Communiqué de presse du Front Associatif et Syndical contre CIGÉO
Dépôt de la DAC de Cigéo : Communiqué de presse des organisations nationales opposées au projet
Le 16 janvier 2023 l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (Andra) a déposé sa Demande d’Autorisation de Création (DAC) pour le projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo. Alors que le projet présente toujours de nombreux problèmes restés sans réponse depuis des années, une étape de plus est franchie dans une fuite en avant dangereuse et irresponsable.
Communiqué du 17 janvier 2023
Une étape de plus vers la construction de CIGÉO
En juillet 2022, le projet CIGÉO a été déclaré d’utilité publique (DUP) et Opération d’Intérêt National (OIN), ce que 32 organisations et 30 habitant·es ont dénoncé en déposant un recours en septembre dernier. Cette DUP ouvre d’ores et déjà la voie à des travaux préalables.
CIGÉO franchit une nouvelle étape avec le dépôt de cette demande d’Autorisation de Création (DAC) qui pourrait aboutir, après 30 mois d’instruction et une enquête publique en 2026, à l’autorisation, en 2027, de lancer une « phase pilote ». Cette phase verrait la construction des principaux ouvrages en surface et des premiers ouvrages souterrains et permettrait de recevoir les premiers déchets radioactifs entre 2035 et 2040.
Un calendrier hasardeux et anti-démocratique
Une concertation nationale est en cours sur le futur mix énergétique de la France, ainsi qu’un débat public sur le projet d’ EDF de construction de 3 paires d’EPR2, dont la première à Penly.
Pourtant, de fortes incertitudes techniques et financières demeurent quant à la prolongation des réacteurs au-delà de 50 ans souhaitée par le gouvernement. Les conséquences concernant les déchets seront différentes selon les décisions qui seront prises sur ces sujets.
Par ailleurs, une étude est en cours, pour préciser les caractéristiques des déchets bitumés pouvant être accueillis à CIGÉO, avec des résultats attendus pour... 2026.
Tout comme la DUP, la DAC est donc déposée sans connaître précisément le volume et la nature des déchets radioactifs, ce qui représente un non-sens et une précipitation hasardeuse et non-démocratique.
Une opposition toujours active, prête à poursuivre ses mobilisations
Pourtant, l’opposition au projet est toujours vivante, localement comme institutionnellement. En août dernier, près de 2000 personnes ont exprimé leurs inquiétudes lors du Festival les Bure’lesques.
Et cette opposition locale et nationale s’est récemment renforcée avec la création d’un Front Parlementaire Contre CIGÉO.
D’autre part, créé en 2020, le Front Associatif et Syndical Contre CIGÉO, réunissant de nombreuses organisations au niveau national, étudiera le dossier de la DAC. Il vérifiera s’il répond aux nombreuses questions, incertitudes et insuffisances qu’il dénonce régulièrement, notamment : ce dossier prouve-t-il que CIGÉO est réellement faisable en toute sécurité ? Contient-il des analyses de risques précises et des procédures réalistes en matière de sécurité ? Les impacts sur l’environnement sont-ils correctement identifiés, notamment sur l’eau et la biodiversité ? L’estimation du coût du projet est-elle actualisée et réaliste ?
Selon les résultats de son analyse, le front associatif et syndical décidera de l’opportunité de déposer un recours contre cette DAC. Nos organisations pourraient également se mobiliser médiatiquement et sur le terrain si les travaux devaient commencer.
La relance du nucléaire est impossible à défendre !
S’il n’existe pas de solution simple et peu onéreuse pour gérer ces déchets toxiques, l’enfouissement en grande profondeur apparaît techniquement et financièrement irréaliste.
L’Andra et le gouvernement continuent à faire avancer coûte que coûte le projet CIGÉO, alors qu’il s’agit sans aucun doute de l’option la plus dangereuse et la plus incertaine, et éthiquement très contestable.
Nos organisations continueront à s’y opposer fermement et à lutter pour stopper la production de ces déchets, dangereux pendant des centaines de milliers d’années et dont on ne sait que faire !
Le Front Associatif et Syndicat Contre CIGÉO, dont :
Abolition des armes nucléaires - Maison de Vigilance
Amis de la Terre Côte-d’Or
Amis de la Terre France
Arrêt du nucléaire 26-07
Arrêt du Nucléaire 34
Arrêt du nucléaire 79
ASODEDRA
Attac France
Burestop55
Cacendr
CCOA-ADN75
Cedra
Collectif Halte Aux Nucléaires Gard - CHANG
Confédération Paysanne Grand Est
Confédération Paysanne Meuse
Confédération Paysanne nationale
Collectif Arrêt du Nucléaire
Éodra (Élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs)
France Nature Environnement
Global Chance
Greenpeace France
Habitants Vigilants de Gondrecourt
Meuse-Nature-Environnement
Réseau "Sortir du nucléaire"
Sortir du nucléaire 21
Sortir du nucléaire 41
Sortir du nucléaire 72
Sortir du nucléaire 75
Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye
Sortir du nucléaire Pays nantais
Sortir du nucléaire Touraine
Stop-Nucléaire 56
Union Syndicale Solidaires
Vosges Alternatives au Nucléaire
Vosges Nature Environnement
Contacts presse :
front-asso-syndical-contre-cigeo@riseup.net
Angélique Huguin, Front Associatif et Syndical Contre Cigéo :
06 88 27 16 06
Joël Domenjoud, Réseau Sortir du Nucléaire : 07 85 85 42 94
Juliette Geoffroy, Cedra : 06 50 69 72 61
Une étape de plus vers la construction de CIGÉO
En juillet 2022, le projet CIGÉO a été déclaré d’utilité publique (DUP) et Opération d’Intérêt National (OIN), ce que 32 organisations et 30 habitant·es ont dénoncé en déposant un recours en septembre dernier. Cette DUP ouvre d’ores et déjà la voie à des travaux préalables.
