Mardi 4 avril 2023
À partir de 16:00
Lieu : Théâtre Municipal - 37-39 cour Aristide Briand à Orange (84100)
À l’occasion de l’enquête publique sur le projet d’extension de l’usine d’enrichissement d’uranium Georges Besse 2, une conférence de presse est organisée le 4 AVRIL à 16H par les Amis de la Terre Drôme et Arrêt du nucléaire.
La réunion publique de la concertation préalable, organisée par la CNDP, au sujet du projet d’extension de l’usine aura lieu le même jour à 18H.
La conférence de presse sera suivie d’un petit rassemblement à 17H00 devant le théâtre municipal .
A l’occasion de ce rassemblement, les participants de la réunion de concertation seront accueillis avec la banderole « PAS DE RELANCE DU NUCLEAIRE SANS VRAI DÉBAT DÉMOCRATIQUE ».
Venez nombreux et nombreuses !
RENDEZ-VOUS devant le Théâtre Municipal à ORANGE !
Un évènement organisé par les Amis de la Terre Drôme et Arrêt du nucléaire.
Les associations organisatrices dénoncent la façon dont la CNDP (Commission Nationale du Débat Public, financée par le contribuable), saisie par Orano, organise et invite à participer à la concertation en cours jusqu’au 9 avril 2023 concernant le projet d’extension de l’usine d’enrichissement d’uranium Georges Besse 2 (www.projetextensiongb2.fr).
La CNDP propose de se prononcer sur le projet d’Orano- Tricastin, désireux d’investir entre 1,3 et 1,7 milliards d’euros afin d’augmenter de 47% ses capacités de production d’enrichissement d’uranium et ainsi, soi-disant, « répondre à deux objectifs majeurs, dans le contexte géopolitique actuel, contribuer à la souveraineté énergétique occidentale, en se substituant à l’approvisionnement russe (ROSATOM) et à anticiper rapidement une situation de pénurie potentielle à moyen terme ».
Nous, Les Amis de la Terre Drôme et Arrêt du Nucléaire 26- 07, appelons à la tenue d’un débat public sur le nucléaire où les conditions seront réunies, c’est-à-dire se déroulant sur une durée raisonnable et dotée d’un accès à l’information neutre, objectif et exhaustif pour permettre à la population de se prononcer compte tenu des impacts environnementaux, sanitaires et sociaux observés en France et de par le monde.
Nous sommes opposés à la relance à marche forcée du nucléaire, tel que le gouvernement est en train de l’engager et sommes donc opposés aux projets d’augmentation des capacités de production du combustible nécessaire à cette industrie – à savoir l’uranium enrichi – adoptés de façon arbitraire ou dans les conditions d’un débat en tout ou partie orienté et partial.
De notre point de vue, ces deux projets, relance du nucléaire d’une part et projet d’extension de l’usine d’enrichissement d’autre part sont liés, et la guerre en Ukraine sert de prétexte pour placer la filière nucléaire au-dessus des lois et des concertations démocratiques.
Or les infrastructures de cette industrie sont pour partie vieillissantes, sujettes à des phénomènes de corrosion qui exposent à des risques croissants et le projet de la relancer n’est pas en adéquation avec les contraintes liées au changement climatique.
L’industrie nucléaire, 2ème consommateur d’eau douce (31%) après l’agriculture, n’a pas anticipé le phénomène de raréfaction de l’accès à l’eau ainsi que le montre le rapport publié par la Cour des comptes en mars (https://www.ccomptes.fr/fr/publications/ladaptation-au- changement-climatique-du-parc-des-reacteurs-nucleaires)
Contact organisation :
Claudia VERGIER 07 81 09 70 12
Sylvie GUENASSIA 06 61 15 88 59