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Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande un reclassement au niveau 7 de l’échelle INES des multiples accidents nucléaires de Fukushima

Communiqué du 9 août 2013



Catastrophes nucléaires à répétition à Fukushima : le Réseau "Sortir du nucléaire" demande un reclassement au niveau maximum de l’échelle internationale des multiples accidents nucléaires (échelle INES)



Le 7 août 2013, un membre de la NRA, la Commission de régulation de l’énergie nucléaire au Japon, affirme qu’une situation d’urgence est en cours à Fukushima, due à des fuites radioactives qui contaminent de manière irréversible les nappes phréatiques, l’océan Pacifique, ainsi que tout l’environnement autour de la centrale. Tous les jours, ce sont 300 tonnes d’eau contaminée qui se déversent dans le milieu maritime laissant les autorités impuissantes face à l’ampleur de la catastrophe. Une situation qui n’est pas nouvelle pour notre association, mais qui vient seulement d’être admise officiellement après plus de deux ans de mensonge. Hier, jeudi 8 août, l’Acro (association de contrôle de la radioactivité dans l’ouest) a fait le point sur la situation et a publié des données essentielles. Le Réseau "Sortir du nucléaire" relaie ces révélations majeures et apporte un décryptage de la situation.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande un reclassement des quatre catastrophes (lire ci-dessous) et du rejet d’eau contaminée à Fukushima d’avril au niveau 7 de l’échelle INES

En mars 2011, une terrible catastrophe nucléaire commençait à Fukushima. Quatre réacteurs éventrés ont déversé de la radioactivité dans l’environnement. Quelques mois plus tard, un seul classement au niveau 7 - qui est le niveau maximum de l’échelle internationale des accidents nucléaires - avait été décrété, alors qu’une quadruple catastrophe était en cours. En avril 2011, l’eau contaminée du réacteur n°2 se déversait dans la mer via une galerie souterraine qui débordait : la plus forte pollution radioactive en mer de l’histoire. TEPCO a estimé à 520 m3 d’eau très radioactive le rejet d’avril 2011, soit 4 700 térabecquerels ou 20 000 fois l’autorisation de rejet annuel. Selon l’Acro, ce seul rejet doit être classé au niveau 5 ou 6 de l’échelle internationale INES. Au vu de l’ampleur de la situation et des rejets, le Réseau "Sortir du nucléaire" va plus loin et demande un reclassement de chacune des quatre catastrophes de mars 2011 et du rejet d’eau contaminée à Fukushima d’avril 2011 au niveau 7 de l’échelle INES.

Malgré les affirmations mensongères de TEPCO, la catastrophe de Fukushima ne fait qu’empirer

Presque deux et demi plus tard, l’océan est fortement contaminé sur des centaines de kilomètres et extrêmement contaminé à proximité de la centrale. Depuis le début, TEPCO nie que les fuites radioactives continuent en mer avec la complicité des autorités japonaises.

Après le mensonge d’État, des révélations au compte-gouttes

En juillet dernier, TEPCO, l’opérateur de la centrale de Fukushima, avait déjà avoué que de l’eau contaminée au strontium, césium et tritium s’écoulait bien dans l’océan Pacifique. Un aveu qui est intervenu au lendemain des élections sénatoriales où le parti de l’actuel premier ministre Shinzo Abe a gagné. Personne n’a cru à un hasard du calendrier, le premier ministre étant un fervent défenseur de l’énergie nucléaire. Si cette information avait été dévoilée avant les élections, la victoire du parti démocrate-libéral aurait pu être mise en péril…

TEPCO a été mis en cause dès le début de la catastrophe de Fukushima, notamment sur sa gestion dans les heures qui ont suivi le tsunami et depuis l’opérateur n’a fait que cacher la vérité à la population japonaise, tentant ainsi de masquer l’ampleur du désastre.

La plus grande contamination en mer de l’Histoire

TEPCO a évalué la contamination de l’océan Pacifique entre 20 et 40 térabecquerels depuis mai 2011. En plus de comporter une fourchette fantaisiste, ce chiffre astronomique et qui dépasse l’entendement est pourtant plusieurs centaines de fois inférieur à la réalité : en effet, nous avons vu précédemment qu’en un seul rejet d’avril 2011 ce sont 4 700 térabecquerels qui ont été rejetés dans l’océan (117 à 235 fois plus).

