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Sortir du nucléaire n°107



Automne 2025
Crédit photo : Réseau "Sortir du nucléaire"

L’arpentage, une réponse citoyenne aux arguments pro-nucléaires

"Le nucléaire c’est propre, c’est sûr et c’est bon pour le climat !" Vous avez déjà eu à faire face à ces arguments pro-nucléaires ? Pour y répondre, le Réseau "Sortir du nucléaire" a développé un atelier d’arpentage, présenté et validé lors de divers événements à l’été 2025.

Alternatives et sortie du nucléaire Luttes et actions Culture antinucléaire Nucléaire et démocratie

Avec la popularité croissante du nucléaire, il est de plus en plus fréquent d’entendre dans les repas de famille des affirmations comme :

  • "le nucléaire c’est moins dangereux intrinsèquement que l’idée qu’on s’en fait. Moins dangereux que le tabac, la circulation routière, les polluants persistants, les phytosanitaires, etc. !" [1]
  • "les déchets du nucléaire (ie radioactifs) sont dangereux, mais ils sont en petite quantité et bien confinés. Les autres modes de production électrique fournissent des déchets en beaucoup plus grande quantité, et non confinés." [2]

Le nucléaire est une industrie puissante qui s’est construite sur la désinformation, le lobbying et la minimisation des risques. Face à ce constat, il est essentiel que chacun·e puisse se forger une base solide d’arguments pour s’autoriser à émettre des avis personnels et sourcés sur le nucléaire.

Depuis 2021, le Réseau "Sortir du nucléaire" propose un atelier qui permet de s’approprier collectivement le contre-argumentaire des "jancovicistes". À l’été 2025, et avec toujours autant de succès, le Réseau a animé l’atelier en collaboration avec Greenpeace France et des militant·es au Festival HARO, aux Résistantes et aux Universités des Mouvements Sociaux et des Solidarités.

S’approprier les savoirs en collectif pour lutter contre la désinformation

Sur la base de l’arpentage, pratique de lecture collective issue des cercles ouvriers du XIXe siècle, les participant·es se regroupent autour d’une thématique pour lire des documents ressources. Appliquée à un sujet technique et complexe comme le nucléaire, cette méthode collaborative devient un outil puissant de compréhension et d’émancipation. Ici, pas de démarche descendante : les apprenant·es sont en autonomie pour découvrir les documents, y réfléchir et les restituer à leur groupe. En lisant et discutant ensemble des documents sourcés, chacun·e repart avec des arguments solides pour contrer les idées reçues que chaque groupe va pouvoir restituer à l’assemblée.

À chaque fin d’atelier, même constat : les minutes filent trop vite ! Le temps manque, tellement les documents sont accablants et nombreux. L’expérience montre qu’en mettant à disposition des contenus scientifiques et techniques, il est possible de rendre les enjeux du nucléaire accessibles à tous.

Diffuser les connaissances pour éveiller

Le rôle des citoyen·nes est de débattre, de questionner et de choisir collectivement l’avenir énergétique. Dans l’esprit des "Communs", toutes les ressources sont disponibles librement et gratuitement sur notre site internet si vous souhaitez vous-mêmes devenir animateur·rices !

Rendez-vous dans notre rubrique boite à outils militante pour en savoir plus !


Notes

[1Jean-Marc Jancovici, interview du 8 avril 2024, Ouest France

[2Jean-Marc Jancovici, interview du 3 mars 2020, Marianne

Avec la popularité croissante du nucléaire, il est de plus en plus fréquent d’entendre dans les repas de famille des affirmations comme :

  • "le nucléaire c’est moins dangereux intrinsèquement que l’idée qu’on s’en fait. Moins dangereux que le tabac, la circulation routière, les polluants persistants, les phytosanitaires, etc. !" [1]
  • "les déchets du nucléaire (ie radioactifs) sont dangereux, mais ils sont en petite quantité et bien confinés. Les autres modes de production électrique fournissent des déchets en beaucoup plus grande quantité, et non confinés." [2]

Le nucléaire est une industrie puissante qui s’est construite sur la désinformation, le lobbying et la minimisation des risques. Face à ce constat, il est essentiel que chacun·e puisse se forger une base solide d’arguments pour s’autoriser à émettre des avis personnels et sourcés sur le nucléaire.

Depuis 2021, le Réseau "Sortir du nucléaire" propose un atelier qui permet de s’approprier collectivement le contre-argumentaire des "jancovicistes". À l’été 2025, et avec toujours autant de succès, le Réseau a animé l’atelier en collaboration avec Greenpeace France et des militant·es au Festival HARO, aux Résistantes et aux Universités des Mouvements Sociaux et des Solidarités.

S’approprier les savoirs en collectif pour lutter contre la désinformation

Sur la base de l’arpentage, pratique de lecture collective issue des cercles ouvriers du XIXe siècle, les participant·es se regroupent autour d’une thématique pour lire des documents ressources. Appliquée à un sujet technique et complexe comme le nucléaire, cette méthode collaborative devient un outil puissant de compréhension et d’émancipation. Ici, pas de démarche descendante : les apprenant·es sont en autonomie pour découvrir les documents, y réfléchir et les restituer à leur groupe. En lisant et discutant ensemble des documents sourcés, chacun·e repart avec des arguments solides pour contrer les idées reçues que chaque groupe va pouvoir restituer à l’assemblée.

À chaque fin d’atelier, même constat : les minutes filent trop vite ! Le temps manque, tellement les documents sont accablants et nombreux. L’expérience montre qu’en mettant à disposition des contenus scientifiques et techniques, il est possible de rendre les enjeux du nucléaire accessibles à tous.

Diffuser les connaissances pour éveiller

Le rôle des citoyen·nes est de débattre, de questionner et de choisir collectivement l’avenir énergétique. Dans l’esprit des "Communs", toutes les ressources sont disponibles librement et gratuitement sur notre site internet si vous souhaitez vous-mêmes devenir animateur·rices !

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