convoi routier sous peine d’une astreinte de 50 000 euros par infraction constatée. Cette interdiction a été respectée mais ne nous a pas empêché de dénoncer ce transport dangereux à travers plusieurs actions de protestation le long de la route.
Si cette décision de justice à l’encontre du Réseau "Sortir du nucléaire" a été prise dans un temps record (en quelques heures), nous attendons pour notre part la décision du Conseil d’Etat sur notre référé déposé le 30 septembre 2004 à Paris pour essayer de faire interdire l’utilisation, par la société Areva, de l’Atelier de plutonium de Cadarache qui est inadapté aux risques sismiques. Y aurait-il une justice à double vitesse ?
Le transport à haut risque de plutonium américain, protégé par l’armée et la police (aux frais de la Nation pour le seul profit de l’industrie nucléaire), soulève plus largement le problème des nombreux transports nucléaires qui sillonnent chaque semaine mois les routes et voies ferrées de France. Dix tonnes de plutonium répartis sur 120 convois circulent chaque année sur les routes de France. Et, il ne s’agit encore que d’une petite partie des transports nucléaires.
Si des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prise pour le transport de plutonium américain, les transports "habituels" de matières nucléaires, également très dangereux, traversent de nombreuses villes de France (en passant souvent près des habitations). Ces transports par camion ou par train sont le plus souvent sans aucune protection policière et sans que les autorités locales (maire, chef de gare...) n’en soient seulement avisés !
La journée nationale d’actions du samedi 9 octobre à 15 h permettra de sensibiliser l’opinion publique sur le danger permanent des transports nucléaires qui traversent de nombreuses régions de France (*) sans que la population n’en soit informée.
Contacts médias : 06 64 100 333 ou 04 78 28 29 22.
Carte de France des transports nucléaires