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Sortir du nucléaire n°84

Hiver 2020

Changer : Nucléaire ou renouvelables

Nucléaire ou renouvelables : s’il fallait choisir…

Hiver 2020




L’industrie nucléaire déploie des trésors d’inventivité pour présenter cette technologie comme celle qui sauvera la planète, afin de s’immiscer dans le mouvement autour du climat, chez les décideurs… Eh oui, elle n’émettrait pas de CO2, elle répondrait donc à l’urgence climatique… Ce premier point est déjà discutable mais le Nuclear World Report qui fait un état des lieux chaque année de cette industrie dans le monde donne quelques arguments pour contrer ces discours. Petit récapitulatif en chiffres.



Vu l’urgence de la discussion sur le climat, le Rapport annuel sur le nucléaire réalisé par Mycle Schneider introduit un chapitre sur la question du Nucléaire face aux énergies renouvelables. Celui-ci a été rédigé par Amory Lovins, physicien américain spécialiste des questions énergétiques, lauréat du prix Nobel alternatif en 1983 et à l’origine du concept de négaWatt.

On peut résumer son discours ainsi : l’important n’est pas de disposer d’options qui émettent peu de CO2 dans l’absolu, comme c’est le cas du nucléaire, mais d’options peu émettrices ET rapidement déployables ET à un prix peu élevé.

Le nucléaire est donc hors-jeu. Fermer des réacteurs peut être bon pour le climat car les sommes dégagées pourront être utilisées plus efficacement ailleurs dans le développement des renouvelables, le stockage de l’énergie, l’efficacité énergétique et la sobriété.

Un petit rappel

10,15 %... c’est la part du nucléaire dans la production globale d’électricité.

Sur le coût

En prenant en compte le “coût actualisé de l’énergie“ qui comprend l’investissement, la construction, le fonctionnement et l’entretien, l’électricité produite par les réacteurs construits aujourd’hui est 5 à 10 fois plus chère que l’équivalent en renouvelables. En 10 ans, le coût des centrales solaires a baissé de 88% et celui de l’éolien de 69%, tandis que celui du nucléaire a crû de 23%. Aux États-Unis, l’éolien et le solaire coûtent moins cher que le gaz et le charbon, et même déjà moins cher que le nucléaire existant.

Sur la rapidité de déploiement

Le nouveau nucléaire prend 5 à 17 ans de construction de plus que le solaire ou l’éolien.

Parmi les 46 réacteurs en construction dans le monde, 27 sont en retard sur le planning.

Sur la capacité de production

Dans le monde, la production d’électricité solaire est maintenant 50 fois celle qui était prévue en 2002.

En 2018, on a ajouté 9 GW de puissance nucléaire... contre 165 GW d’éolien. De manière générale, la production solaire a crû de 29%, celle de l’éolien de 13% et celle du nucléaire de 2,4%.

Et quelques exemples à retenir

Si la Chine avait investi dans les renouvelables ce qu’elle a investi dans le nucléaire, elle aurait déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 3 à 6%. La Chine a également produit plus d’énergie éolienne que nucléaire en 2018.

En Allemagne, les énergies renouvelables ont produit près de deux fois plus que ce que produisaient les réacteurs qui ont été fermés (113 TWh vs 64 TWh).

Les renouvelables représentent déjà 75% de l’électricité en Ecosse, 72% au Danemark, 67% au Portugal...

Dans le World nuclear report on voit bien que le nucléaire n’est pas pertinent pour le climat et que les énergies renouvelables prennent le dessus. Mais puisque pour sauver le climat, il ne s’agit pas simplement de substituer une technologie à une autre, le nucléaire par de l’éolien ou du photovoltaïque, mais plutôt consommer moins, il serait intéressant de faire la comparaison entre nucléaire et actions d’efficacité énergétique ou encore nucléaire et actions visant à la sobriété.

Vu l’urgence de la discussion sur le climat, le Rapport annuel sur le nucléaire réalisé par Mycle Schneider introduit un chapitre sur la question du Nucléaire face aux énergies renouvelables. Celui-ci a été rédigé par Amory Lovins, physicien américain spécialiste des questions énergétiques, lauréat du prix Nobel alternatif en 1983 et à l’origine du concept de négaWatt.

On peut résumer son discours ainsi : l’important n’est pas de disposer d’options qui émettent peu de CO2 dans l’absolu, comme c’est le cas du nucléaire, mais d’options peu émettrices ET rapidement déployables ET à un prix peu élevé.

Le nucléaire est donc hors-jeu. Fermer des réacteurs peut être bon pour le climat car les sommes dégagées pourront être utilisées plus efficacement ailleurs dans le développement des renouvelables, le stockage de l’énergie, l’efficacité énergétique et la sobriété.

Un petit rappel

10,15 %... c’est la part du nucléaire dans la production globale d’électricité.

Sur le coût

En prenant en compte le “coût actualisé de l’énergie“ qui comprend l’investissement, la construction, le fonctionnement et l’entretien, l’électricité produite par les réacteurs construits aujourd’hui est 5 à 10 fois plus chère que l’équivalent en renouvelables. En 10 ans, le coût des centrales solaires a baissé de 88% et celui de l’éolien de 69%, tandis que celui du nucléaire a crû de 23%. Aux États-Unis, l’éolien et le solaire coûtent moins cher que le gaz et le charbon, et même déjà moins cher que le nucléaire existant.

Sur la rapidité de déploiement

Le nouveau nucléaire prend 5 à 17 ans de construction de plus que le solaire ou l’éolien.

Parmi les 46 réacteurs en construction dans le monde, 27 sont en retard sur le planning.

Sur la capacité de production

Dans le monde, la production d’électricité solaire est maintenant 50 fois celle qui était prévue en 2002.

En 2018, on a ajouté 9 GW de puissance nucléaire... contre 165 GW d’éolien. De manière générale, la production solaire a crû de 29%, celle de l’éolien de 13% et celle du nucléaire de 2,4%.

Et quelques exemples à retenir

Si la Chine avait investi dans les renouvelables ce qu’elle a investi dans le nucléaire, elle aurait déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 3 à 6%. La Chine a également produit plus d’énergie éolienne que nucléaire en 2018.

En Allemagne, les énergies renouvelables ont produit près de deux fois plus que ce que produisaient les réacteurs qui ont été fermés (113 TWh vs 64 TWh).

Les renouvelables représentent déjà 75% de l’électricité en Ecosse, 72% au Danemark, 67% au Portugal...

Dans le World nuclear report on voit bien que le nucléaire n’est pas pertinent pour le climat et que les énergies renouvelables prennent le dessus. Mais puisque pour sauver le climat, il ne s’agit pas simplement de substituer une technologie à une autre, le nucléaire par de l’éolien ou du photovoltaïque, mais plutôt consommer moins, il serait intéressant de faire la comparaison entre nucléaire et actions d’efficacité énergétique ou encore nucléaire et actions visant à la sobriété.



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Sortie du nucléaire Energies renouvelables