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L’EPR en bref

L’EPR n’est pas une solution au changement climatique




 Il est exact que la réaction de fission nucléaire n’émet pas de CO2 ; par
contre, l’ensemble de la filière nucléaire, de la mine d’uranium aux
déchets, en passant par la fabrication du combustible, la construction des
centrales et les transports, génère des émissions qui sont loin d’être négligeables et sont supérieures à celles résultant de programmes d’efficacité
énergétique ("A même service rendu, l’énergie la moins polluante est celle
que l’on ne consomme pas") et d’utilisation des énergies renouvelables.

 Il est nécessaire de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre
de 50 % d’ici à 2050. L’Agence Internationale de l’Energie a démontré en
2008 que le nucléaire ne peut réduire les émissions mondiales de CO2 que
de 6 % d’ici 2050... contre 54 % et 21 % respectivement pour les économies
d’énergie et les énergies renouvelables [1] ! Mais le nucléaire monopolise
les 2/3 des fonds de recherche européens et français sur l’énergie, entravant ainsi le développement rapide et massif des vraies solutions contre
le dérèglement climatique. En 1997, le Protocole de Kyoto a exclu à juste
titre le nucléaire des "mécanismes de développement propre".

 Si l’ensemble du parc nucléaire dédié à la consommation intérieure
d’électricité était remplacé par un parc de centrales au gaz naturel à cycle
combiné, les émissions annuelles brutes de gaz à effet de serre en France
augmenteraient de 21 %. Il resterait donc 79 % des émissions ! Afin
d’abandonner la filière électronucléaire et de diminuer par 4 nos émis-
sions de CO2, il faut développer en urgence une politique volontaire basée
sur la maîtrise de l’énergie et le développement des énergies renouvela-
bles, comme le propose le scénario négaWatt [2].

 Par le biais de l’augmentation de la consommation d’électricité, l’accrois-
sement du parc nucléaire par l’EPR renforce le besoin en centrales élec-
triques alimentées en combustible fossile et entraîne par conséquent une
augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

 Le nucléaire n’est pas une solution au dérèglement climatique, mais il en
subit les conséquences. Cyclones, canicules, tempêtes... Selon les clima-
tologues, la fréquence de ces événements augmente. Or les centrales
nucléaires y sont très vulnérables. Si le niveau des cours d’eau baisse, le
refroidissement des réacteurs ne se fait plus correctement, ce qui peut
conduire à l’accident nucléaire. A l’inverse, lors de la tempête de 1999,
une inondation avait entraîné une grave situation de crise à la centrale
nucléaire du Blayais en Gironde.


Que ce soit au niveau national ou au niveau mondial, la réduction des
émissions de gaz à effet de serre (il faudrait réduire d’un facteur 4 à
l’horizon 2050 dans les pays industrialisés comme la France) n’est pos-
sible que par une combinaison de programmes massifs de sobriété et
d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvela-
bles. Une réduction drastique de la consommation d’énergie à meilleur
service rendu est possible dans des conditions économiques favorables,
avec des bénéfices considérables en termes sociaux (emploi, confort),
environnementaux (pollutions locales, climat) et géopolitiques (réduc-
tion des tensions, développement des pays les plus pauvres, étranglés
aujourd’hui par l’augmentation des prix de l’énergie). C’est dans le
cadre d’une société plus "sobre en énergie" que les énergies renouvela-
bles trouveront toute leur place.


Notes

[1AIE, rapport « Energy technology perspectives 2008, scenarios and strategies to
2050 », 2008, cité in Global Chance, « Nucléaire, la grande illusion », 2008, p.17

 Il est exact que la réaction de fission nucléaire n’émet pas de CO2 ; par
contre, l’ensemble de la filière nucléaire, de la mine d’uranium aux
déchets, en passant par la fabrication du combustible, la construction des
centrales et les transports, génère des émissions qui sont loin d’être négligeables et sont supérieures à celles résultant de programmes d’efficacité
énergétique ("A même service rendu, l’énergie la moins polluante est celle
que l’on ne consomme pas") et d’utilisation des énergies renouvelables.

 Il est nécessaire de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre
de 50 % d’ici à 2050. L’Agence Internationale de l’Energie a démontré en
2008 que le nucléaire ne peut réduire les émissions mondiales de CO2 que
de 6 % d’ici 2050... contre 54 % et 21 % respectivement pour les économies
d’énergie et les énergies renouvelables [1] ! Mais le nucléaire monopolise
les 2/3 des fonds de recherche européens et français sur l’énergie, entravant ainsi le développement rapide et massif des vraies solutions contre
le dérèglement climatique. En 1997, le Protocole de Kyoto a exclu à juste
titre le nucléaire des "mécanismes de développement propre".

 Si l’ensemble du parc nucléaire dédié à la consommation intérieure
d’électricité était remplacé par un parc de centrales au gaz naturel à cycle
combiné, les émissions annuelles brutes de gaz à effet de serre en France
augmenteraient de 21 %. Il resterait donc 79 % des émissions ! Afin
d’abandonner la filière électronucléaire et de diminuer par 4 nos émis-
sions de CO2, il faut développer en urgence une politique volontaire basée
sur la maîtrise de l’énergie et le développement des énergies renouvela-
bles, comme le propose le scénario négaWatt [2].

 Par le biais de l’augmentation de la consommation d’électricité, l’accrois-
sement du parc nucléaire par l’EPR renforce le besoin en centrales élec-
triques alimentées en combustible fossile et entraîne par conséquent une
augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

 Le nucléaire n’est pas une solution au dérèglement climatique, mais il en
subit les conséquences. Cyclones, canicules, tempêtes... Selon les clima-
tologues, la fréquence de ces événements augmente. Or les centrales
nucléaires y sont très vulnérables. Si le niveau des cours d’eau baisse, le
refroidissement des réacteurs ne se fait plus correctement, ce qui peut
conduire à l’accident nucléaire. A l’inverse, lors de la tempête de 1999,
une inondation avait entraîné une grave situation de crise à la centrale
nucléaire du Blayais en Gironde.


Que ce soit au niveau national ou au niveau mondial, la réduction des
émissions de gaz à effet de serre (il faudrait réduire d’un facteur 4 à
l’horizon 2050 dans les pays industrialisés comme la France) n’est pos-
sible que par une combinaison de programmes massifs de sobriété et
d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvela-
bles. Une réduction drastique de la consommation d’énergie à meilleur
service rendu est possible dans des conditions économiques favorables,
avec des bénéfices considérables en termes sociaux (emploi, confort),
environnementaux (pollutions locales, climat) et géopolitiques (réduc-
tion des tensions, développement des pays les plus pauvres, étranglés
aujourd’hui par l’augmentation des prix de l’énergie). C’est dans le
cadre d’une société plus "sobre en énergie" que les énergies renouvela-
bles trouveront toute leur place.