Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec véhémence les conclusions de l’ONU et des ses agences sur le conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.
Il est d’ailleurs nécessaire de rappeler que, en vertu d’un scandaleux accord en vigueur depuis 1959 ; l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ne peut s’exprimer sur le nucléaire et ses conséquences sans l’aval de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Pendant plus de 15 ans, les autorités internationales ont prétendu qu’il n’y avait eu que 32 morts dus à la catastrophe de Tchernobyl. Le nouveau chiffre, 59 décès, reste une insulte aux milliers de "liquidateurs" et aux populations gravement contaminées.
Le nombre de morts "attendus", bien que porté à 4000, reste scandaleusement sous-évalué. Les travaux de scientifiques biélorusses, en particulier ceux du Pr Bandajevski, montrent que les conséquences de Tchernobyl vont continuer à s’aggraver au fil des décennies.
En particulier, la consommation de produits alimentaires contaminés - situation courante en Ukraine et en Biélorussie - entraîne la concentration dans les organes de substances radioactives comme le césium, avec des conséquences irréparables : lésions du cur, du foie, des reins, problèmes neuronaux, etc.
Les conséquences génétiques seront certainement encore plus graves, se perpétuant de génération en génération.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le comportement de l’industrie nucléaire française qui, par l’intermédiaire de la société écran CEPN (qui regroupe EDF, Areva, l’IRSN, et le CEA), collabore dans les zones contaminées de Biélorussie avec la dictature de Loukachenko afin de cacher la vérité.
Les 15 et 16 avril 2006, à 10 jours des 20 ans de Tchernobyl, le Réseau "Sortir du nucléaire" organise une manifestation internationale à Cherbourg, près de Flamanville, contre la construction du réacteur nucléaire EPR et pour la vérité sur Tchernobyl.