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Mutations chez les papillons de Fukushima

L’étude




Le 9 août 2012, le site web Nature.com a publié sur sa page Scientific Reports une étude (à découvrir ici) réalisée par un groupe de chercheurs japonais. Ceux-ci ont mis en évidence chez des papillons de la région de Fukushima d’importantes mutations résultant de la catastrophe nucléaire qui a frappé le Japon.



Méthodologie et grandes lignes de l’étude :

Une variété de papillons bleus, au cycle de vie d’un mois, a été retenue pour cette étude. En mai 2011, des papillons adultes ont été capturés dans la région de Fukushima. Dans les sept localités les plus proches de la centrale, leur taux d’anormalité atteignait 12,4 % (ailes plus petites notamment). À 1700 km de là, ces papillons ont été croisés avec des papillons sains. La mortalité des larves fut élevée et le taux d’anormalité atteignit 18,3 % chez les rejetons des papillons des régions proches de la centrale (yeux et ailes difformes, couleurs anormales).

Graphiques et photos extraits de l’étude.
Les différentes photos mettent en évidence les mutations subies par les papillons : yeux « cabossés », pattes difformes, anomalies sur les taches des ailes…

Les femelles anormales de cette génération, croisées avec des mâles "sains", ont donné des rejetons qui héritaient largement de leurs difformités et présentant un taux d’anormalité de 33,5 %.

Six mois après, un nouvel échantillon de papillons a été collecté dans la région de Fukushima : leur taux d’anormalité atteignait alors 28 %, soit plus du double qu’en mai. Les radiations avaient certes décru, mais les papillons continuaient de se nourrir de plantes contaminées.

Par ailleurs, des larves saines exposées artificiellement à des radiations ont développé des anormalités. D’autres larves saines, nourries avec des plantes contaminées, ont connu un taux de mortalité élevée ; les papillons survivants ont développé de nombreuses difformités.

L’exposition aux radiations, ainsi que l’ingestion régulière de particules radioactives, a donc conduit à une détérioration physiologique et génétique de cette population de papillons.

Voir l’étude en ligne : https://www.nature.com/srep/2012/120809/srep00570/full/srep00570.html

Nous avons interrogé Michel Fernex, professeur émérite de médecine et spécialiste des impacts sanitaires des radiations, sur les conclusions à en tirer :
Lire l’entretien avec Michel Fernex, professeur émérite de médecine et spécialiste des impacts sanitaires des faibles doses de radioactivité

Méthodologie et grandes lignes de l’étude :

Une variété de papillons bleus, au cycle de vie d’un mois, a été retenue pour cette étude. En mai 2011, des papillons adultes ont été capturés dans la région de Fukushima. Dans les sept localités les plus proches de la centrale, leur taux d’anormalité atteignait 12,4 % (ailes plus petites notamment). À 1700 km de là, ces papillons ont été croisés avec des papillons sains. La mortalité des larves fut élevée et le taux d’anormalité atteignit 18,3 % chez les rejetons des papillons des régions proches de la centrale (yeux et ailes difformes, couleurs anormales).

Graphiques et photos extraits de l’étude.
Les différentes photos mettent en évidence les mutations subies par les papillons : yeux « cabossés », pattes difformes, anomalies sur les taches des ailes…

Les femelles anormales de cette génération, croisées avec des mâles "sains", ont donné des rejetons qui héritaient largement de leurs difformités et présentant un taux d’anormalité de 33,5 %.

Six mois après, un nouvel échantillon de papillons a été collecté dans la région de Fukushima : leur taux d’anormalité atteignait alors 28 %, soit plus du double qu’en mai. Les radiations avaient certes décru, mais les papillons continuaient de se nourrir de plantes contaminées.

Par ailleurs, des larves saines exposées artificiellement à des radiations ont développé des anormalités. D’autres larves saines, nourries avec des plantes contaminées, ont connu un taux de mortalité élevée ; les papillons survivants ont développé de nombreuses difformités.

L’exposition aux radiations, ainsi que l’ingestion régulière de particules radioactives, a donc conduit à une détérioration physiologique et génétique de cette population de papillons.

Voir l’étude en ligne : https://www.nature.com/srep/2012/120809/srep00570/full/srep00570.html

Nous avons interrogé Michel Fernex, professeur émérite de médecine et spécialiste des impacts sanitaires des radiations, sur les conclusions à en tirer :
Lire l’entretien avec Michel Fernex, professeur émérite de médecine et spécialiste des impacts sanitaires des faibles doses de radioactivité




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