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Blocage d’un camion d’uranium près de Narbonne : le Réseau "Sortir du nucléaire" soutient les militants et dénonce les risques des transports radioactifs et de l’usine nucléaire de Malvési

Communiqué du 12 septembre 2013



Des militants du collectif Stop Uranium bloquent actuellement de manière pacifique un chargement de tétrafluorure d’uranium en provenance de l’usine Comurhex Malvési, près de Narbonne. Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime son soutien aux militants et dénonce les risques liés à cette installation et au transport de matières radioactives.



Comurhex Malvési, une poubelle à ciel ouvert

Par cette action, qui fait suite à un blocage en juin dernier, le collectif veut faire enfin reconnaître les risques quotidiens que cette usine, située aux portes de Narbonne, fait subir aux riverains et aux habitants de la région.

Première étape de la chaîne du combustible nucléaire, ce site rejette de nombreux produits chimiques et radioactifs dans l’environnement.* Les procédés de traitement produisent des boues chargées en uranium, qui sont décantées et évaporées dans des bassins à ciel ouvert, en plein vent, dans lesquels on a d’ailleurs retrouvé des traces de plutonium** L’uranium est ensuite transformé en tétrafluorure d’uranium, une substance qui, au contact de l’humidité de l’air, peut générer une solution toxique et très corrosive.

Les riverains ne sont pas protégés contre ces substances dangereuses et ces pollutions chroniques. En 2004, la rupture d’une digue a répandu des boues radioactives dans les environs et dans un cours d’eau. Si un tel accident se répète, quelles seront les conséquences pour les vignobles et maraîchages alentour ? Pour les enfants du collège éloigné d’à peine un kilomètre ? Malgré les risques, l’usine ne dispose d’aucun plan d’intervention en cas d’accident. De plus, elle cache les dangers aux habitants de la région en ne publiant pas l’inventaire des matières radioactives et toxiques présentes sur le site.

Un ballet quotidien de transports dangereux

Le camion bloqué par les militants fait partie des 3 à 5 véhicules chargés de tétrafluorure d’uranium qui, selon les informations des militants, partent chaque jour de Malvési pour rejoindre le site nucléaire du Tricastin. 60 tonnes de cette substance dangereuse empruntent tous les jours l’A9 et l’A7, passent à proximité de Montpellier, stationnent sur des aires d’autoroute et croisent des milliers d’usagers. Ces convois émettent une quantité considérable de rayonnement gammas ***.

Les conducteurs sont-ils clairement informés des risques pour leur santé ? Les communes traversées sont-elles informées du danger des convois ? En cas d’accident, pompiers et préfectures disposent-ils de plans d’intervention ?

Toutes ces questions demeurent sans réponse, malgré des demandes répétées aux autorités. Il est urgent qu’une enquête indépendante soit menée sur les risques liés à l’usine Comurhex de Malvési et aux convois qui en partent chaque jour. Cette usine qui pollue et met les populations en danger doit être fermée au plus vite !

Nucléaire : de la mine aux déchets, nous sommes tous concernés !

* : uranium, nitrates, fluorures, oxydes d’azotes, ammoniac… https://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/comurhex/rapportcomurhex_criirad_1.pdf
** https://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/comurhex/rapportcomurhex_criirad_3.pdf
*** Consulter la vidéo réalisée par la Criirad : https://www.youtube.com/watch?v=0eBICCIbsWA

Contact :
 Laura Hameaux - 06 85 23 05 11
 Daniel Roussée - 06 61 97 83 28

Comurhex Malvési, une poubelle à ciel ouvert

Par cette action, qui fait suite à un blocage en juin dernier, le collectif veut faire enfin reconnaître les risques quotidiens que cette usine, située aux portes de Narbonne, fait subir aux riverains et aux habitants de la région.

Première étape de la chaîne du combustible nucléaire, ce site rejette de nombreux produits chimiques et radioactifs dans l’environnement.* Les procédés de traitement produisent des boues chargées en uranium, qui sont décantées et évaporées dans des bassins à ciel ouvert, en plein vent, dans lesquels on a d’ailleurs retrouvé des traces de plutonium** L’uranium est ensuite transformé en tétrafluorure d’uranium, une substance qui, au contact de l’humidité de l’air, peut générer une solution toxique et très corrosive.

Les riverains ne sont pas protégés contre ces substances dangereuses et ces pollutions chroniques. En 2004, la rupture d’une digue a répandu des boues radioactives dans les environs et dans un cours d’eau. Si un tel accident se répète, quelles seront les conséquences pour les vignobles et maraîchages alentour ? Pour les enfants du collège éloigné d’à peine un kilomètre ? Malgré les risques, l’usine ne dispose d’aucun plan d’intervention en cas d’accident. De plus, elle cache les dangers aux habitants de la région en ne publiant pas l’inventaire des matières radioactives et toxiques présentes sur le site.

Un ballet quotidien de transports dangereux

Le camion bloqué par les militants fait partie des 3 à 5 véhicules chargés de tétrafluorure d’uranium qui, selon les informations des militants, partent chaque jour de Malvési pour rejoindre le site nucléaire du Tricastin. 60 tonnes de cette substance dangereuse empruntent tous les jours l’A9 et l’A7, passent à proximité de Montpellier, stationnent sur des aires d’autoroute et croisent des milliers d’usagers. Ces convois émettent une quantité considérable de rayonnement gammas ***.

Les conducteurs sont-ils clairement informés des risques pour leur santé ? Les communes traversées sont-elles informées du danger des convois ? En cas d’accident, pompiers et préfectures disposent-ils de plans d’intervention ?

Toutes ces questions demeurent sans réponse, malgré des demandes répétées aux autorités. Il est urgent qu’une enquête indépendante soit menée sur les risques liés à l’usine Comurhex de Malvési et aux convois qui en partent chaque jour. Cette usine qui pollue et met les populations en danger doit être fermée au plus vite !

Nucléaire : de la mine aux déchets, nous sommes tous concernés !

* : uranium, nitrates, fluorures, oxydes d’azotes, ammoniac… https://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/comurhex/rapportcomurhex_criirad_1.pdf
** https://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/comurhex/rapportcomurhex_criirad_3.pdf
*** Consulter la vidéo réalisée par la Criirad : https://www.youtube.com/watch?v=0eBICCIbsWA

Contact :
 Laura Hameaux - 06 85 23 05 11
 Daniel Roussée - 06 61 97 83 28





Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23


Pétition : ne validez pas la
cuve défectueuse de l’EPR !





Thèmes
Luttes et actions Uranium et mines Transports radioactifs Comurhex Malvési