Jeudi 23 juin 2011
La catastrophe de Fukushima nous rappelle que le nucléaire n’est pas seulement potentiellement risqué mais une technologie réellement dangereuse, vectrice d’accidents majeurs. A la suite de ce drame humain et écologique, de nombreux pays ont réinterrogé l’option nucléaire et décidé d’en sortir. A contrario, la France s’enferme dans un unilatéralisme énergétique, renvoyant celles et ceux qui militeraient pour un abandon du nucléaire à l’impossibilité théorique d’une sortie immédiate ou progressive.
Prisonnier d’une technologie qu’il n’a pas choisie, le peuple français est-il condamné à assister passivement à la multiplication de catastrophes sans envisager d’options alternatives ? L’unilatéralisme énergétique promu, contre vents et marées, n’entraîne-t-il pas une dépendance extrême à l’égard du nucléaire ? Dans un cadre démocratique, avons-nous encore le choix de sortir du nucléaire ?
Nombre d’experts ont pourtant démontré qu’il était possible de sortir du nucléaire sans pour autant accroître nos émissions de gaz à effet de serre ou revenir à la bougie. L’articulation d’une maîtrise de l’énergie, d’une efficacité énergétique et d’un développement des énergies renouvelables est à même d’offrir des solutions crédibles.
Parce que la campagne présidentielle qui se profile dans les mois qui viennent doit être une opportunité à saisir pour enfin aborder les questions énergétiques en général et celles posées par le nucléaire en particulier, nous souhaitons organiser, le temps d’une journée, un vrai débat passionnant mais dépassionné associant acteurs associatifs, experts et responsables politiques de tous horizons autour des enjeux énergétiques auxquels sera soumis notre pays à l’avenir.
Consulter le programme de la journée : https://www.agirpourlenvironnement.org/colloque-nucleaire/presentation_colloque_nucleaire.pdf [PDF : 0.4 Mo ]
Photos ci-dessous de © Martin Leers