Réseau Sortir du nucléaire
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Enquête publique : Le risque nucléaire trop peu reconnu à Malvési

21 novembre 2013 |




Communiqué de presse du Collectif Sortir du nucléaire Aude



L’usine atomique de Malvési est désormais obligée de classer Installation Nucléaire de Base (INB) les deux plus anciens bassins de déchets radioactifs.

Depuis les années 60, l’usine atomique de Malvési, officiellement simple « installation classée pour la protection de l’environnement » (ICPE) raffine discrètement l’uranium ; jusqu’en 1983, des déchets nucléaires y ont aussi été traités. Aujourd’hui la préfecture vient d’ouvrir une enquête publique pour régulariser cette situation, à la demande de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

Le collectif Sortir du nucléaire Aude se félicite de cette reconnaissance - certes tardive - du risque nucléaire à Malvési, mais déplore ses limites. Seuls deux bassins sont concernés et il n’y a toujours aucune information sur les matières réellement présentes sur le site ! Le collectif demande donc la mise en place d’expertises indépendantes pour faire toute la lumière sur cet inventaire.

Un classement insuffisant et un inventaire incomplet

La Comurhex, qui exploite le site de Malvési, s’était toujours gardée d’informer le public et les autorités de la présence de plutonium et d’américium dans l’enceinte de l’usine. Sans les travaux de la CRIIRAD - laboratoire indépendant qui a analysé le contenu de boues répandues dans l’environnement suite à un accident en 2004 - personne n’aurait été averti de la présence de ces radio-éléments artificiels (c’est-à-dire produits par l’homme) sur le site. La Comurhex aurait pu poursuivre ses activités sans devoir rendre de comptes. Pour n’avoir pas demandé les autorisations requises en temps voulu, la Comurhex fait d’ailleurs l’objet d’une plainte déposée par le Réseau “Sortir du nucléaire“ au niveau national.

Un « déplutonisateur » caché dans l’usine

Du plutonium a été manipulé dans l’usine, il existait même selon d’anciens salariés un déplutonisateur jusque dans les années 1980. Or, l’exploitant a déjà caché la présence de plutonium dans ces bassins, on peut donc encore s’interroger sur la véracité des informations qu’il fournit. Il est donc fort probable que du plutonium soit encore présent en dehors des bassins. C’est pourquoi le collectif Sortir du nucléaire Aude réclame des expertises indépendantes pour mesurer le plutonium et les autres produits radioactifs sur le site, et demande le classement de la totalité du site comme Installation Nucléaire de Base.

Derrière le joli mot ECRIN se cache un énorme stock de déchets nucléaires

L’installation nucléaire de base de Malvési s’appelle ECRIN. Un écrin, cela devrait être un joli coffret très précieux, mais en réalité, ECRIN c’est :

ECRIN = Entreposage Confiné des Résidus Issus de la conversioN

Entreposage fait croire que c’est provisoire, or on n’a pas d’autre solution pour gérer ces déchets issus de 50 années de production. Sous couvert d’entreposage, le risque que ces déchets restent ad vitam aeternam sur le site est bien réel.
Confiné mon œil ! en 2004, une digue s’est rompue, relâchant 30 000 mètres cubes de boues nitratées radioactives autour du site. Et ces bassins - qui n’ont même pas de membranes d’étanchéité au fond et sur les parois – sont vulnérables en cas de séisme, fortes pluies ou inondation. Résidus issus de la conversion ? Disons plutôt des déchets radioactifs à vie longue, très longue… issus de la conversion de l’uranium mais aussi du retraitement passé de combustibles usés. Le Narbonnais restera marqué par cette radioactivité pendant des millions d’années.
L’ECRIN de Malvési, ce n’est pas un petit coffret, mais 400 000 mètres cubes de boues nitratées radioactives, soit 160 piscines olympiques de déchets nucléaires.

