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Sortir du nucléaire n°84

Hiver 2020

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En bref

Hiver 2020




Les brèves des actions antinucléaires de ce trimestre



À Chinon contre l’accaparement des terres par EDF

Samedi 30 novembre, une trentaine de personnes se sont rassemblées aux abords de la centrale nucléaire de Chinon (37). À l’appel de Sortir du nucléaire Touraine et de la Confédération Paysanne. Les participant·e·s étaient venu·e·s dénoncer la stratégie foncière d’EDF : en catimini, l’électricien accapare des terres agricoles dans l’empreinte des quatre réacteurs, pour y construire un nouvel EPR ou une piscine de combustibles usés. Une fois la banderole “Non au nucléaire, oui aux terres nourricières“ déployée, les militant·e·s ont distribué des tracts dénonçant le rôle de la SAFER (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) qui – au lieu de défendre les petits paysans et les terres agricoles – aide EDF à “transformer 130 hectares de zone naturelle en zone à urbaniser“.


Bure

En novembre, c’était les rencontres inter-comités à Valence (26)

Des participant·es de toute la France ont dressé le bilan de la lutte et esquissé les perspectives pour la suite. Samedi 11 novembre, la quinzaine de représentant·e·s des comités de soutien à Bure a suivi une formation dans les locaux de la Criirad. Après des questions nourries et une visite du laboratoire, la joyeuse troupe s’est retrouvée pour causer du calendrier de Cigéo, qui sera marqué en 2020 par le dépôt de la demande d’autorisation de création (DAC). Le dimanche, les personnes de BZL (Bure Zone Libre) présentes ont renouvelé leur souhait de voir les comités de soutien proposer des événements en Meuse et partout en France. Ils ont redit l’importance de se mobiliser : autour de Bure, des engins de chantier effectuent des forages, nouveau signal qu’un début des travaux est imminent.


Incidents à Golfech (82)

Devant Golfech pour dire stop avant la catastrophe

Le dimanche 20 octobre, Stop Golfech et la Coordination antinucléaire Sud-Ouest ont organisé un rassemblement devant la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), afin d’exiger la fermeture des deux réacteurs. 12 jours plus tôt, un incident grave se produisait sur le réacteur 2. EDF publie rapidement un communiqué, vide. Alors, une vingtaine de personnes se réunissent devant la centrale, pour rappeler que huit incidents de niveau 1 se sont produits dans la centrale depuis 22 mois  [1]. Venus dénoncer le manque de transparence de l’exploitant et l’état de délabrement de l’installation et de sa maintenance, les militants ont demandé l’arrêt de la centrale.


40 ans de Tricastin 1

Salle comble, questions nombreuses et conclusion évidente

Le 24 octobre 2019, l’association Stop Tricastin organisait une conférence sur le réacteur 1 du Tricastin (26), qui aura 40 ans en mai 2020. Quarante ans c’est la durée de fonctionnement envisagée à la conception de certains composants. Pour examiner objectivement l’état du réacteur, deux experts indépendants (Bernard Laponche de Global Change et Yves Marignac de Wise Paris) et un membre de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire étaient présents. Non conformités, cuve fissurée, évènements précurseurs, problèmes de la digue qui sépare le site nucléaire du canal situé six mètres plus haut… Après de longs échanges avec la salle, la conclusion était évidente : en raison de ses défauts, le réacteur 1 du Tricastin ne doit pas fonctionner après 40 ans.


Agenda 2020

 14 et 15 février : Forum ICAN à Paris.

 15 février - 15 mars : Séquence de signatures et de remises de la pétition “Non aux projets de nouvelles instalations nucléaire“ à vos élus.

 26 février : Rassemblement devant le CIO à Lausanne (Suisse) pour protester contre les Jeux Olympiques au Japon cet été.

 Autour du 11 mars et 26 avril : Mobilisations de printemps et appel à actions décentralisées.

 20-26 avril : Semaine antinucléaire à la Maison de la Résistance, Bure (55).

 31 mai : Journée d’action contre la prolongation du réacteur 1 du Tricastin et tous les autres réacteurs de plus de 40 ans.


