On n’imagine pas cimetière industriel plus riant : sous le soleil de printemps, le site de Sellafield, enchâssé entre des collines tapissées de vertes prairies et une mer d’Irlande à l’écume paisible, a une allure pimpante. Vu du toit du bâtiment B 204, c’est une ruche d’usines, de hangars, de voies de chemin de fer, de grillages, de grues, de pylônes électriques dans laquelle, sur quatre kilomètres carrés, s’activent travailleurs et véhicules.
On pourrait se croire au temps des "bons (…)