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Les promesses bidons de Macron sur le nucléaire

Article publié le 17 février 2022



Après s’être engagé, en 2017, à réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 70 % à 50 %, Emmanuel Macron s’assoit complètement sur ses engagements à deux mois des élections. À Belfort ce 10 février, il déclame un plan de relance du nucléaire totalement démesuré et déconnecté des enjeux actuels et à venir. Dans un discours de Président en campagne, Emmanuel Macron vante les mérites de l’atome et enchaîne les fausses promesses sur ce que cette énergie pourrait apporter aux Français. Décryptage.



Avec le nucléaire « La France a fait le choix du climat » BIDON

C’est l’argument numéro 1 d’Emmanuel Macron : nous faire croire que le nucléaire serait indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique. Cet argument - brandi par la filière depuis des années- a la vie dure en dépit des multiples études qui prouvent le contraire. Quid du scénario publié par negaWatt en 2022 ou du rapport « Transition(s) 2050 » de l’Ademe présentant chacun des trajectoires permettant d’atteindre la neutralité carbone en 2050 en sortant progressivement du nucléaire ? Non seulement le chef de l’État ne les mentionne pas mais, pire encore, d’après plusieurs articles de presse , l’actuel Président aurait fait pression pour retarder la publication du rapport de l’Ademe, jugé trop gênant. Car, à Belfort, Emmanuel Macron ne retient que les données qui lui plaisent. Il déclare ainsi avec force : « Ce que nous montrent les études de RTE c’est que nous n’avons pas d’autre choix que de miser sur ces deux piliers [nucléaire et renouvelable] » C’est un mensonge puisque la moitié des scénarii réalisés par RTE - qui adoptent par ailleurs des hypothèses très optimistes pour le nucléaire - permettent d’atteindre la neutralité carbone sans renouvellement du parc nucléaire a horizon 2050 ou 2060. C’est donc en manipulant les rapports et les données scientifiques à des fins électoralistes qu’Emmanuel Macron veut nous faire croire que le nucléaire est une énergie verte. 

Nous le savons et ne cessons de le répéter : le nucléaire est hors délais et hors sujet pour répondre à la crise climatique. Officiellement, les premiers réacteurs ne pourraient pas être mis en service avant 2035. Une échéance non seulement tardive, mais surtout exagérément optimiste ! L’EPR de Flamanville, en construction depuis 2007 accumule déjà 11 ans de retard, et, selon des travaux de la Direction Générale de l’Énergie et du Climat, la mise en service de ces 6 nouveaux EPR nécessiterait au minimum 5 années supplémentaires. Tabler sur des réacteurs, lents à construire, c’est aller tout droit vers la pénurie d’électricité couplée de l’échec de nos objectifs climatiques !

 Alors sommes-nous condamnés au nucléaire en attendant de créer une filière d’énergie renouvelable robuste ? Bien sûr que non ! Les perspectives encourageantes dans les autres pays européens montrent bien que les énergies renouvelables constituent un vrai secteur d’avenir. En outre, il est parfaitement illusoire de croire que nous aurions d’un côté une filière renouvelable fragile et d’autre part une filière nucléaire forte : depuis des années, EDF est confrontée à un problème lourd de perte de compétence et de rigueur, aggravé par le recours accru à la sous-traitance. Dans ces conditions, comment EDF pourrait-elle mener à bien la construction de ces projets d’ampleurs ? Au lieu de relancer la folle machine du nucléaire et inciter les jeunes générations à s’engouffrer dans ce bourbier ne serait-il pas plus raisonnable d’investir l’argent public dans le renouvelable et y créer les emplois d’avenir ? 

Avec le nucléaire « La France a fait le choix de l’industrie et de l’emploi  » BIDON

Il est de bon ton, en campagne électorale, de promettre le plein emploi. Et la construction de 6 nouvelles centrales pourrait en séduire plus d’un avec ses 30 000 promesses d’embauches à la clé. Seulement, lorsque l’on met en parallèle les milliards d’euros investis versus le nombre d’emplois créés, la déception est grande… 

Concernant le prix de ce plan de relance tout d’abord : officiellement, un EPR2 coûterait 10 milliards (soit 10 milliards de moins que l’EPR de Flamanville, ce qui laisse à penser que ce montant est cruellement sous-estimé). Le plan macronien s’élèverait donc à 60 milliards uniquement pour le volet "nouveaux EPR". Soit les dépenses annuelles… des ministères de la Santé et de la Transition écologique réunis ! Ce parallèle est éclairant car l’argent investi dans le nucléaire c’est l’argent du contribuable ! EDF a beau être une entreprise privée, l’État en est l’actionnaire majoritaire. Or, l’entreprise accuse une dette de 42 milliards d’euros : pour entreprendre ces projets démentiels de nouvelles centrales EDF ne pourra pas se passer du soutien massif de l’État.