Notes

[1Depuis l’incident du 11 octobre a été requalifié par l’ASN de niveau 2.

À Chinon contre l’accaparement des terres par EDF

Samedi 30 novembre, une trentaine de personnes se sont rassemblées aux abords de la centrale nucléaire de Chinon (37). À l’appel de Sortir du nucléaire Touraine et de la Confédération Paysanne. Les participant·e·s étaient venu·e·s dénoncer la stratégie foncière d’EDF : en catimini, l’électricien accapare des terres agricoles dans l’empreinte des quatre réacteurs, pour y construire un nouvel EPR ou une piscine de combustibles usés. Une fois la banderole “Non au nucléaire, oui aux terres nourricières“ déployée, les militant·e·s ont distribué des tracts dénonçant le rôle de la SAFER (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) qui – au lieu de défendre les petits paysans et les terres agricoles – aide EDF à “transformer 130 hectares de zone naturelle en zone à urbaniser“.


Bure

En novembre, c’était les rencontres inter-comités à Valence (26)

Des participant·es de toute la France ont dressé le bilan de la lutte et esquissé les perspectives pour la suite. Samedi 11 novembre, la quinzaine de représentant·e·s des comités de soutien à Bure a suivi une formation dans les locaux de la Criirad. Après des questions nourries et une visite du laboratoire, la joyeuse troupe s’est retrouvée pour causer du calendrier de Cigéo, qui sera marqué en 2020 par le dépôt de la demande d’autorisation de création (DAC). Le dimanche, les personnes de BZL (Bure Zone Libre) présentes ont renouvelé leur souhait de voir les comités de soutien proposer des événements en Meuse et partout en France. Ils ont redit l’importance de se mobiliser : autour de Bure, des engins de chantier effectuent des forages, nouveau signal qu’un début des travaux est imminent.


Incidents à Golfech (82)

Devant Golfech pour dire stop avant la catastrophe

Le dimanche 20 octobre, Stop Golfech et la Coordination antinucléaire Sud-Ouest ont organisé un rassemblement devant la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), afin d’exiger la fermeture des deux réacteurs. 12 jours plus tôt, un incident grave se produisait sur le réacteur 2. EDF publie rapidement un communiqué, vide. Alors, une vingtaine de personnes se réunissent devant la centrale, pour rappeler que huit incidents de niveau 1 se sont produits dans la centrale depuis 22 mois  [1]. Venus dénoncer le manque de transparence de l’exploitant et l’état de délabrement de l’installation et de sa maintenance, les militants ont demandé l’arrêt de la centrale.


40 ans de Tricastin 1

Salle comble, questions nombreuses et conclusion évidente

Le 24 octobre 2019, l’association Stop Tricastin organisait une conférence sur le réacteur 1 du Tricastin (26), qui aura 40 ans en mai 2020. Quarante ans c’est la durée de fonctionnement envisagée à la conception de certains composants. Pour examiner objectivement l’état du réacteur, deux experts indépendants (Bernard Laponche de Global Change et Yves Marignac de Wise Paris) et un membre de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire étaient présents. Non conformités, cuve fissurée, évènements précurseurs, problèmes de la digue qui sépare le site nucléaire du canal situé six mètres plus haut… Après de longs échanges avec la salle, la conclusion était évidente : en raison de ses défauts, le réacteur 1 du Tricastin ne doit pas fonctionner après 40 ans.


Agenda 2020

 14 et 15 février : Forum ICAN à Paris.

 15 février - 15 mars : Séquence de signatures et de remises de la pétition “Non aux projets de nouvelles instalations nucléaire“ à vos élus.

 26 février : Rassemblement devant le CIO à Lausanne (Suisse) pour protester contre les Jeux Olympiques au Japon cet été.

 Autour du 11 mars et 26 avril : Mobilisations de printemps et appel à actions décentralisées.

 20-26 avril : Semaine antinucléaire à la Maison de la Résistance, Bure (55).

 31 mai : Journée d’action contre la prolongation du réacteur 1 du Tricastin et tous les autres réacteurs de plus de 40 ans.



Thèmes
Luttes et actions Organisations antinucléaires françaises