La catastrophe de Fukushima est donc bien toujours en cours et ne fait qu’empirer : 300 tonnes d’eau contaminée se déversent chaque jour dans l’océan. Pour tenter de contenir ces fuites, TEPCO a construit une barrière pour empêcher les eaux très radioactives de se répandre dans le Pacifique, mais ces barrières ne sont pas suffisantes et l’eau provenant des nappes phréatiques a commencé à les submerger. De plus, TEPCO a entrepris l’injection de produits chimiques dans le sol, afin de le solidifier pour contenir la radioactivité… En réalité, du simple bricolage, qui ne parvient pas a résoudre la situation, sans compter que ce sont de nouveaux produits très dangereux qu’on libère dans la nature.

Une situation ingérable et des conséquences irréversibles sur l’environnement et les êtres vivants

Quelles que soient les solutions envisagées par les autorités japonaises, la situation est ingérable, car le propre d’une catastrophe nucléaire est de durer dans le temps. Il est illusoire de penser que la radioactivité à Fukushima peut être contenue. Lorsqu’une catastrophe nucléaire arrive, elle ne fait que commencer.

Mais le gouvernement japonais refuse toujours une coopération internationale pour gérer cette crise, sans aucun doute de peur que la lumière soit faite sur la situation réelle.

Car la situation est alarmante : de nombreuses expertises ont été menées sur le milieu marin, et les résultats sont extrêmement inquiétants. Même à plus de 2000 km des côtes japonaises, les sédiments, les poissons, le plancton sont contaminés par la radioactivité avec un fort impact sur la chaîne alimentaire

En solidarité avec le peuple japonais et pour que ces multiples catastrophes de Fukushima ne tombent pas dans l’oubli, le Réseau "Sortir du nucléaire" poursuivra coûte que coûte son travail de veille et d’information. Il maintiendra également la pression sur les autorités françaises et internationales pour que toute la lumière soit faite sur la réalité à Fukushima et pour que soit mis fin au niveau mondial à cette aventure criminelle qu’est le nucléaire.

Contacts presse :

Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06
Laura Hameaux - 06 85 23 05 11

Chargée de communication - 06 64 66 01 23

Le 7 août 2013, un membre de la NRA, la Commission de régulation de l’énergie nucléaire au Japon, affirme qu’une situation d’urgence est en cours à Fukushima, due à des fuites radioactives qui contaminent de manière irréversible les nappes phréatiques, l’océan Pacifique, ainsi que tout l’environnement autour de la centrale. Tous les jours, ce sont 300 tonnes d’eau contaminée qui se déversent dans le milieu maritime laissant les autorités impuissantes face à l’ampleur de la catastrophe. Une situation qui n’est pas nouvelle pour notre association, mais qui vient seulement d’être admise officiellement après plus de deux ans de mensonge. Hier, jeudi 8 août, l’Acro (association de contrôle de la radioactivité dans l’ouest) a fait le point sur la situation et a publié des données essentielles. Le Réseau "Sortir du nucléaire" relaie ces révélations majeures et apporte un décryptage de la situation.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande un reclassement des quatre catastrophes (lire ci-dessous) et du rejet d’eau contaminée à Fukushima d’avril au niveau 7 de l’échelle INES

En mars 2011, une terrible catastrophe nucléaire commençait à Fukushima. Quatre réacteurs éventrés ont déversé de la radioactivité dans l’environnement. Quelques mois plus tard, un seul classement au niveau 7 - qui est le niveau maximum de l’échelle internationale des accidents nucléaires - avait été décrété, alors qu’une quadruple catastrophe était en cours. En avril 2011, l’eau contaminée du réacteur n°2 se déversait dans la mer via une galerie souterraine qui débordait : la plus forte pollution radioactive en mer de l’histoire. TEPCO a estimé à 520 m3 d’eau très radioactive le rejet d’avril 2011, soit 4 700 térabecquerels ou 20 000 fois l’autorisation de rejet annuel. Selon l’Acro, ce seul rejet doit être classé au niveau 5 ou 6 de l’échelle internationale INES. Au vu de l’ampleur de la situation et des rejets, le Réseau "Sortir du nucléaire" va plus loin et demande un reclassement de chacune des quatre catastrophes de mars 2011 et du rejet d’eau contaminée à Fukushima d’avril 2011 au niveau 7 de l’échelle INES.