 Alors sommes-nous condamnés au nucléaire pour développer l’emploi en France ? Bien sûr que non ! Pour la même somme investie, les énergies renouvelables créent plus d’emploi que le secteur de l’atome. En 2017, une étude avait montré qu’un million d’emplois net pouvait être créé par une politique de transition écologique poussée, incluant la fermeture progressive des centrales existantes.

Avec le nucléaire « La France a fait le choix résolu de son indépendance et de sa liberté » BIDON

Non "La France n’a pas fait le choix", en tout cas pas les citoyen.nes puisqu’il n’y eu AUCUNE consultation des Français·es sur le sujet. « La France », la « Nation » : le discours d’Emmanuel Macron utilise toute la rhétorique pour nous faire croire que la relance du nucléaire est un impératif et que nous n’avons pas d’autres choix. Mais sommes-nous libres quand une menace d’accident nucléaire plane sur nous ? Quand notre parc produit déjà des tonnes de déchets radioactifs dont nous ne savons que faire ? Sommes-nous indépendants quand 100 % de l’uranium utilisé dans les centrales françaises provient de l’étranger ? Quand les défaillances du parc nucléaire obligent à arrêter des réacteurs et à importer massivement pour répondre aux besoins de consommation hivernales ?

 Alors sommes nous condamnés au nucléaire ? Bien sûr que non ! En dépit des promesses bidons d’Emmanuel Macron cherchant à faire passer le nucléaire pour une énergie verte, pas chère et démocratique, 58 % des français se déclarent prêts à voter pour un candidat qui sortirait la France du nucléaire et développerait les énergies renouvelables.

Il est temps de faire entendre notre voix avant que ces chantiers démesurés commencent et qu’il ne soit trop tard ! Interpellons les candidats à la Présidentielle sur https://promesses-bidons.fr  

Avec le nucléaire « La France a fait le choix du climat » BIDON

C’est l’argument numéro 1 d’Emmanuel Macron : nous faire croire que le nucléaire serait indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique. Cet argument - brandi par la filière depuis des années- a la vie dure en dépit des multiples études qui prouvent le contraire. Quid du scénario publié par negaWatt en 2022 ou du rapport « Transition(s) 2050 » de l’Ademe présentant chacun des trajectoires permettant d’atteindre la neutralité carbone en 2050 en sortant progressivement du nucléaire ? Non seulement le chef de l’État ne les mentionne pas mais, pire encore, d’après plusieurs articles de presse , l’actuel Président aurait fait pression pour retarder la publication du rapport de l’Ademe, jugé trop gênant. Car, à Belfort, Emmanuel Macron ne retient que les données qui lui plaisent. Il déclare ainsi avec force : « Ce que nous montrent les études de RTE c’est que nous n’avons pas d’autre choix que de miser sur ces deux piliers [nucléaire et renouvelable] » C’est un mensonge puisque la moitié des scénarii réalisés par RTE - qui adoptent par ailleurs des hypothèses très optimistes pour le nucléaire - permettent d’atteindre la neutralité carbone sans renouvellement du parc nucléaire a horizon 2050 ou 2060. C’est donc en manipulant les rapports et les données scientifiques à des fins électoralistes qu’Emmanuel Macron veut nous faire croire que le nucléaire est une énergie verte. 

Nous le savons et ne cessons de le répéter : le nucléaire est hors délais et hors sujet pour répondre à la crise climatique. Officiellement, les premiers réacteurs ne pourraient pas être mis en service avant 2035. Une échéance non seulement tardive, mais surtout exagérément optimiste ! L’EPR de Flamanville, en construction depuis 2007 accumule déjà 11 ans de retard, et, selon des travaux de la Direction Générale de l’Énergie et du Climat, la mise en service de ces 6 nouveaux EPR nécessiterait au minimum 5 années supplémentaires. Tabler sur des réacteurs, lents à construire, c’est aller tout droit vers la pénurie d’électricité couplée de l’échec de nos objectifs climatiques !

