Publié le 10 février 2026
Comment qualifier autrement une industrie qui pollue les eaux, détruit les paysages, accapare les sols et fait peser un risque inouï sur les populations alentour ? Les installations nucléaires en France sont présentées par les nucléocrates comme l’incarnation du génie humain, de notre capacité à dépasser la nature. Spoiler : Elles ne savent que la détruire.
Entre la Meuse et la Haute-Saône, le projet de stockage de déchets radioactifs Cigéo menace à lui seul 69 espèces protégées et la ressource en eau de tout le territoire. Le long de la Loire, du Rhône, de la Garonne, les centrales nucléaires, en plus de rejeter des produits chimiques et des éléments radioactifs, réchauffent les fleuves et piègent les poissons dans leurs turbines.
Le projet de deux nouveaux réacteurs nucléaires à Penly menace 24 hectares de fond marin et implique de dynamiter une partie importante de la falaise, monument naturel caractéristique des paysages normands.
À La Hague, l’approbation du projet Aval du futur par la mairie permet à Orano de détruire les dernières landes primaires du territoire.
Avant d’entrer en service, une installation nucléaire nécessite plusieurs années de travaux. Des années d’acheminement continuel de matériel et de réorganisation des villes, le tout au mépris de la démocratie. Les consultations des habitant·es ne sont pas bloquantes le moins du monde pour un État et des entreprises qui avancent quoi qu’il en coute pour imposer leur vision et leurs usines sur des territoires le plus souvent opposés à la nucléarisation.
Une installation nucléaire s’accompagne toujours d’impacts aussi néfastes qu’importants sur son environnement, qu’ils soient visibles (paysage) ou invisibles (mise en danger de la faune, destruction de la flore). Ces impacts durent sur le long terme et ne se circonscrivent pas aux seuls territoires nucléarisés.
Un voisin encombrant dont on ne veut pas du tout mais contre lequel on peut voter ! Les 15 et 22 mars rendez-vous dans les urnes !!