CIGÉO franchit une nouvelle étape avec le dépôt de cette demande d’Autorisation de Création (DAC) qui pourrait aboutir, après 30 mois d’instruction et une enquête publique en 2026, à l’autorisation, en 2027, de lancer une « phase pilote ». Cette phase verrait la construction des principaux ouvrages en surface et des premiers ouvrages souterrains et permettrait de recevoir les premiers déchets radioactifs entre 2035 et 2040.
Un calendrier hasardeux et anti-démocratique
Une concertation nationale est en cours sur le futur mix énergétique de la France, ainsi qu’un débat public sur le projet d’ EDF de construction de 3 paires d’EPR2, dont la première à Penly.
Pourtant, de fortes incertitudes techniques et financières demeurent quant à la prolongation des réacteurs au-delà de 50 ans souhaitée par le gouvernement. Les conséquences concernant les déchets seront différentes selon les décisions qui seront prises sur ces sujets.
Par ailleurs, une étude est en cours, pour préciser les caractéristiques des déchets bitumés pouvant être accueillis à CIGÉO, avec des résultats attendus pour... 2026.
Tout comme la DUP, la DAC est donc déposée sans connaître précisément le volume et la nature des déchets radioactifs, ce qui représente un non-sens et une précipitation hasardeuse et non-démocratique.
Une opposition toujours active, prête à poursuivre ses mobilisations
Pourtant, l’opposition au projet est toujours vivante, localement comme institutionnellement. En août dernier, près de 2000 personnes ont exprimé leurs inquiétudes lors du Festival les Bure’lesques.
Et cette opposition locale et nationale s’est récemment renforcée avec la création d’un Front Parlementaire Contre CIGÉO.
D’autre part, créé en 2020, le Front Associatif et Syndical Contre CIGÉO, réunissant de nombreuses organisations au niveau national, étudiera le dossier de la DAC. Il vérifiera s’il répond aux nombreuses questions, incertitudes et insuffisances qu’il dénonce régulièrement, notamment : ce dossier prouve-t-il que CIGÉO est réellement faisable en toute sécurité ? Contient-il des analyses de risques précises et des procédures réalistes en matière de sécurité ? Les impacts sur l’environnement sont-ils correctement identifiés, notamment sur l’eau et la biodiversité ? L’estimation du coût du projet est-elle actualisée et réaliste ?
Selon les résultats de son analyse, le front associatif et syndical décidera de l’opportunité de déposer un recours contre cette DAC. Nos organisations pourraient également se mobiliser médiatiquement et sur le terrain si les travaux devaient commencer.
La relance du nucléaire est impossible à défendre !
S’il n’existe pas de solution simple et peu onéreuse pour gérer ces déchets toxiques, l’enfouissement en grande profondeur apparaît techniquement et financièrement irréaliste.
L’Andra et le gouvernement continuent à faire avancer coûte que coûte le projet CIGÉO, alors qu’il s’agit sans aucun doute de l’option la plus dangereuse et la plus incertaine, et éthiquement très contestable.
Nos organisations continueront à s’y opposer fermement et à lutter pour stopper la production de ces déchets, dangereux pendant des centaines de milliers d’années et dont on ne sait que faire !
Le Front Associatif et Syndicat Contre CIGÉO, dont :
Abolition des armes nucléaires - Maison de Vigilance
Amis de la Terre Côte-d’Or
Amis de la Terre France
Arrêt du nucléaire 26-07
Arrêt du Nucléaire 34
Arrêt du nucléaire 79
ASODEDRA
Attac France
Burestop55
Cacendr
CCOA-ADN75
Cedra
Collectif Halte Aux Nucléaires Gard - CHANG
Confédération Paysanne Grand Est
Confédération Paysanne Meuse
Confédération Paysanne nationale
Collectif Arrêt du Nucléaire
Éodra (Élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs)
France Nature Environnement
Global Chance
Greenpeace France
Habitants Vigilants de Gondrecourt
Meuse-Nature-Environnement
Réseau "Sortir du nucléaire"
Sortir du nucléaire 21
Sortir du nucléaire 41
Sortir du nucléaire 72
Sortir du nucléaire 75
Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye
Sortir du nucléaire Pays nantais
Sortir du nucléaire Touraine
Stop-Nucléaire 56
Union Syndicale Solidaires
Vosges Alternatives au Nucléaire
Vosges Nature Environnement
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Angélique Huguin, Front Associatif et Syndical Contre Cigéo :
06 88 27 16 06
Joël Domenjoud, Réseau Sortir du Nucléaire : 07 85 85 42 94
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