 Alors sommes-nous condamnés au nucléaire en attendant de créer une filière d’énergie renouvelable robuste ? Bien sûr que non ! Les perspectives encourageantes dans les autres pays européens montrent bien que les énergies renouvelables constituent un vrai secteur d’avenir. En outre, il est parfaitement illusoire de croire que nous aurions d’un côté une filière renouvelable fragile et d’autre part une filière nucléaire forte : depuis des années, EDF est confrontée à un problème lourd de perte de compétence et de rigueur, aggravé par le recours accru à la sous-traitance. Dans ces conditions, comment EDF pourrait-elle mener à bien la construction de ces projets d’ampleurs ? Au lieu de relancer la folle machine du nucléaire et inciter les jeunes générations à s’engouffrer dans ce bourbier ne serait-il pas plus raisonnable d’investir l’argent public dans le renouvelable et y créer les emplois d’avenir ? 

Avec le nucléaire « La France a fait le choix de l’industrie et de l’emploi  » BIDON

Il est de bon ton, en campagne électorale, de promettre le plein emploi. Et la construction de 6 nouvelles centrales pourrait en séduire plus d’un avec ses 30 000 promesses d’embauches à la clé. Seulement, lorsque l’on met en parallèle les milliards d’euros investis versus le nombre d’emplois créés, la déception est grande… 

Concernant le prix de ce plan de relance tout d’abord : officiellement, un EPR2 coûterait 10 milliards (soit 10 milliards de moins que l’EPR de Flamanville, ce qui laisse à penser que ce montant est cruellement sous-estimé). Le plan macronien s’élèverait donc à 60 milliards uniquement pour le volet "nouveaux EPR". Soit les dépenses annuelles… des ministères de la Santé et de la Transition écologique réunis ! Ce parallèle est éclairant car l’argent investi dans le nucléaire c’est l’argent du contribuable ! EDF a beau être une entreprise privée, l’État en est l’actionnaire majoritaire. Or, l’entreprise accuse une dette de 42 milliards d’euros : pour entreprendre ces projets démentiels de nouvelles centrales EDF ne pourra pas se passer du soutien massif de l’État.

 Alors sommes-nous condamnés au nucléaire pour développer l’emploi en France ? Bien sûr que non ! Pour la même somme investie, les énergies renouvelables créent plus d’emploi que le secteur de l’atome. En 2017, une étude avait montré qu’un million d’emplois net pouvait être créé par une politique de transition écologique poussée, incluant la fermeture progressive des centrales existantes.

Avec le nucléaire « La France a fait le choix résolu de son indépendance et de sa liberté » BIDON

Non "La France n’a pas fait le choix", en tout cas pas les citoyen.nes puisqu’il n’y eu AUCUNE consultation des Français·es sur le sujet. « La France », la « Nation » : le discours d’Emmanuel Macron utilise toute la rhétorique pour nous faire croire que la relance du nucléaire est un impératif et que nous n’avons pas d’autres choix. Mais sommes-nous libres quand une menace d’accident nucléaire plane sur nous ? Quand notre parc produit déjà des tonnes de déchets radioactifs dont nous ne savons que faire ? Sommes-nous indépendants quand 100 % de l’uranium utilisé dans les centrales françaises provient de l’étranger ? Quand les défaillances du parc nucléaire obligent à arrêter des réacteurs et à importer massivement pour répondre aux besoins de consommation hivernales ?

 Alors sommes nous condamnés au nucléaire ? Bien sûr que non ! En dépit des promesses bidons d’Emmanuel Macron cherchant à faire passer le nucléaire pour une énergie verte, pas chère et démocratique, 58 % des français se déclarent prêts à voter pour un candidat qui sortirait la France du nucléaire et développerait les énergies renouvelables.

Il est temps de faire entendre notre voix avant que ces chantiers démesurés commencent et qu’il ne soit trop tard ! Interpellons les candidats à la Présidentielle sur https://promesses-bidons.fr  



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