Malgré les affirmations mensongères de TEPCO, la catastrophe de Fukushima ne fait qu’empirer

Presque deux et demi plus tard, l’océan est fortement contaminé sur des centaines de kilomètres et extrêmement contaminé à proximité de la centrale. Depuis le début, TEPCO nie que les fuites radioactives continuent en mer avec la complicité des autorités japonaises.

Après le mensonge d’État, des révélations au compte-gouttes

En juillet dernier, TEPCO, l’opérateur de la centrale de Fukushima, avait déjà avoué que de l’eau contaminée au strontium, césium et tritium s’écoulait bien dans l’océan Pacifique. Un aveu qui est intervenu au lendemain des élections sénatoriales où le parti de l’actuel premier ministre Shinzo Abe a gagné. Personne n’a cru à un hasard du calendrier, le premier ministre étant un fervent défenseur de l’énergie nucléaire. Si cette information avait été dévoilée avant les élections, la victoire du parti démocrate-libéral aurait pu être mise en péril…

TEPCO a été mis en cause dès le début de la catastrophe de Fukushima, notamment sur sa gestion dans les heures qui ont suivi le tsunami et depuis l’opérateur n’a fait que cacher la vérité à la population japonaise, tentant ainsi de masquer l’ampleur du désastre.

La plus grande contamination en mer de l’Histoire

TEPCO a évalué la contamination de l’océan Pacifique entre 20 et 40 térabecquerels depuis mai 2011. En plus de comporter une fourchette fantaisiste, ce chiffre astronomique et qui dépasse l’entendement est pourtant plusieurs centaines de fois inférieur à la réalité : en effet, nous avons vu précédemment qu’en un seul rejet d’avril 2011 ce sont 4 700 térabecquerels qui ont été rejetés dans l’océan (117 à 235 fois plus).

La catastrophe de Fukushima est donc bien toujours en cours et ne fait qu’empirer : 300 tonnes d’eau contaminée se déversent chaque jour dans l’océan. Pour tenter de contenir ces fuites, TEPCO a construit une barrière pour empêcher les eaux très radioactives de se répandre dans le Pacifique, mais ces barrières ne sont pas suffisantes et l’eau provenant des nappes phréatiques a commencé à les submerger. De plus, TEPCO a entrepris l’injection de produits chimiques dans le sol, afin de le solidifier pour contenir la radioactivité… En réalité, du simple bricolage, qui ne parvient pas a résoudre la situation, sans compter que ce sont de nouveaux produits très dangereux qu’on libère dans la nature.

Une situation ingérable et des conséquences irréversibles sur l’environnement et les êtres vivants

Quelles que soient les solutions envisagées par les autorités japonaises, la situation est ingérable, car le propre d’une catastrophe nucléaire est de durer dans le temps. Il est illusoire de penser que la radioactivité à Fukushima peut être contenue. Lorsqu’une catastrophe nucléaire arrive, elle ne fait que commencer.

Mais le gouvernement japonais refuse toujours une coopération internationale pour gérer cette crise, sans aucun doute de peur que la lumière soit faite sur la situation réelle.

Car la situation est alarmante : de nombreuses expertises ont été menées sur le milieu marin, et les résultats sont extrêmement inquiétants. Même à plus de 2000 km des côtes japonaises, les sédiments, les poissons, le plancton sont contaminés par la radioactivité avec un fort impact sur la chaîne alimentaire

En solidarité avec le peuple japonais et pour que ces multiples catastrophes de Fukushima ne tombent pas dans l’oubli, le Réseau "Sortir du nucléaire" poursuivra coûte que coûte son travail de veille et d’information. Il maintiendra également la pression sur les autorités françaises et internationales pour que toute la lumière soit faite sur la réalité à Fukushima et pour que soit mis fin au niveau mondial à cette aventure criminelle qu’est le nucléaire.

Contacts presse :

Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06
Laura Hameaux - 06 85 23 05 11

Chargée de communication - 06 64 66 01 23





Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23


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