Réseau Sortir du nucléaire
Boutique Agenda Faire un donEN

Sortir du nucléaire n°85

printemps 2020

Agir : Artistes

La résistance antinucléaire s’expose

printemps 2020




Depuis le 3 août 2019 se tient à la gare de Luméville-en-Ornois, située à 6 km de Bure, l’exposition en plein air “Trainstopping“. Créé par le collectif politico-artistique “Bure/Gorleben“. Elle a été exposée pour la première fois à Meuchefitz dans le Wendland en Basse-Saxe (Allemagne), dans le cadre d’une fête de campagne. L’exposition met à l’honneur la coopération franco-allemande autour des blocages de trains radioactifs.



Un lieu stratégique

L’ancienne gare de Luméville est située sur la ligne ferroviaire prévue pour le transport futur des déchets nucléaires lié au projet Cigéo. Elle est depuis longtemps un lieu de vie pour de nombreuses personnes en lutte contre le projet Cigéo. Lorsque ce dernier aura obtenu l’autorisation d’exploitation, des quantités gigantesques de déchets nucléaires seront transportées par cette ligne de chemin de fer jusqu’aux profondeurs du dépôt. Dans les mois et années à venir la question du transport ferroviaire va redevenir un enjeu et un terrain de lutte pour les activistes. “En tant que collectif d’art politique, nous voulions transporter les expériences des luttes antinucléaires passées à cet endroit précis sous la forme d’une exposition et apporter ainsi une petite contribution au débat sur les stratégies futures.“

© Trainstopping

L’exposition est consacrée au blocage et au sabotage des voies ferrées. Les diverses formes d’actions et techniques qui ont été conçues et développées au fil du temps par des personnes résistantes ont été documentées par le collectif d’artistes. L’exposition aborde également les questions de la sécurité, de la responsabilité et de la communication sur de telles actions. Dans une interview, disponible sur le site bureburebure le collectif s’explique “Nous soulignons expressément que cela ne doit pas être considéré comme une tentative d’inciter qui que ce soit à faire de telles choses ! Ce n’est donc PAS une incitation à commettre des crimes... mais peut-être qu’une étincelle d’inspiration vous sautera dessus et éveillera en vous l’intérêt...“. L’exposition n’élude d’ailleurs pas la question du risque en rendant hommage à Sébastien Briat, militant de 22 ans tué lors du blocage d’un train Castor La Hague-Gorleben le 7 novembre 2004, près du village d’Avricourt (57).

Un thème fort

Dans le dossier qui accompagne l’exposition [1] on découvre une contextualisation de l’exposition, des aspects historiques sur le blocage des trains comme lors de l’installation des chemins de fer aux États-Unis ou encore les sabotages durant la Seconde Guerre mondiale. Le dossier présente également des éléments d’information pour repérer les trains nucléaires. Il revient largement sur les différentes méthodes pouvant être utilisées pour organiser “ l’interruption des flux d’électricité, de marchandises ou de données dans le but de perturber le fonctionnement de la logique capitaliste ou l’infrastructure de l’ordre établi qui a toujours été une forme de résistance.“

© Jürgen Nefzger

“Bure ou la Vie dans les bois“

“Bure ou la Vie dans les bois“ exposition de photographies de Jürgen Nefzger a été présentée à Lunéville du 17 octobre au 29 décembre 2019 par le CRI des Lumières dans le cadre de L’engagement, une manifestation nationale. Centrée sur Bure et l’occupation du bois Lejuc, Jürgen Nefzger nous montre la vie quotidienne d’un groupe d’activistes installé temporairement dans le bois jusqu’à la destruction du camp en février 2018. Ses images montrent le contraste existant entre un État lourdement armé et la résistance de quelques individus qui, à première vue, semblent avoir perdu d’avance.

Anne-Lise Devaux

Un lieu stratégique

L’ancienne gare de Luméville est située sur la ligne ferroviaire prévue pour le transport futur des déchets nucléaires lié au projet Cigéo. Elle est depuis longtemps un lieu de vie pour de nombreuses personnes en lutte contre le projet Cigéo. Lorsque ce dernier aura obtenu l’autorisation d’exploitation, des quantités gigantesques de déchets nucléaires seront transportées par cette ligne de chemin de fer jusqu’aux profondeurs du dépôt. Dans les mois et années à venir la question du transport ferroviaire va redevenir un enjeu et un terrain de lutte pour les activistes. “En tant que collectif d’art politique, nous voulions transporter les expériences des luttes antinucléaires passées à cet endroit précis sous la forme d’une exposition et apporter ainsi une petite contribution au débat sur les stratégies futures.“

© Trainstopping

L’exposition est consacrée au blocage et au sabotage des voies ferrées. Les diverses formes d’actions et techniques qui ont été conçues et développées au fil du temps par des personnes résistantes ont été documentées par le collectif d’artistes. L’exposition aborde également les questions de la sécurité, de la responsabilité et de la communication sur de telles actions. Dans une interview, disponible sur le site bureburebure le collectif s’explique “Nous soulignons expressément que cela ne doit pas être considéré comme une tentative d’inciter qui que ce soit à faire de telles choses ! Ce n’est donc PAS une incitation à commettre des crimes... mais peut-être qu’une étincelle d’inspiration vous sautera dessus et éveillera en vous l’intérêt...“. L’exposition n’élude d’ailleurs pas la question du risque en rendant hommage à Sébastien Briat, militant de 22 ans tué lors du blocage d’un train Castor La Hague-Gorleben le 7 novembre 2004, près du village d’Avricourt (57).

Un thème fort

Dans le dossier qui accompagne l’exposition [1] on découvre une contextualisation de l’exposition, des aspects historiques sur le blocage des trains comme lors de l’installation des chemins de fer aux États-Unis ou encore les sabotages durant la Seconde Guerre mondiale. Le dossier présente également des éléments d’information pour repérer les trains nucléaires. Il revient largement sur les différentes méthodes pouvant être utilisées pour organiser “ l’interruption des flux d’électricité, de marchandises ou de données dans le but de perturber le fonctionnement de la logique capitaliste ou l’infrastructure de l’ordre établi qui a toujours été une forme de résistance.“

© Jürgen Nefzger

“Bure ou la Vie dans les bois“

“Bure ou la Vie dans les bois“ exposition de photographies de Jürgen Nefzger a été présentée à Lunéville du 17 octobre au 29 décembre 2019 par le CRI des Lumières dans le cadre de L’engagement, une manifestation nationale. Centrée sur Bure et l’occupation du bois Lejuc, Jürgen Nefzger nous montre la vie quotidienne d’un groupe d’activistes installé temporairement dans le bois jusqu’à la destruction du camp en février 2018. Ses images montrent le contraste existant entre un État lourdement armé et la résistance de quelques individus qui, à première vue, semblent avoir perdu d’avance.

Anne-Lise Devaux



Thèmes
Luttes et actions Organisations antinucléaires françaises Soutiens artistiques Bure - CIGEO