Pour le collectif audois "Sortir du nucléaire", l’enquête publique ECRIN, ça craint…

Cette enquête publique se déroule du 21 novembre au 30 décembre 2013 dans les mairies de Narbonne, Cuxac, Coursan, Montredon, Sallèles, Moussan, St Marcel, Névian et Marcorignan. Elle est ouverte à tous, même pour les personnes n’habitant pas la commune.
Le 17 décembre 2013 à 18h au Palais des Sports de Narbonne, la commission d’enquête organise également une réunion publique.

Pour préserver l’environnement et la santé des travailleurs de Malvési, des habitants du Narbonnais et des générations futures, le collectif Sortir du nucléaire Aude demande l’arrêt de l’usine atomique de Malvési et la sortie du nucléaire.

C’est pourquoi, le Collectif audois "Sortir du nucléaire" organise :

 le samedi 30 novembre 2013 : une action de tractage à destination des automobilistes sur les Ronds Points de Narbonne. Rendez-vous à 10 heures sur le rond point de la Campane sur la rocade de Narbonne.
 le dimanche 1er décembre 2013 : une action de tractage devant les Halles de Narbonne. Rendez-vous à 10 heures à la porte principale (sous l’horloge).

Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la campagne nationale du Réseau "Sortir du nucléaire" intitulée « Nucléaire : de la mine au déchets tou-te-s concerné-e-s ».

Plus d’informations sur la campagne « Nucléaire : de la mine au déchets tou-te-s concerné-e-s » : https://www.sortirdunucleaire.org/Tous-concernes

Pour tout comprendre sur l’uranium en 3 minutes, voir la vidéo qui met à mal le mythe du nucléaire propre et sûr ! : https://www.sortirdunucleaire.org/Diffusez-la-video-de-campagne

Découvrez l’infographie « L’envers du décor » pour en savoir plus sur la chaîne des matières nucléaire : https://www.sortirdunucleaire.org/Nucleaire-l-envers-du-decor

Contact presse du Collectif Sortir du nucléaire Aude :
Michel Leclerc 06 13 91 49 53
Thomas Cousinou 06 98 23 11 20

Tract "Malvési enfin reconnu site nucléaire !"

L’usine atomique de Malvési est désormais obligée de classer Installation Nucléaire de Base (INB) les deux plus anciens bassins de déchets radioactifs.

Depuis les années 60, l’usine atomique de Malvési, officiellement simple « installation classée pour la protection de l’environnement » (ICPE) raffine discrètement l’uranium ; jusqu’en 1983, des déchets nucléaires y ont aussi été traités. Aujourd’hui la préfecture vient d’ouvrir une enquête publique pour régulariser cette situation, à la demande de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

Le collectif Sortir du nucléaire Aude se félicite de cette reconnaissance - certes tardive - du risque nucléaire à Malvési, mais déplore ses limites. Seuls deux bassins sont concernés et il n’y a toujours aucune information sur les matières réellement présentes sur le site ! Le collectif demande donc la mise en place d’expertises indépendantes pour faire toute la lumière sur cet inventaire.

Un classement insuffisant et un inventaire incomplet

La Comurhex, qui exploite le site de Malvési, s’était toujours gardée d’informer le public et les autorités de la présence de plutonium et d’américium dans l’enceinte de l’usine. Sans les travaux de la CRIIRAD - laboratoire indépendant qui a analysé le contenu de boues répandues dans l’environnement suite à un accident en 2004 - personne n’aurait été averti de la présence de ces radio-éléments artificiels (c’est-à-dire produits par l’homme) sur le site. La Comurhex aurait pu poursuivre ses activités sans devoir rendre de comptes. Pour n’avoir pas demandé les autorisations requises en temps voulu, la Comurhex fait d’ailleurs l’objet d’une plainte déposée par le Réseau “Sortir du nucléaire“ au niveau national.

