Les réacteurs nucléaires polluent et utilisent l’eau
Les 56 réacteurs français, qui rejettent des éléments radioactifs dans l’air, la mer, l’océan, les fleuves et même l’eau du robinet, sont parmi les plus gros consommateurs d’eau. Le refroidissement des centrales électriques représente la deuxième activité la plus consommatrice d’eau du pays (31%), derrière l’agriculture (45%) et devant l’eau potable (21%) et les usages industriels (4%).
Le traitement de l’uranium contamine les nappes phréatiques
Notamment via ses usines de traitement de l’uranium (Malvési, Romans-sur-Isère, Tricastin). A Malvési près de Narbonne « il y a des taux d’uranium de 1,39 mg par kilogramme dans la nappe phréatique, alors que le niveau d’uranium naturel dans l’eau à Narbonne est de 0,01 mg par kilogramme, soit 139 fois au-dessus » et sur le site Framatome de Romans-sur-Isère, les effluents liquides sont évalués à plusieurs centaines de milliers de m³ par an.
Le transport de combustibles et de déchets nucléaires irradie nos routes
Les transports ferroviaires et routiers journaliers de combustibles et de déchets nucléaires représentent 19 000 transports par an, convoyant 114 000 colis radioactifs sur des axes très fréquentés et essentiellement sur la route.
Nous en profitons pour affirmer notre totale solidarité avec le rassemblement Toulouse-Castres : « Ramdam sur le macadam » les 21 et 22 octobre à l’appel de « La déroute des routes » et le collectif « La Voie est Libre » à être « à nouveau des milliers, déterminé⋅es, à bloquer les chantiers de l’A69 Castres – Toulouse. No Macadam ! »
Les déchets de l’extraction de l’uranium ici et ailleurs
Les anciennes mines d’uranium sur notre territoire représentent plus de 50 millions de tonnes de résidus radioactifs générés lors du processus d’extraction de l’uranium dans l’Hexagone. Et 20 millions de tonnes à Arlit au Niger sont laissés à l’air libre.
Les pollutions du nucléaire militaire
Les bombes atomiques et leurs essais militaires – dans le Pacifique comme dans le désert du Sahara – jusqu’au plus abominable à Hiroshima et Nagasaki laissent des séquelles irréversibles sur les territoires et leurs peuples, ainsi que sur le personnel affecté. Les pollutions nucléaires ne connaissent pas les frontières…
L’industrie nucléaire produit des déchets atomiques dangereux
Les déchets atomiques débordent de partout : « Il y a plus de 60 000 tonnes de combustible usé entreposées à travers l’Europe (hors Russie et Slovaquie) », dont 25% sont en France.
Si l’on considère l’ensemble des déchets de différents types en France, l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs)nous annonce un inventaire d’environ « 1 760 000 m3 de déchets radioactifs fin 2021, dans l’hexagone ». Environ 9% sont issus du nucléaire militaire dit de la « défense ».
Voilà le bilan écologique du nucléaire français : des territoires abîmés par des pollutions persistantes (air, eau, sol), la baisse des ressources en eau en quantité et qualité. Mais face à une grave crise qui ne fait que commencer, les peuples et la terre se soulèvent.
Avec ces constats, peut-on sérieusement évoquer un quelconque bilan positif grâce au nucléaire ? Ne serait-il pas plus judicieux de s’attaquer à la cause principale de toutes ces pollutions qui s’ajoutent à la crise climatique : la production d’électricité d’origine nucléaire ?
Rassemblé en coordination, face à l’urgence climatique et à la pollution, l’ensemble des organisations, collectifs, associations antinucléaires et environnementales, locales, régionales et nationales se sont données pour mission d’agir ensemble sur tout le territoire pour mettre définitivement fin à la production d’énergie électrique nucléaire.
Le 22 octobre 2023 dans toute la France, devant toutes les installations nucléaires ou d’autres lieux symboliques, nous manifesterons contre la filière nucléaire, ses pollutions et sa relance ! Retrouvez l’ensemble des actions sur cette carte interactive.
En 2024, nous appellerons à plusieurs évènements de grande ampleur. D’ici là, vous pouvez rejoindre nos différentes coordinations régionales en nous contactant par email.
La Coordination antinucléaire