Un « déplutonisateur » caché dans l’usine

Du plutonium a été manipulé dans l’usine, il existait même selon d’anciens salariés un déplutonisateur jusque dans les années 1980. Or, l’exploitant a déjà caché la présence de plutonium dans ces bassins, on peut donc encore s’interroger sur la véracité des informations qu’il fournit. Il est donc fort probable que du plutonium soit encore présent en dehors des bassins. C’est pourquoi le collectif Sortir du nucléaire Aude réclame des expertises indépendantes pour mesurer le plutonium et les autres produits radioactifs sur le site, et demande le classement de la totalité du site comme Installation Nucléaire de Base.

Derrière le joli mot ECRIN se cache un énorme stock de déchets nucléaires

L’installation nucléaire de base de Malvési s’appelle ECRIN. Un écrin, cela devrait être un joli coffret très précieux, mais en réalité, ECRIN c’est :

ECRIN = Entreposage Confiné des Résidus Issus de la conversioN

Entreposage fait croire que c’est provisoire, or on n’a pas d’autre solution pour gérer ces déchets issus de 50 années de production. Sous couvert d’entreposage, le risque que ces déchets restent ad vitam aeternam sur le site est bien réel.
Confiné mon œil ! en 2004, une digue s’est rompue, relâchant 30 000 mètres cubes de boues nitratées radioactives autour du site. Et ces bassins - qui n’ont même pas de membranes d’étanchéité au fond et sur les parois – sont vulnérables en cas de séisme, fortes pluies ou inondation. Résidus issus de la conversion ? Disons plutôt des déchets radioactifs à vie longue, très longue… issus de la conversion de l’uranium mais aussi du retraitement passé de combustibles usés. Le Narbonnais restera marqué par cette radioactivité pendant des millions d’années.
L’ECRIN de Malvési, ce n’est pas un petit coffret, mais 400 000 mètres cubes de boues nitratées radioactives, soit 160 piscines olympiques de déchets nucléaires.

Pour le collectif audois "Sortir du nucléaire", l’enquête publique ECRIN, ça craint…

Cette enquête publique se déroule du 21 novembre au 30 décembre 2013 dans les mairies de Narbonne, Cuxac, Coursan, Montredon, Sallèles, Moussan, St Marcel, Névian et Marcorignan. Elle est ouverte à tous, même pour les personnes n’habitant pas la commune.
Le 17 décembre 2013 à 18h au Palais des Sports de Narbonne, la commission d’enquête organise également une réunion publique.

Pour préserver l’environnement et la santé des travailleurs de Malvési, des habitants du Narbonnais et des générations futures, le collectif Sortir du nucléaire Aude demande l’arrêt de l’usine atomique de Malvési et la sortie du nucléaire.

C’est pourquoi, le Collectif audois "Sortir du nucléaire" organise :

 le samedi 30 novembre 2013 : une action de tractage à destination des automobilistes sur les Ronds Points de Narbonne. Rendez-vous à 10 heures sur le rond point de la Campane sur la rocade de Narbonne.
 le dimanche 1er décembre 2013 : une action de tractage devant les Halles de Narbonne. Rendez-vous à 10 heures à la porte principale (sous l’horloge).

Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la campagne nationale du Réseau "Sortir du nucléaire" intitulée « Nucléaire : de la mine au déchets tou-te-s concerné-e-s ».

Plus d’informations sur la campagne « Nucléaire : de la mine au déchets tou-te-s concerné-e-s » : https://www.sortirdunucleaire.org/Tous-concernes

Pour tout comprendre sur l’uranium en 3 minutes, voir la vidéo qui met à mal le mythe du nucléaire propre et sûr ! : https://www.sortirdunucleaire.org/Diffusez-la-video-de-campagne

Découvrez l’infographie « L’envers du décor » pour en savoir plus sur la chaîne des matières nucléaire : https://www.sortirdunucleaire.org/Nucleaire-l-envers-du-decor

Contact presse du Collectif Sortir du nucléaire Aude :
Michel Leclerc 06 13 91 49 53
Thomas Cousinou 06 98 23 11 20

Tract "Malvési enfin reconnu site nucléaire !"